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Lettre à Marcella ; Vie de Pythagore
PORPHYRE
FLAMMARION
13,00 €
Épuisé
EAN :9782081478268
Porphyre de Tyr, philosophe né au III ? siècle de notre ère, éditeur et commentateur de Plotin, écrit la Lettre à Marcella alors qu'il quitte sa femme pour un long voyage après seulement quelques mois de vie commune. Son texte est autant une consolation qu'une suite de conseils philosophiques et moraux, destinés à tous ceux qui, comme Marcella, veulent défendre la philosophie comme source de bonheur et d'élévation. La Vie de Pythagore, une biographie qui relève de la rhétorique de l'éloge, se veut quant à elle un manuel de vie dont les leçons portent sur le rapport à la cité humaine, aux autres êtres vivants, au monde et au divin en général. Chacun à leur manière, ces deux textes dessinent un idéal de vie heureuse tel que pouvait l'entendre la philosophie néoplatonicienne. Devenir vertueux, c'est se détacher du monde et cheminer vers sa véritable demeure, l'intellect divin.
Présentation de l'éditeur La Vie de Plotin est l'un des premiers grands textes de l'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.). Composée en 301, elle est à la fois une biographie du fondateur du néoplatonisme et une introduction aux Ennéades, l’édition de ses traités établie par Porphyre. Porphyre y laisse une description inestimable de l’enseignement de Plotin à Rome dans les premières années de la « crise du IIIe s. ». On y apprend comment le maître enseignait, qui suivait ses cours, comment se déroulaient les séances. Mais Porphyre y ébauche également les traits du vrai philosophe. Plotin est avant tout un homme divin, reconnu comme tel par Apollon. Doué d'une perspicacité exceptionnelle, il démasque un voleur rien qu’en le regardant. Il fait maigre chère et refuse que l’on peigne son image. Toute son activité est tendue vers l’union avec le principe divin. Conformément au projet de Porphyre d’offrir une préface aux Ennéades, cette vie est enfin toute entière sous-tendue par la volonté de rendre compte de la genèse du texte qui la suit. Plus que la vie d’un homme, elle est l’histoire d’une pensée, d’une œuvre en cours de production. Maître de conférences à Paris-Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, Sébastien Morlet est spécialiste des textes de l’Antiquité tardive. Sa thèse porte sur l’œuvre apologétique d’Eusèbe de Césarée. Aux Belles Lettres, il coordonne la version française d’un commentaire sur l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe dont le premier tome est paru. Il prépare une nouvelle édition des fragments de Porphyre contre les chrétiens.
Résumé : De l'oeuvre immense et variée du philosophe Porphyre, il nous reste aujourd'hui une liste et une infime partie de ses textes, des fragments le plus souvent : parmi eux, la Vie de Pythagore et la Lettre à Marcella. La première fait partie de la vaste Histoire de la philosophie, tandis que le second est une consolation écrite par le philosophe à sa femme. Derrière la biographie de l'auteur des Vers d'Or, comme derrière les recommandations du penseur à sa femme, se cachent les grands thèmes de Porphyre, auxquels les détails biographiques ou personnels donnent une émotion et véracité toutes particulières. Point n'est question dans ces lignes de principes désincarnés, comme il a été souvent reproché au néoplatonisme, mais bien plutôt d'anecdotes savoureuses, dont la valeur métaphorique, voire ésotérique, n'ôte rien au charme. "Pourquoi être végétarien" "Mieux vaut jeter au hasard une pierre qu'une parole", telles sont, entre autres, les réflexions pratiques que le lecteur verra abordées. Notre édition rassemble en un volume ces deux brefs opuscules. Chaque texte est précédé d'une notice explicative donnant toutes les informations nécessaires à la bonne intelligence de ces textes aux implications complexes et replace l'oeuvre dans la vie du philosophe de Tyr. Les sources, tant explicites qu'implicites, sont analysées en profondeur, de même que les nombreuses hypothèses de lecture que ces textes ont soulevées. Chaque traité est assorti d'un Index Fontium et d'un Index Verborum qui lui est propre ; tandis que l'histoire du texte est brièvement relatée. Une bibliographie sommaire est proposée au lecteur soucieux d'approfondir. Des notes éclairent la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi par un précieux appendice relatif aux fragments de l'Histoire de la Philosophie.
Résumé : Né en Égypte au début du IIIè siècle apr. J.-C., Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et y inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui "néoplatonicienne ". De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six "neuvaines": les Ennéades. Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, "l'Intellect", et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est l'Un".
Parti sur le conseil de Plotin en Sicile pour remédier à sa mélancolie, Porphyre écrit vers 270 le traité De l'abstinence, qui compte parmi les trop rares oeuvres de ce néoplatonicien prolixe dont nous avons pu garder trace. Celui que Plotin considérait comme son meilleur élève s'adresse ici à Firmus Castricius, autre disciple, et s'attache à réfuter la récente profession d'anti-végétarisme de ce dernier, en contradiction avec les pratiques enseignées par le maître, afin de montrer que le salut de l'homme est incompatible avec la consommation de viande. Outre son intérêt interne, le traité est précieux par la réflexion plus large qu'il permet d'ouvrir sur les rapports entre philosophie néoplatonicienne et pythagorisme. Le livre I contient l'énoncé de divers arguments anti-végétariens, suivi non pas d'une réfutation de l'un d'entre eux, mais plutôt d'un plaidoyer en faveur du végétarisme, qui apparaît comme une condition sans laquelle ne peut être obtenue la fin suprême du philosophe, c'est-à-dire l'union à Dieu. L'édition proposée assortit le texte d'une introduction qui présente, outre le texte, l'état des connaissances sur Porphyre et le traité en soulignant leurs liens avec le végétarisme antique. Une notice livre une analyse détaillée du texte ainsi qu'un riche éclairage sur les nombreuses sources, notamment pythagoriciennes, qui guident l'écriture de Porphyre.