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LA VIE DE PLOTIN II
PORPHYRE
VRIN
80,00 €
Épuisé
EAN :9782711611218
La Vie de Plotin par son disciple Porphyre. Rien n'est plus vivant que cette Vie : on y voit le philosophe dans sa maison pleine d'enfants dont il était le tuteur, dans son école où la sincérité de ses leçons le transfigure, dans sa ville de Rome, la Ville, dans les rues de laquelle il suit au temple d'Isis un prêtre égyptien, son compatriote. Au-delà du pittoresque, Plotin dans ses pages parle, écrit, enseigne, souffre et meurt. Pour mener à la difficile lecture des Ennéades, nul meilleur guide que cette biographie, dont ce fut d'ailleurs la fonction voulue par Porphyre leur éditeur. A ce trésor de textes, originaux dans tous les sens du terme, doit se joindre un morceau versifié dont la lecture laisse interdit, donné par un oracle rendu par Apollon que l'on consultait sur le séjour de l'âme de Plotin défunt.
Les Points de départ vers les Intelligibles de Porphyre, ouvrage traditionnellement intitulé Sentences, constituent un condensé des Ennéades de Plotin, le maître de Porphyre. Témoignage exceptionnel sur le renouveau du platonisme au IIIe siècle de notre ère, ce document encore mal connu a exercé une influence décisive sur l'histoire de la philosophie néo-platonicienne à la fin de l'Antiquité, servant d'assise théorique au système des Ecoles d'Athènes et d'Alexandrie, notamment sur la théorie platonicienne des incorporels et sur celle des degrés de vertus. Un groupe d'historiens de la philosophie antique appartenant à l'Unité propre de recherche 76 du CNRS, auxquels se sont joints des spécialistes français et étrangers, ont consacré plusieurs années à traduire, commenter et situer dans son contexte historique et philosophique ce texte d'une grande difficulté. Le texte grec et la traduction française sont précédés de plusieurs études introductives sur le titre, le genre littéraire, l'histoire du texte et des éditions, de même que sur le système de la philosophie porphyrienne qui se dégage de l'ouvrage et sur les rapports que les Sentences entretiennent avec Plotin, leur inspirateur, et Proclus, leur imitateur. On trouve ensuite un commentaire détaillé de chacune des 44 sentences, une bibliographie, une traduction anglaise annotée des Sentences par John Dillon, un lexique grec complet et un index sélectif des passages cités.
L'Isagoge est une introduction aux Catégories. Porphyre y définit les cinq " prédicables " (genre, espèce, différence, propre et accident) et formule ce qui, grâce à Boèce, deviendra le principal problème logique et métaphysique du Moyen Age occidental - le " problème des universaux " -, ouvrant la querelle qui, jusqu'à la fin du XVe siècle, verra s'affronter réalistes et nominalistes. La traduction française ici proposée est accompagnée du texte grec original et de la traduction latine de Boèce.
Résumé : De l'oeuvre immense et variée du philosophe Porphyre, il nous reste aujourd'hui une liste et une infime partie de ses textes, des fragments le plus souvent : parmi eux, la Vie de Pythagore et la Lettre à Marcella. La première fait partie de la vaste Histoire de la philosophie, tandis que le second est une consolation écrite par le philosophe à sa femme. Derrière la biographie de l'auteur des Vers d'Or, comme derrière les recommandations du penseur à sa femme, se cachent les grands thèmes de Porphyre, auxquels les détails biographiques ou personnels donnent une émotion et véracité toutes particulières. Point n'est question dans ces lignes de principes désincarnés, comme il a été souvent reproché au néoplatonisme, mais bien plutôt d'anecdotes savoureuses, dont la valeur métaphorique, voire ésotérique, n'ôte rien au charme. "Pourquoi être végétarien" "Mieux vaut jeter au hasard une pierre qu'une parole", telles sont, entre autres, les réflexions pratiques que le lecteur verra abordées. Notre édition rassemble en un volume ces deux brefs opuscules. Chaque texte est précédé d'une notice explicative donnant toutes les informations nécessaires à la bonne intelligence de ces textes aux implications complexes et replace l'oeuvre dans la vie du philosophe de Tyr. Les sources, tant explicites qu'implicites, sont analysées en profondeur, de même que les nombreuses hypothèses de lecture que ces textes ont soulevées. Chaque traité est assorti d'un Index Fontium et d'un Index Verborum qui lui est propre ; tandis que l'histoire du texte est brièvement relatée. Une bibliographie sommaire est proposée au lecteur soucieux d'approfondir. Des notes éclairent la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi par un précieux appendice relatif aux fragments de l'Histoire de la Philosophie.
Résumé : Porphyre de Tyr, philosophe né au III ? siècle de notre ère, éditeur et commentateur de Plotin, écrit la Lettre à Marcella alors qu'il quitte sa femme pour un long voyage après seulement quelques mois de vie commune. Son texte est autant une consolation qu'une suite de conseils philosophiques et moraux, destinés à tous ceux qui, comme Marcella, veulent défendre la philosophie comme source de bonheur et d'élévation. La Vie de Pythagore, une biographie qui relève de la rhétorique de l'éloge, se veut quant à elle un manuel de vie dont les leçons portent sur le rapport à la cité humaine, aux autres êtres vivants, au monde et au divin en général. Chacun à leur manière, ces deux textes dessinent un idéal de vie heureuse tel que pouvait l'entendre la philosophie néoplatonicienne. Devenir vertueux, c'est se détacher du monde et cheminer vers sa véritable demeure, l'intellect divin.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.