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De l'abstinence. Livre 1, Edition bilingue français-grec ancien
PORPHYRE
BELLES LETTRES
40,00 €
Épuisé
EAN :9782251002811
Parti sur le conseil de Plotin en Sicile pour remédier à sa mélancolie, Porphyre écrit vers 270 le traité De l'abstinence, qui compte parmi les trop rares oeuvres de ce néoplatonicien prolixe dont nous avons pu garder trace. Celui que Plotin considérait comme son meilleur élève s'adresse ici à Firmus Castricius, autre disciple, et s'attache à réfuter la récente profession d'anti-végétarisme de ce dernier, en contradiction avec les pratiques enseignées par le maître, afin de montrer que le salut de l'homme est incompatible avec la consommation de viande. Outre son intérêt interne, le traité est précieux par la réflexion plus large qu'il permet d'ouvrir sur les rapports entre philosophie néoplatonicienne et pythagorisme. Le livre I contient l'énoncé de divers arguments anti-végétariens, suivi non pas d'une réfutation de l'un d'entre eux, mais plutôt d'un plaidoyer en faveur du végétarisme, qui apparaît comme une condition sans laquelle ne peut être obtenue la fin suprême du philosophe, c'est-à-dire l'union à Dieu. L'édition proposée assortit le texte d'une introduction qui présente, outre le texte, l'état des connaissances sur Porphyre et le traité en soulignant leurs liens avec le végétarisme antique. Une notice livre une analyse détaillée du texte ainsi qu'un riche éclairage sur les nombreuses sources, notamment pythagoriciennes, qui guident l'écriture de Porphyre.
Les Points de départ vers les Intelligibles de Porphyre, ouvrage traditionnellement intitulé Sentences, constituent un condensé des Ennéades de Plotin, le maître de Porphyre. Témoignage exceptionnel sur le renouveau du platonisme au IIIe siècle de notre ère, ce document encore mal connu a exercé une influence décisive sur l'histoire de la philosophie néo-platonicienne à la fin de l'Antiquité, servant d'assise théorique au système des Ecoles d'Athènes et d'Alexandrie, notamment sur la théorie platonicienne des incorporels et sur celle des degrés de vertus. Un groupe d'historiens de la philosophie antique appartenant à l'Unité propre de recherche 76 du CNRS, auxquels se sont joints des spécialistes français et étrangers, ont consacré plusieurs années à traduire, commenter et situer dans son contexte historique et philosophique ce texte d'une grande difficulté. Le texte grec et la traduction française sont précédés de plusieurs études introductives sur le titre, le genre littéraire, l'histoire du texte et des éditions, de même que sur le système de la philosophie porphyrienne qui se dégage de l'ouvrage et sur les rapports que les Sentences entretiennent avec Plotin, leur inspirateur, et Proclus, leur imitateur. On trouve ensuite un commentaire détaillé de chacune des 44 sentences, une bibliographie, une traduction anglaise annotée des Sentences par John Dillon, un lexique grec complet et un index sélectif des passages cités.
Résumé : Porphyre de Tyr, philosophe né au III ? siècle de notre ère, éditeur et commentateur de Plotin, écrit la Lettre à Marcella alors qu'il quitte sa femme pour un long voyage après seulement quelques mois de vie commune. Son texte est autant une consolation qu'une suite de conseils philosophiques et moraux, destinés à tous ceux qui, comme Marcella, veulent défendre la philosophie comme source de bonheur et d'élévation. La Vie de Pythagore, une biographie qui relève de la rhétorique de l'éloge, se veut quant à elle un manuel de vie dont les leçons portent sur le rapport à la cité humaine, aux autres êtres vivants, au monde et au divin en général. Chacun à leur manière, ces deux textes dessinent un idéal de vie heureuse tel que pouvait l'entendre la philosophie néoplatonicienne. Devenir vertueux, c'est se détacher du monde et cheminer vers sa véritable demeure, l'intellect divin.
Parti sur le conseil de Plotin en Sicile pour remédier à sa mélancolie, Porphyre écrit vers 270 le traité De l'abstinence, qui compte parmi les trop rares oeuvres de ce néoplatonicien prolixe dont nous avons pu garder trace. Celui que Plotin considérait comme son meilleur élève s'adresse ici à Firmus Castricius, autre disciple, et s'attache à réfuter la récente profession d'anti-végétarisme de ce dernier, en contradiction avec les pratiques enseignées par le maître, afin de montrer que le salut de l'homme est incompatible avec la consommation de viande. Outre son intérêt interne, le traité est précieux par la réflexion plus large qu'il permet d'ouvrir sur les rapports entre philosophie néoplatonicienne et pythagorisme. Le livre II répond à l'argument anti-végétarien fondé sur l'existence et la nécessité des sacrifices. Le livre III répond à l'argument qui affirme que le genre d'âme dont sont doués les animaux n'impose à leur égard ni sympathie ni pitié. A ce titre, il ne condamne pas directement la consommation des animaux, mais aussi leur destruction. Une notice livre une analyse détaillée du texte ainsi qu'un riche éclairage sur les nombreuses sources, notamment pythagoriciennes, qui guident l'écriture de Porphyre.
L'Isagoge est une introduction aux Catégories. Porphyre y définit les cinq " prédicables " (genre, espèce, différence, propre et accident) et formule ce qui, grâce à Boèce, deviendra le principal problème logique et métaphysique du Moyen Age occidental - le " problème des universaux " -, ouvrant la querelle qui, jusqu'à la fin du XVe siècle, verra s'affronter réalistes et nominalistes. La traduction française ici proposée est accompagnée du texte grec original et de la traduction latine de Boèce.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.