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Flaubert, une jeunesse d'ours
Poyet Thierry
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782296552623
1830, Normandie. Un enfant comme un autre : il n'aime pas l'école et y commet quelques bêtises. On le sermonne, on le renvoie, il se réfugie dans l'imaginaire et s'invente des rôles... Et puis les années passent. Alors il découvre l'amitié et l'amour mais il doit d'abord patienter : la liberté n'est autorisée qu'aux adultes ! Pourtant, cet adolescent un peu rebelle ne ressemble à aucun autre. Comme un ours, il vit replié sur lui-même. Et il va rêvant des terres les plus lointaines... Sur des cahiers intimes, il écrit ses premiers récits pour échapper à sa famille, un père chirurgien, un frère à qui il ne veut rien devoir... Comment devenir adulte sans se trahir ? Et puis ne risquerait-il pas de passer pour un vrai monstre si sa différence ne faisait de lui un garçon exceptionnel ? Peut-être le bonheur, la célébrité et la réussite sont-ils au bout de son chemin... Avec ce récit de la jeunesse de Flaubert, Thierry Poyet propose de redécouvrir les conditions de la naissance d'un grand écrivain. En s'affranchissant des approches universitaires, l'auteur éclaire la seule vraie condition de l'être-artiste : un sentiment d'humanité à fleur de peau. Sans autre prétention que le souci de rendre accessible une page d'histoire littéraire, il nous offre une image "grand public" de Gustave Flaubert.
Devenu le genre privilégié des lecteurs, le roman offre à l'étude ses personnages appréhendés comme porteurs de " visions de l'homme et du monde ". Proposé pour la première fois à l'occasion de la session 2008 de l'épreuve anticipée de français au baccalauréat, le nouvel objet d'étude de la classe de Première invite à relire les grandes oeuvres du patrimoine selon une approche plus idéologique. Il représente une ambition complémentaire à l'étude du récit telle qu'elle est menée en classe de Seconde tout en préparant au cours de philosophie de Terminale. Cet ouvrage invite à mieux le prendre en compte. Par l'analyse de différentes oeuvres, les unes classiques, telles celles de Diderot, de Flaubert ou de Hugo, les autres contemporaines, telles celles de Philippe Besson ou Annie Ernaux, Thierry Poyet nous offre une réflexion pratique pour aider chacun, professeurs de lettres, élèves de lycée et étudiants, à mieux comprendre les objectifs qu'il convient de se fixer avant d'entamer aujourd'hui une lecture pertinente et instructive d'un roman.
Saint-Etienne, 26 mai 1944. Plus de mille bombes s'écrasent sur la ville, les morts se comptent par centaines. Parmi eux, deux frères de huit et quinze ans. Comment surmonter l'horreur ? Brigitte, leur jeune soeur, va grandir dans le souvenir, le chagrin et l'espoir. Sortir de l'enfance, découvrir le monde, connaître ses premières amours : la fin des années 40, les années 50 se donnent à elle comme une seconde chance. Mais y a-t-elle droit ? Et que lui faut-il faire de sa vie dans cette ville ouvrière où les portes semblent toutes fermées à qui n'est pas né du bon côté ? Un mariage, un enfant... mais le bonheur ne niche pas toujours où on va le chercher et il faudrait déjà recommencer sa vie...
Auteur de quelques-uns des plus grands romans du XIXe siècle, inventeur de la modernité en littérature, admiré par Zola, Proust, Gide, Sarraute et tous les écrivains actuels, Flaubert n'en finit plus d'attirer les regards. Alors qu'on croit tout connaître de sa vie, de ses oeuvres et de leurs conditions d'écriture, se révèlent au contraire un individu complexe, un écrivain aux facettes multiples et un homme de lettres adulé, décoré et invité dans les plus beaux salons. La présente biographie ne recèle aucune découverte surprenante, sinon celle d'une parole libre proférée par l'écrivain non seulement dans ses livres, publiés ou pas, ses documents de travail mais aussi dans une correspondance que son gigantisme (des milliers de lettres) empêche souvent de lire in extenso. Il s'agit donc de donner à entendre sa voix, magistrale, à lire sa pensée, souvent révoltée, sa conception du monde, toujours singulière, et de se placer au plus près de l'homme et de l'écrivain, dans leur réalité. Une réalité sans fard et sans masque pour mieux renouer avec le Flaubert que ses amis ont connu, un être entier qui n'a jamais renoncé à ses idéaux. Nous avons voulu une biographie entre réalisme et romantisme, à l'intersection même des deux cultures qui ont construit l'homme et fondé l'oeuvre. Une seule ambition, donc : rendre la parole à Flaubert pour le restituer en "force qui va".
Résumé : Violente satire de la bêtise bourgeoise ou hymne à une intelligence laissée en jachère par une humanité qui manquerait du courage et de l'obstination manifestés par Bouvard et Pécuchet ? Roman d'un vieil écrivain aigri par ses échecs éditoriaux et théâtraux, la mort de ses amis les plus proches et sa propre ruine financière ou pamphlet porté tout au long d'une vie et qui vient enfin à maturité pour être jeté à la face d'un public incapable même de le lire ? Avec Bouvard et Pécuchet, son "testament" comme il l'annonce, Flaubert rend en guise de dernière copie un texte complexe et protéiforme qui répond à une triple ambition, à la fois projet de vie, projet philosophie et projet littéraire. L'écriture se suit alors comme une aventure qui interroge la nature du genre romanesque en discutant la nécessité même des personnages, en revenant sur les principes esthétiques de structure pyramidale chers à l'auteur et en occupant in fine une place toute singulière dans la production flaubertienne, forte de ses si nombreuses spécificités au nombre desquelles l'inachèvement n'est que la plus visible. En proposant une conception souvent contradictoire du Savoir, l'écrivain-intellectuel mêle à sa critique de la Bêtise une remise en cause violente de la société où l'humour, le grotesque et l'ironie apparaissent comme les armes les plus redoutables. Fort d'une posture de misanthrope assumée, Flaubert s'empare du Savoir comme d'un masque fait pour un écrivain définitivement supérieur. Par son dernier roman, c'est bien l'avenir de la littérature que Haubert interroge : le discrédit jeté sur la parole humaine autorise-t-il encore une parole littéraire et la dénonciation des réalismes prétendus au profit des thèses de "l'art pour l'art" n'est-elle pas autre chose qu'un plaidoyer nihiliste ? Où situer une telle oeuvre dans toute la littérature et de fait comment envisager encore des héritiers à une forme romanesque si novatrice quand elle ne peut que condamner au silence les futurs Beckett, Cioran et autres Ionesco...
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.