Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ONTOLOGIE OEUVRE D'ART (L)
POUIVET ROGER
ED. J. CHAMBON
28,60 €
Épuisé
EAN :9782877112154
Le livre de Roger Pouivet traite de la nature des oeuvres d'art, de leurs propriétés, de la manière dont nous les identifions ou les ré-identifions, des qualités esthétiques que nous leur attribuons. Son livre relève de l'interrogation métaphysique sur la nature des choses, sur la nature de ce qui pour nous constitue le monde. Certaines oeuvres d'art sont des objets physiques investis de qualités artistiques ou esthétiques, par exemple les peintures, les monuments, les sculptures. D'autres sont des idées ou des concepts produisant des expériences esthétiques (par exemple ce qu'Yves Klein appelait un immatériel). D'autres encore sont des expériences que nous faisons au moment où s'actualise un modèle ou un type : par exemple quand nous lisons un livre ou écoutons une pièce de musique. Une réflexion sur la nature des oeuvres d'art est d'autant plus indispensable que beaucoup d'oeuvres modernes et contemporaines sont des objets surprenants (par exemple des objets ordinaires, détournés, récupérés), d'autres des créations conceptuelles, d'autres enfin des événements réalisés au moment d'une performance. Sur tous ces points, le philosophe métaphysicien a des lumières à apporter. Ce qui permet de mieux situer les prétentions des discours sociologiques et de remettre à sa place le relativisme. Le livre de Roger Pouivet est une introduction : il traite, avec une rare compétence, de questions complexes de la manière la plus simple et la plus abordable possible.
Résumé : Pour bien des philosophes modernes, de Descartes à Husserl, l'esprit a un accès direct à ses propres contenus ou à ses propres actes. La critique de cette fausse évidence par Wittgenstein permet de se débarrasser de présupposés qui font obstacle à la compréhension de la philosophie de l'esprit de Saint Thomas d'Aquin. Pour Wittgenstein, comme pour Thomas, l'intentionnalité et la volonté ne sont pas des états mentaux donnant à nos pensées et à nos actions le sens qu'elles ont. Ce sont des capacités de comprendre ; ce sont des dispositions à se comporter de telle ou telle façon. Après la thérapie philosophique de Wittgenstein, certaines des thèses traditionnelles de l'aristotélisme apparaissent bien plus crédibles et fécondes que celles des philosophies présupposant l'accès direct de l'esprit à lui-même. Des philosophes contemporains - E. Anscombe, P. Geach ou A Kenny - ont suggéré cette lecture à rebours de l'histoire de la philosophie. Ce livre l'entreprend délibérément.
Pouivet Roger ; Chauvier Stéphane ; Engel Pascal ;
Ce numéro, consacré au thème du témoignage, se découpe en deux volets relevant de deux traditions de pensée fort distinctes. Adoptant une perspective analytique, le premier versant est centré sur la question de la validité épistémique de la connaissance testimoniale. Un témoignage étant un contenu d'information transmis d'un sujet à un autre par quelque médiation, la théorie classique examine sa validité au même titre que celle d'une croyance quelconque, s'interrogeant sur les preuves qui en étayent la fiabilité. Selon la conception réductionniste de Hume, la fiabilité d'un témoignage repose sur la possibilité de régresser le long de la chaîne des transmissions jusqu'à une source d'expérience directe à laquelle elle emprunte sa validité ; selon la conception fiabiliste de Reid, les témoignages sont en général corrects, et fondés sur des mécanismes fiables dont nous sommes pourvus par nature. R. Pouivet analyse le principe de crédulité de Reid - selon lequel nous sommes disposés à croire nos semblables - pour en interroger les fondements, qui se trouveraient dans les vertus intellectuelles des personnes auxquelles nous accordons créance. S'interrogeant sur les conditions de transmissibilité d'un contenu de savoir, S. Chauvier distingue la connaissance testimoniale, parasitée par la foi, de la connaissance par ouï-dire, qui permet davantage d'évaluer la validité épistémique de sa source. G. Origgi éclaire la question par l'épistémologie sociale - qui décrit l'influence des structures sociales de la transmission des savoirs sur leur diffusion intersubjective, et précise les conditions de légitimité de la créance accordée à autrui -, montrant comment une " confiance primitive " précède toute croyance et toute connaissance. Enfin, P. Engel relativise l'opposition entre la conception humienne et les conceptions fiabilistes, en arguant que la confiance accordée aux témoins repose en général sur la confirmation des données dont ils disposent. Si ces analyses entendent le témoignage comme connaissance et privilégient la figure du sujet récepteur, les suivantes partent de la signification néo-testamentaire du témoignage qui, centrée sur la nature de l'objet du témoignage, comprend le témoin à partir de celui-ci et, privilégiant la figure du témoin par rapport à celle du récepteur, ne réduit pas le premier au seul sujet connaissant et n'envisage pas le témoignage comme une connaissance problématique. Il s'agit moins de savoir pourquoi un témoignage est valable, que de savoir de quoi il peut y avoir témoignage et ce qu'implique l'acte de témoigner pour l'existence du témoin. A la demande de la rédaction, J.-L. Chrétien a dégagé quelques propositions fondamentales sur le concept chrétien de témoignage, partant de l'accusation adressée au Christ - selon laquelle il ne fait que se rendre témoignage à lui-même - pour montrer en quoi cette auto-attestation ne souffre d'aucun cercle vicieux, mais implique l'infériorité foncière du témoin vis-à-vis de ce dont il témoigne, la structure trinitaire et générative du témoignage et la possibilité de renaissance spirituelle. Prolongeant ces analyses à partir de Hegel, Nabert, Levinas et Husserl, J.-L. Vieillard-Baron, S. Robilliard, R. Calin et E. Housset interrogent le rapport entre finitude de l'homme et infinité de l'objet testimonial, montrant comment c'est précisément l'ouverture de l'homme à cette infinité qui ouvre à une nouvelle compréhension de son essence. D.P.
La philosophie contemporaine (à partir du XXe siècle) est marquée par la « philosophie analytique » (anglo-saxonne) et la « philosophie continentale » (européenne). Leur distinction recouvre une nette divergence au sujet de ce qu'est la philosophie et de ce qu'on peut attendre d'elle. Après avoir fixé les termes et les enjeux de cette distinction fondamentale, le livre examine comment, dans la philosophie contemporaine, un clivage tout aussi fondamental est apparu au sujet de la relation entre la philosophie et l'histoire de la philosophie. D'autres problèmes centraux dans la philosophie contemporaine sont décrits et discutés: le rôle de la logique, la question du réalisme et de l'antiréalisme, le statut de la connaissance et de la réflexion sur la connaissance, la relation entre l'esprit et le corps. Cet ouvrage entend saisir les enjeux de la philosophie contemporaine et montrer comment s'y orienter, sans se limiter au paysage français, mais au contraire en adoptant une perspective internationale. Introduction - Une remarque biographique pour commencer - Qu'est-ce que la philosophie contemporaine? Métaphilosophie - La philosophie ne va-t-elle pas disparaître et même n'a-t-elle pas déjà disparu? - Remarques sur les bibliographies Philosophie analytique et philosophie continentale - La distinction entre philosophie analytique et philosophie continentale: une question de fait - Deux traditions: réalité ou apparence? - Argumentation et « visions » - Philosophie directe et philosophie oblique - Clarté et profondeur - Du littéral et de la métaphore en philosophie - Philosophie et vérité - L'unité de la philosophie? La philosophie doit-elle être populaire? Que valent les arguments philosophiques? Qu'est-ce que la phénoménologie? 2. Philosophie et histoire de la philosophie - La philosophie contemporaine est-elle instantanée? - Philosophie et histoire de la philosophie: quatre thèses et quatre genres - Archéologie philosophique et histoire structurale de la philosophie - Rien de nouveau sous le soleil? vs L'histoire de la philosophie comme Grand Récit - L'histoire de la philosophie à rebours - Que vaut la doxographie? - Fidélité et pertinence - Le principe de charité en histoire de la philosophie Doit-on se poser la question de savoir si les thèses philosophiques sont vraies ou fausses? Les philosophies du passé sont-elles des philosophies dépassées? 3. Le rôle de la logique en philosophie - Avec ou sans logique? - La consistance - Frege, nouvel Aristote? - La logique dans l'histoire de la philosophie - Logiques - Philosophie de la logique et logique philosophique - Le retour de la preuve ontologique - La logique, pour quelle philosophie? 4. Réalisme et antiréalisme: Réveil métaphysique - Qu'est-ce que l'antiréalisme? - Un argument antiréaliste et même irréaliste - La défense des espèces naturelles et du réalisme Les théories de la vérité. La renaissance de la métaphysique. Qu'est-ce qu'être postmoderne? 5. Épistémologie et éthique des croyances - Le défi sceptique - Comment remettre le sceptique à sa place? - Épistémologie, sociologie et histoire - La justification épistémique - Fiabilisme - Épistémologie des vertus et éthique des croyances Critère de la connaissance et sens commun. Internalisme, externalisme et responsabilité épistémique 6. L'esprit, l'âme et le corps - Vieille question, nouvelles idées? - Prologue cartésien - Anti-dualismes - Survenance - Le retour d'Aristote - La pensée comme forme de vie - Les dispositions et l'âme humaine Philosophie et psychologie. L'argument du langage privé et le mythe de l'intériorité. L'identité personnelle Conclusion - Le XXe siècle est-il, en philosophie, le plus stupide tous? - Retour sur la distinction entre philosophie analytique et philosophie continentale - L'éthique de Biographie de l'auteur Roger POUIVET est professeur des Universités et directeur du Laboratoire d histoire des sciences et de philosophie - Archives Poincaré (Nancy-Université/CNRS).
On peut tuer au nom de Dieu ! Nous l'avons récemment redécouvert, par des actes de terrorisme et de nouvelles guerres de Religion, en France et ailleurs. Dans le monde occidental aujourd'hui, beaucoup pensent que les croyants devraient renoncer à leur revendication de vérité. L'exclusivisme, selon lequel une seule religion est vraie, n'entraînerait-il pas inévitablement l'intolérance religieuse, rendant la cohabitation impossible ? Mais ce pluralisme et ce relativisme, si présents dans l'exigence de laïcité, sont-ils pertinents au regard de ce que sont les croyances religieuses ? Cette question, si vive, de notre vie sociale est abordée par une réflexion sur les croyances religieuses, la vérité, la tolérance et la question de savoir si nous avons tous le même Dieu. Ce livre défend un exclusivisme de la vérité religieuse qui ne mènerait pas à dresser les incroyants contre les croyants et les religions les unes contre les autres.
Nom de code: Pandora. Nature: virus informatique d'un genre nouveau. Signes particuliers: il apprend, il se propage, il TUE... Mark en est convaincu: la fortune est à portée de la main. L'entreprise d'informatique qu'il possède a développé un moteur de recherche surpuissant capable de rivaliser avec Google. Pourtant, le jour de la présentation aux actionnaires, l'application montre d'étranges défaillances. Peu après, ses deux principaux concepteurs meurent dans des conditions mystérieuses. Très vite, Mark comprend que le moteur ne se contente pas d'apprendre, mais qu'il se propage à l'intérieur du réseau mondial à une vitesse terrifiante, semant le chaos sur son passage. D'abord, ce sont les ordinateurs de la station spatiale internationale qui tombent en panne. Puis les systèmes informatiques des plus grandes banques s'affolent. A Tokyo, tous les téléphones portables se mettent à sonner en même temps. A Hambourg, ce sont les feux qui passent tous au vert. Les bugs se multiplient aux quatre coins du globe et font leurs premières victimes. Recherché par la police pour des meurtres qu'il n'a pas commis, Mark se lance alors dans une lutte à mort contre le monstre qui s'est échappé de ses mains: Pandora, le virus ultime, qui ne vise pas les ordinateurs, mais ceux qui les manipulent... A l'heure où le FBI redoute la menace d'une apocalypse cybernétique, Dits System nous fait pénétrer dans l'envers du réseau global. Un thriller palpitant pour tous ceux qui croyaient savoir de quoi les ordinateurs sont vraiment capables Biographie de l'auteur Karl Olsberg est né en 1960. Spécialiste de l'intelligence artificielle, il a créé avec succès deux entreprises d'informatique. Il vit et travaille à Hambourg. Des sa sortie, Das System a rencontré un immense succès en Allemagne. Il va bientôt être porté à l'écran.
Cette biographie ne se propose pas de revisiter le mythe Hannah Arendt mais plus modestement souhaite offrir au lecteur, grâce une chronologie impeccable et de nombreux témoignages, des clés pour aborder cette ?uvre protéiforme. Elle entend faire de la vie de l'écrivain un vecteur vers ses livres. Cette approche nous a paru particulièrement judicieuse s'agissant d'un auteur qui a été publié en France chez plusieurs éditeurs et dans le plus grand désordre. Une démarche méthodique qui replace les ?uvres dans les circonstances qui les ont vu naître nous a paru s'imposer. Surtout pour un écrivain qui à côté d'?uvres de réflexion philosophique ou sociologique a souvent écrit en réaction à des événements politiques, dont parfois elle fut non seulement le témoin mais aussi un des acteurs. Mais c'est aussi une biographie pleine d'émotion. Celle des témoins de sa vie qui tous insistent sur son charme, son franc-parler, son humour et surtout sa fidélité en amitié qu'elle mettait, disent-ils, au-dessus de l'amour. Enfin l'abondance de l'iconographie rend cette lecture aussi plaisante qu'indispensable.
Résumé : Une vague d'attentats s'abat sur l'Europe. Après Paris, l'Allemagne est touchée à son tour. Dans ce climat tendu, toutes les polices et tous les services secrets, aidés par les cellules antiterrorisme internationales, sont sur les dents. Tout laisse à croire que le suspect principal, Yusuf Asmani, introuvable, projette un nouvel attentat, cette fois à Hambourg. Les célébrations de l'anniversaire du port, auxquelles va participer Angela Merkel, lui offrent une occasion idéale de faire des milliers de victimes. Les soupçons des enquêteurs se portent également très vite sur Djamal Khadim, un jeune homme de bonne famille d'origine irakienne qui semble avoir aidé Yusuf Asmani a échapper aux agents qui le surveillaient. Valerie Weymann, célèbre avocate, n'y croit pas. Convaincue de son innocence - Djamal est le petit ami de sa fille Leonie -, elle va tout mettre en oeuvre pour aider le jeune homme. Mais Djamal va se retrouver au centre d'une machination infernale qui le dépasse... Ce thriller haletant, roman noir de la fabrication d'un potentiel terroriste, pose la question de la manipulation d'esprits qui, fragilisés par un climat pouvant leur être hostile, deviennent des proies faciles pour les djihadistes.
Résumé : 1951, dans une petite ville d'Autriche. Deux décennies se sont écoulées lorsque Betty, que tout le monde croit morte, revient, incognito, dans la maison où elle a vécu avec sa famille. A l'invitation du jeune homme et de la belle-mère de ce dernier, qui l'accueillent et voient en elle un potentiel acquéreur, elle séjourne dans la chambre d'amis. Elle y trouve alors une boîte contenant de vieilles photos qui la replongent aussitôt dans son passé...