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Du mode d'existence de Notre-Dame. Philosophie de l'art, religion et restauration
Pouivet Roger
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204149969
Alors qu'avance le grand chantier national qu'est la reconstruction de Notre-Dame, la question de son identité, tragiquement posée par son effondrement sous les flammes, se fait jour. Doit-elle demeurer ce qu'elle fut, mais à quelle époque ? Devenir autre pour être d'aujourd'hui et se préparer à demain, mais comment ? Faut-il craindre au contraire la disparition ou l'atténuation de son identité, mais laquelle ? C'est à ces interrogations, publiquement débattues, que répond ici Roger Pouivet en philosophe du fait religieux et en penseur de l'incarnation. Qu'est Notre-Dame de Paris ? Un vestige médiéval ? Un trésor patrimonial ? Un monument national ? Un site touristique ? Ou la flamme immatérielle qui anime ce lieu consacré en ferait-elle le symbole du divin matérialisé ? Et ce, selon sa vocation première qui aura été de jeter un pont entre Dieu et l'humanité ? Autrement dit, plus qu'une restauration physique, une restauration spirituelle de Notre-Dame est-elle possible ? Mais quel message religieux légueront alors ceux qui auront participé à cette reconstruction ? Un éclairage critique indispensable sur un enjeu majeur de l'actualité.
Biographie de l'auteur Roger Pouivet est professeur à l'université de Lorraine et directeur du Laboratoire d'histoire des sciences et de philosophie, Archives Henri-Poincaré (CNRS).
Toute civilisation perçoit le monde à sa manière, et en exalte des aspects spécifiques si bien qu'objets, corps et comportements sont assujettis à des normes esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses. Il en résulte aujourd'hui une "esthétisation" de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions. Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues. L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations. A travers plus de 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels. Enfin une trentaine d'essais ouvrent de véritables perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - et proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques. Cette nouvelle édition, enrichie d'une quinzaine d'entrées et essais, confirme la vocation de référence de cet ouvrage.
Le livre de Roger Pouivet traite de la nature des oeuvres d'art, de leurs propriétés, de la manière dont nous les identifions ou les ré-identifions, des qualités esthétiques que nous leur attribuons. Son livre relève de l'interrogation métaphysique sur la nature des choses, sur la nature de ce qui pour nous constitue le monde. Certaines oeuvres d'art sont des objets physiques investis de qualités artistiques ou esthétiques, par exemple les peintures, les monuments, les sculptures. D'autres sont des idées ou des concepts produisant des expériences esthétiques (par exemple ce qu'Yves Klein appelait un immatériel). D'autres encore sont des expériences que nous faisons au moment où s'actualise un modèle ou un type : par exemple quand nous lisons un livre ou écoutons une pièce de musique. Une réflexion sur la nature des oeuvres d'art est d'autant plus indispensable que beaucoup d'oeuvres modernes et contemporaines sont des objets surprenants (par exemple des objets ordinaires, détournés, récupérés), d'autres des créations conceptuelles, d'autres enfin des événements réalisés au moment d'une performance. Sur tous ces points, le philosophe métaphysicien a des lumières à apporter. Ce qui permet de mieux situer les prétentions des discours sociologiques et de remettre à sa place le relativisme. Le livre de Roger Pouivet est une introduction : il traite, avec une rare compétence, de questions complexes de la manière la plus simple et la plus abordable possible.
Résumé : Pour bien des philosophes modernes, de Descartes à Husserl, l'esprit a un accès direct à ses propres contenus ou à ses propres actes. La critique de cette fausse évidence par Wittgenstein permet de se débarrasser de présupposés qui font obstacle à la compréhension de la philosophie de l'esprit de Saint Thomas d'Aquin. Pour Wittgenstein, comme pour Thomas, l'intentionnalité et la volonté ne sont pas des états mentaux donnant à nos pensées et à nos actions le sens qu'elles ont. Ce sont des capacités de comprendre ; ce sont des dispositions à se comporter de telle ou telle façon. Après la thérapie philosophique de Wittgenstein, certaines des thèses traditionnelles de l'aristotélisme apparaissent bien plus crédibles et fécondes que celles des philosophies présupposant l'accès direct de l'esprit à lui-même. Des philosophes contemporains - E. Anscombe, P. Geach ou A Kenny - ont suggéré cette lecture à rebours de l'histoire de la philosophie. Ce livre l'entreprend délibérément.