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SENTENCES
PORPHYRE
VRIN
54,00 €
Épuisé
EAN :9782711616329
Les Points de départ vers les Intelligibles de Porphyre, ouvrage traditionnellement intitulé Sentences, constituent un condensé des Ennéades de Plotin, le maître de Porphyre. Témoignage exceptionnel sur le renouveau du platonisme au IIIe siècle de notre ère, ce document encore mal connu a exercé une influence décisive sur l'histoire de la philosophie néo-platonicienne à la fin de l'Antiquité, servant d'assise théorique au système des Ecoles d'Athènes et d'Alexandrie, notamment sur la théorie platonicienne des incorporels et sur celle des degrés de vertus. Un groupe d'historiens de la philosophie antique appartenant à l'Unité propre de recherche 76 du CNRS, auxquels se sont joints des spécialistes français et étrangers, ont consacré plusieurs années à traduire, commenter et situer dans son contexte historique et philosophique ce texte d'une grande difficulté. Le texte grec et la traduction française sont précédés de plusieurs études introductives sur le titre, le genre littéraire, l'histoire du texte et des éditions, de même que sur le système de la philosophie porphyrienne qui se dégage de l'ouvrage et sur les rapports que les Sentences entretiennent avec Plotin, leur inspirateur, et Proclus, leur imitateur. On trouve ensuite un commentaire détaillé de chacune des 44 sentences, une bibliographie, une traduction anglaise annotée des Sentences par John Dillon, un lexique grec complet et un index sélectif des passages cités.
Présentation de l'éditeur La Vie de Plotin est l'un des premiers grands textes de l'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.). Composée en 301, elle est à la fois une biographie du fondateur du néoplatonisme et une introduction aux Ennéades, l’édition de ses traités établie par Porphyre. Porphyre y laisse une description inestimable de l’enseignement de Plotin à Rome dans les premières années de la « crise du IIIe s. ». On y apprend comment le maître enseignait, qui suivait ses cours, comment se déroulaient les séances. Mais Porphyre y ébauche également les traits du vrai philosophe. Plotin est avant tout un homme divin, reconnu comme tel par Apollon. Doué d'une perspicacité exceptionnelle, il démasque un voleur rien qu’en le regardant. Il fait maigre chère et refuse que l’on peigne son image. Toute son activité est tendue vers l’union avec le principe divin. Conformément au projet de Porphyre d’offrir une préface aux Ennéades, cette vie est enfin toute entière sous-tendue par la volonté de rendre compte de la genèse du texte qui la suit. Plus que la vie d’un homme, elle est l’histoire d’une pensée, d’une œuvre en cours de production. Maître de conférences à Paris-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, Sébastien Morlet est spécialiste des textes de l’Antiquité tardive. Sa thèse porte sur l’œuvre apologétique d’Eusèbe de Césarée. Aux Belles Lettres, il coordonne la version française d’un commentaire sur l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe dont le premier tome est paru. Il prépare une nouvelle édition des fragments de Porphyre contre les chrétiens.
Résumé : Porphyre de Tyr, philosophe né au III ? siècle de notre ère, éditeur et commentateur de Plotin, écrit la Lettre à Marcella alors qu'il quitte sa femme pour un long voyage après seulement quelques mois de vie commune. Son texte est autant une consolation qu'une suite de conseils philosophiques et moraux, destinés à tous ceux qui, comme Marcella, veulent défendre la philosophie comme source de bonheur et d'élévation. La Vie de Pythagore, une biographie qui relève de la rhétorique de l'éloge, se veut quant à elle un manuel de vie dont les leçons portent sur le rapport à la cité humaine, aux autres êtres vivants, au monde et au divin en général. Chacun à leur manière, ces deux textes dessinent un idéal de vie heureuse tel que pouvait l'entendre la philosophie néoplatonicienne. Devenir vertueux, c'est se détacher du monde et cheminer vers sa véritable demeure, l'intellect divin.
Le travail porte sur un texte de Porphyre (IIIe siècle) qui présente, en soi, un double intérêt: d'une part, c'est le seul texte aujourd'hui conservé qui témoigne de l'activité exégétique de ce philosophe néo-platonicien, réputé pour avoir commenté de nombreux auteurs classiques. Il permet donc d'observer sur le vif la méthode de l'exégète et de mesurer en détails l'importance de son apport à la recherche interprétative des ?uvres philosophiques anciennes. D'autre part, c'est le premier témoignage conservé des nombreux commentaires consacrés, depuis le 1er siècle avant notre ère, à l'explication des "Catégories" d'Aristote. Il permet donc de récolter une information sur les commentaires aujourd'hui perdus qui l'ont précédé et dont il offre une manière de synthèse, tout en donnant les moyens de juger jusqu'où Porphyre a orienté l'interprétation de ce traité célèbre pour les siècles suivants, spécialement chez les Néoplatoniciens de la fin de l'Antiquité. La nouvelle édition critique du texte grec repose sur la collation de toutes les sources manuscrites connues. Il est donc destiné à remplacer la seule édition critique antérieure (qui date du XIXe siècle), en offrant un texte amendé en de nombreux passages litigieux, avec un appareil critique continu. De plus, cette ?uvre de Porphyre, malgré son intérêt, mais en raison des difficultés qu'elle présente, n'a jamais été traduite en français. Cette traduction est donc une première. Elle a de surcroît l'avantage d'être faite sur un texte grec plus rigoureusement établi. Et elle s'accompagne de nombreuses notes explicatives en tous genres, qui ont valeur de commentaires littéral suivi. Elles tiennent compte, non seulement des difficultés du texte porphyrien, mais aussi des difficultés du texte aristotélicien qui s'y trouve expliqué et dont, récemment, Richard Bodéüs lui-même a procuré aussi une édition critique, avec traduction et notes.
Parti sur le conseil de Plotin en Sicile pour remédier à sa mélancolie, Porphyre écrit vers 270 le traité De l'abstinence, qui compte parmi les trop rares oeuvres de ce néoplatonicien prolixe dont nous avons pu garder trace. Celui que Plotin considérait comme son meilleur élève s'adresse ici à Firmus Castricius, autre disciple, et s'attache à réfuter la récente profession d'anti-végétarisme de ce dernier, en contradiction avec les pratiques enseignées par le maître, afin de montrer que le salut de l'homme est incompatible avec la consommation de viande. Outre son intérêt interne, le traité est précieux par la réflexion plus large qu'il permet d'ouvrir sur les rapports entre philosophie néoplatonicienne et pythagorisme. Le livre II répond à l'argument anti-végétarien fondé sur l'existence et la nécessité des sacrifices. Le livre III répond à l'argument qui affirme que le genre d'âme dont sont doués les animaux n'impose à leur égard ni sympathie ni pitié. A ce titre, il ne condamne pas directement la consommation des animaux, mais aussi leur destruction. Une notice livre une analyse détaillée du texte ainsi qu'un riche éclairage sur les nombreuses sources, notamment pythagoriciennes, qui guident l'écriture de Porphyre.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.