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Madame Bovary, le roman des lettres
Poyet Thierry
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296042148
Madame Bovary constitue l'une des oeuvres les plus marquantes de la littérature française, elle a bouleversé le genre romanesque au dix-neuvième siècle. Comment la lire cent cinquante ans après sa publication si ce n'est en donnant la parole à son auteur, Flaubert, qui nous a laissé un corpus de lettres sans équivalent ? Il nous y révèle à la fois comment l'inspiration vient à l'écrivain, quel travail l'écriture représente pour lui, les conséquences d'une publication et surtout tout un ensemble de remarques théoriques et de concepts sur l'art d'écrire indépassés, et peut-être indépassables... Recenser toutes les lettres de Flaubert qui évoquent Madame Bovary, du moins tous les extraits qui s'y rapportent, c'est proposer au lecteur d'aujourd'hui un regard particulièrement lucide qui témoigne à la fois d'une expérience singulière et des pratiques d'écriture qui transcendent l'oeuvre en question. La rencontre de Flaubert épistolier dans les années de rédaction de Madame Bovary (1851/1857) constitue une aventure largement comparable à la lecture du roman. En permettant d'accéder aux arcanes de l'écriture, elle transforme les lecteurs en autant de spécialistes de la création littéraire.Maître de conférences en littérature française, Thierry POYET est membre du Centre de Recherches sur les Littératures Modernes et Contemporaines (CRLMC), équipe Révolutions et Romantisme de l'Université Blaise-Pascal, à Clermont-Ferrand. Il a publié de nombreux articles et ouvrages consacrés à Flaubert, et à sa correspondance notamment. Il enseigne à l'IUFM d'Auvergne.
Saint-Etienne, 26 mai 1944. Plus de mille bombes s'écrasent sur la ville, les morts se comptent par centaines. Parmi eux, deux frères de huit et quinze ans. Comment surmonter l'horreur ? Brigitte, leur jeune soeur, va grandir dans le souvenir, le chagrin et l'espoir. Sortir de l'enfance, découvrir le monde, connaître ses premières amours : la fin des années 40, les années 50 se donnent à elle comme une seconde chance. Mais y a-t-elle droit ? Et que lui faut-il faire de sa vie dans cette ville ouvrière où les portes semblent toutes fermées à qui n'est pas né du bon côté ? Un mariage, un enfant... mais le bonheur ne niche pas toujours où on va le chercher et il faudrait déjà recommencer sa vie...
Résumé : Violente satire de la bêtise bourgeoise ou hymne à une intelligence laissée en jachère par une humanité qui manquerait du courage et de l'obstination manifestés par Bouvard et Pécuchet ? Roman d'un vieil écrivain aigri par ses échecs éditoriaux et théâtraux, la mort de ses amis les plus proches et sa propre ruine financière ou pamphlet porté tout au long d'une vie et qui vient enfin à maturité pour être jeté à la face d'un public incapable même de le lire ? Avec Bouvard et Pécuchet, son "testament" comme il l'annonce, Flaubert rend en guise de dernière copie un texte complexe et protéiforme qui répond à une triple ambition, à la fois projet de vie, projet philosophie et projet littéraire. L'écriture se suit alors comme une aventure qui interroge la nature du genre romanesque en discutant la nécessité même des personnages, en revenant sur les principes esthétiques de structure pyramidale chers à l'auteur et en occupant in fine une place toute singulière dans la production flaubertienne, forte de ses si nombreuses spécificités au nombre desquelles l'inachèvement n'est que la plus visible. En proposant une conception souvent contradictoire du Savoir, l'écrivain-intellectuel mêle à sa critique de la Bêtise une remise en cause violente de la société où l'humour, le grotesque et l'ironie apparaissent comme les armes les plus redoutables. Fort d'une posture de misanthrope assumée, Flaubert s'empare du Savoir comme d'un masque fait pour un écrivain définitivement supérieur. Par son dernier roman, c'est bien l'avenir de la littérature que Haubert interroge : le discrédit jeté sur la parole humaine autorise-t-il encore une parole littéraire et la dénonciation des réalismes prétendus au profit des thèses de "l'art pour l'art" n'est-elle pas autre chose qu'un plaidoyer nihiliste ? Où situer une telle oeuvre dans toute la littérature et de fait comment envisager encore des héritiers à une forme romanesque si novatrice quand elle ne peut que condamner au silence les futurs Beckett, Cioran et autres Ionesco...
A la mode au XIXe siècle, devenu argument publicitaire au siècle suivant, l'anticonformisme apparaît à Maupassant comme le gage de la modernité et de sa réussite littéraire. Il est synonyme d'individualisation dans la création artistique et de singularité de l'oeuvre en un temps où l'autonomisation de la littérature a réduit à néant les prétentions didactiques du texte et le rôle de maître à penser de l'écrivain. Avec ses contes et ses nouvelles, avec ses chroniques aussi, Maupassant se fait le chantre d'une écriture de la polémique. Corrosif et dérangeant, il s'attaque à tous les sujets qui posent problème dans une société aux fortes règles morales. Des questions de la sexualité et de la femme à celles de la politique et de la littérature, en passant par la remise en cause des grandes valeurs fondatrices telles la famille et la religion, Maupassant bouleverse toutes les opinions reçues. Pessimiste jusqu'au nihilisme, amorale plus qu'immorale, son oeuvre dénonce sans rien proposer. Pourtant, le succès de Maupassant aujourd'hui s'explique bien par une telle posture où scénographie auctoriale et conceptions esthétiques s'accordent avec des choix d'écriture pour faire émerger une oeuvre intemporelle et universelle: une littérature de la provocation.
1830, Normandie. Un enfant comme un autre : il n'aime pas l'école et y commet quelques bêtises. On le sermonne, on le renvoie, il se réfugie dans l'imaginaire et s'invente des rôles... Et puis les années passent. Alors il découvre l'amitié et l'amour mais il doit d'abord patienter : la liberté n'est autorisée qu'aux adultes ! Pourtant, cet adolescent un peu rebelle ne ressemble à aucun autre. Comme un ours, il vit replié sur lui-même. Et il va rêvant des terres les plus lointaines... Sur des cahiers intimes, il écrit ses premiers récits pour échapper à sa famille, un père chirurgien, un frère à qui il ne veut rien devoir... Comment devenir adulte sans se trahir ? Et puis ne risquerait-il pas de passer pour un vrai monstre si sa différence ne faisait de lui un garçon exceptionnel ? Peut-être le bonheur, la célébrité et la réussite sont-ils au bout de son chemin... Avec ce récit de la jeunesse de Flaubert, Thierry Poyet propose de redécouvrir les conditions de la naissance d'un grand écrivain. En s'affranchissant des approches universitaires, l'auteur éclaire la seule vraie condition de l'être-artiste : un sentiment d'humanité à fleur de peau. Sans autre prétention que le souci de rendre accessible une page d'histoire littéraire, il nous offre une image "grand public" de Gustave Flaubert.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.