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Après Wittgenstein, saint Thomas
Pouivet Roger
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130486893
Pour bien des philosophes modernes, de Descartes à Husserl, l'esprit a un accès direct à ses propres contenus ou à ses propres actes. La critique de cette fausse évidence par Wittgenstein permet de se débarrasser de présupposés qui font obstacle à la compréhension de la philosophie de l'esprit de Saint Thomas d'Aquin. Pour Wittgenstein, comme pour Thomas, l'intentionnalité et la volonté ne sont pas des états mentaux donnant à nos pensées et à nos actions le sens qu'elles ont. Ce sont des capacités de comprendre ; ce sont des dispositions à se comporter de telle ou telle façon. Après la thérapie philosophique de Wittgenstein, certaines des thèses traditionnelles de l'aristotélisme apparaissent bien plus crédibles et fécondes que celles des philosophies présupposant l'accès direct de l'esprit à lui-même. Des philosophes contemporains - E. Anscombe, P. Geach ou A Kenny - ont suggéré cette lecture à rebours de l'histoire de la philosophie. Ce livre l'entreprend délibérément.
Résumé : Alors qu'avance le grand chantier national qu'est la reconstruction de Notre-Dame, la question de son identité, tragiquement posée par son effondrement sous les flammes, se fait jour. Doit-elle demeurer ce qu'elle fut, mais à quelle époque ? Devenir autre pour être d'aujourd'hui et se préparer à demain, mais comment ? Faut-il craindre au contraire la disparition ou l'atténuation de son identité, mais laquelle ? C'est à ces interrogations, publiquement débattues, que répond ici Roger Pouivet en philosophe du fait religieux et en penseur de l'incarnation. Qu'est Notre-Dame de Paris ? Un vestige médiéval ? Un trésor patrimonial ? Un monument national ? Un site touristique ? Ou la flamme immatérielle qui anime ce lieu consacré en ferait-elle le symbole du divin matérialisé ? Et ce, selon sa vocation première qui aura été de jeter un pont entre Dieu et l'humanité ? Autrement dit, plus qu'une restauration physique, une restauration spirituelle de Notre-Dame est-elle possible ? Mais quel message religieux légueront alors ceux qui auront participé à cette reconstruction ? Un éclairage critique indispensable sur un enjeu majeur de l'actualité.
Il est devenu inhabituel dans la philosophie moderne et contemporaine plus encore de faire appel à Dieu, à la nature humaine créée, à l'âme, à la finalité de toutes choses, et à celle de l'homme en particulier. C'est pourtant ce que tente ce livre : une métaphysique de l'art et de la vie esthétique dans une tradition réaliste et religieuse. Parmi les choses qui existent fondamentalement se trouvent les uvres d'art, même si leur existence dépend de nous, être humains. Il y a de l'art parce qu'il y a des êtres tels que nous sommes, des animaux rationnels. Les êtres humains peuvent, en étant intellectuellement et moralement vertueux, réaliser excellemment leur nature, c'est-à-dire leur rationalité. L'art et la vie esthétique sont des produits de cette nature rationnelle. Les uvres d'art sont des substances artefactuelles qui fonctionnent esthétiquement. L'art n'est donc pas réductible aux pratiques artistiques ; la vie esthétique ne se confond pas avec une sorte d'expérience. Art et vie esthétiques sont un aspect de la réalisation par l'homme de la rationalité. Et par son âme rationnelle, l'homme participe, autant qu'il est possible, à l'esprit le plus élevé, celui de Dieu, duquel dépendent toutes choses. L'art et la vie esthétique sont ainsi des formes du désir naturel de Dieu ? c'est la thèse que ce livre entend défendre.
L'expérience esthétique est souvent présentée comme non seulement étrangère mais aussi réfractaire à toute rationalité. Ce livre défend la thèse inverse : l'expérience esthétique est cognitive et suppose une capacité à mettre en oeuvre des relations logiques. Il met donc en question l'idée d'une opposition entre esthétique et logique. Les questions de l'émotion, de la représentation et de l'expression esthétiques sont examinées. Ce livre propose aussi une théorie nominaliste de la fiction et de l'ontologie des oeuvres d'art. Roger Pouivet, philosophe français, est actuellement professeur au département de philosophie de l'Université de Nancy 2 et directeur d'un laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie.
Toute civilisation perçoit le monde à sa manière, et en exalte des aspects spécifiques si bien qu'objets, corps et comportements sont assujettis à des normes esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses. Il en résulte aujourd'hui une "esthétisation" de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions. Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues. L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations. A travers plus de 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels. Enfin une trentaine d'essais ouvrent de véritables perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - et proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques. Cette nouvelle édition, enrichie d'une quinzaine d'entrées et essais, confirme la vocation de référence de cet ouvrage.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.