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Ciel de lit
Pombo Alvaro ; Lhermillier Nelly
BOURGOIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782267017212
Le dernier roman d?Álvaro Pombo s?ouvre sur le souvenir le plus ancien et le plus merveilleux qu?ait gardé Gabriel Arintero de son enfance, lorsque, âgé de huit ou dix ans, il faisait l?amour avec un cousin de son âge, Manolín. Très tôt convaincu de son homosexualité, et la revendiquant, Gabriel rompt toute relation avec sa cousine Carolina lorsque celle-ci lui avoue qu?elle l?aime, et il quitte ensuite l?Espagne franquiste, homophobe, pour se réfugier à Londres. Quelques années plus tard, abandonnant tout sur un coup de tête, il se retrouve au Salvador où il rencontre son grand amour, Osvaldo, un jeune étudiant salvadorien qui participe au mouvement des théologiens de la Libération contre le régime corrompu. Engagé dans la guérilla pour alphabétiser les plus pauvres, il doit rentrer dans son pays après la disparition d?Osvaldo et décide alors de devenir volontaire pour aider d?anciens détenus à se réinsérer. Dans l?Espagne de la movida, il retrouve ses riches cousins: Carolina, bientôt retraitée de l?université où elle dirige une chaire d?histoire des religions, et son frère Leopoldo, qui gère la fortune familiale et a adopté Estebán, le fils d?un ami décédé.A. Pombo, en se penchant sur l?histoire intime et les méandres de l?âme de chacun de ses personnages, aborde les grands problèmes de notre temps: la violence et la justice, la corruption et la générosité, la politique et l?amour, l?homosexualité et la religion, la culpabilité et la libération de la culpabilité. Tout cela est narré dans une prose puissante qui fait passer le lecteur de la magie à la cruauté, de la parodie à l?intimisme, de la violence à l?exaltation, avec un talent littéraire unique qui a consacré A. Pombo comme l?un des grands écrivains espagnols contemporains, récompensé par les prix les plus prestigieux.
Résumé : Après la guerre civile, deux cousins inséparables d?une douzaine d?années, le Ballot (el Ceporro) et le Chinois (el Chino), vivent dans le grand appartement de leur grand-mère. Don Rodolfo, qui fut le sparring-partner du boxeur Paulino Uzcudun, champion d?Espagne et d?Europe dans les années 1920-1930, leur donne des cours de gymnastique et de boxe. Jeux virils sur la terrasse où tombent les martinets avec, en toile de fond, les échos de la Seconde Guerre mondiale, du maréchal Rommel et de l?Empire nippon. Dans le monde clos de ces deux cousins, une fillette allemande fait brusquement irruption. Orpheline de guerre et réfugiée, elle a été adoptée par la tante Gloria qui habite le même immeuble, deux étages plus bas. Lentement mais sûrement, tout va alors changer. Dans une langue très orale, faite de redondances, de phrases inversées, Pombo brosse un tableau oscillant entre la réalité et les interprétations de cette réalité que peuvent en faire ces jeunes adolescents. Les personnages secondaires sont particulièrement savoureux : la grand-mère autoritaire et fantasque ; son amie Blanca qui arrive toujours à 16 heures tapantes pour des conversations sans fin à l?heure du goûter ; Belinda, la bonne amoureuse de don Rodolfo ; don Abilio, le répétiteur de Ceporro pendant les grandes vacances, tandis que el Chino est parti rejoindre ses parents en Suède ; sans oublier Elke, la jeune réfugiée au fort accent allemand. C?est un livre marquant, à la fois émouvant et drôle, parfois même hilarant. Une très belle histoire d?amitié, mais aussi d?adieu à l?enfance.
Aleyeti Kabwa Nathanaël ; Pombo é Lilandelo Edmond
Depuis 1990, les Africains tentent sans succès d'éradiquer le système politique hérité du monopartisme par le remède politique, par la démocratie qui est partout un échec. L'ouvrage tente d'identifier les causes profondes du sous-développement de l'Afrique à travers l'étude du cas du Congo Kinshasa, et montre que l'obstacle majeur au développement de l'Afrique demeure un système qui appauvrit l'Etat et engendre des conflits, un système qui entretient la corruption et qui accentue la dépendance vis-à-vis de la haute finance internationale. L'auteur propose alors le remède administratif et économique comme piste de solution.
Dans le huis clos d'un Madrid estival écrasé de chaleur, Ortega, naguère romancier estimé, aujourd'hui commis de banque, confit dans un célibat timoré, rencontre en la personne de Quirós, jeune parasite désoeuvré, la proie inespérée de vieux désirs refoulés et réveille, pour le séduire, les fantômes d'une gloire avortée. Trop englué dans sa médiocre respectabilité pour assurer les risques d'une passion, il ignore qu'il a introduit chez lui un redoutable prédateur qui, sans le savoir, cherche à se venger. Alvaro Pombo conjugue savamment le réalisme des dialogues et des situations avec la poésie insolite des fantasmes. Il rend admirablement les étranges paysages, les inquiétants objets qui bougent derrière la vitre embuée de la conscience. A le lire, on sent peu à peu, sous la trame d'un quotidien répétitif et derrière les folles proliférations du désir, monter l'ombre inexorable d'une tragédie que, au fil des jours, des faits en apparence insignifiants ont patiemment tissée.
Le héros du dernier roman d'Alvaro Pombo est Accard, plus jeune fils d'un vassal du duc Guillaume IX d'Aquitaine. Nous faisons sa connaissance vers 1120, en sa quinzième année alors qu'il vit dans la maison de sa mère, en bute à l'hostilité de cette dernière, mais aussi à celle de son frère et de sa soeur ; c'est un garçon violent qui préfère la compagnie des valets d'écurie et n'hésite pas à tuer l'un deux qui se moquait de lui. Son père le confie à son oncle Arnauld. Celui-ci lui donnera un maître d'armes, Paulet le Catalan, et en fera son héritier. Peu après la mort de son oncle, un héraut du duc d'Aquitaine vient annoncer que le père d'Accard a disparu lors d'une embuscade des Maures dans les Pyrénées et qu'on le suppose mort. Le jeune homme se rend à la cour de Poitiers où le duc, s'étant pris d'affection pour lui, l'arme chevalier. Mais pendant l'expédition sur les lieux où son père a subit l'embuscade Accard apprend que son père a, en réalité, été assassiné sur les ordres du duc. Revenu à Poitiers pour demander des comptes à Guillaume, il doit finalement s'enfuir. De retour sur ses terres, une mauvaise surprise l'attend : sa mère s'est emparé de ses biens qui refuse de les lui rendre. Il lève une armée, mais alors qu'il assiège la maison de sa mère, survient Bernard de Clairvaux, un moine dont Paulet lui a dit qu'il était la seule personne qui ait osé affronter le duc d'Aquitaine. Accard suit Bernard à Clairvaux où des moines cisterciens érigent leur abbaye et défrichent la forêt. Accard passe douze ans auprès de Bernard devenant son secrétaire et l'accompagnant dans les voyages de plus en plus fréquents qui amènent le célèbre abbé auprès des grands de ce monde. En 1138 trois chevaliers du Temple viennent à Clairvaux demander à Bernard de les aider à recruter une milice dessinée à protéger les pèlerins en Terre sainte. Bernard se laisse convaincre et écrit son célèbre éloge dédié aux chevaliers du Temple : à la louange de la milice nouvelle. A la demande son abbé, Accard rejoint l'ordre des Templiers en Terre sainte. Là-bas il fréquentera la cour du roi et de la reine de Jérusalem, aimera d'un amour courtois la jeune Orianne et aura aussi un ami, l'émir Usama ibn Munqith, ambassadeur du calife de Damas, poète dont il apprendra à respecter la foi. En 1143 le roi Foulque meurt d'un accident de chasse, l'atabek d'Alep et de Mossoul, profite de l'affaiblissement du royaume de Jérusalem pour reprendre Edesse aux chrétiens. Le pape Eugène III demande alors à Bernard de prêcher la deuxième croisade, ce qu'il fait à Vezelay. Les croisés, conduits par le roi Louis VII de France et l'empereur germanique Conrad III attaquent Damas mais ils sont vaincus et des milliers d'entre eux sont massacrés. Désespéré Accard décide de déserter et de retourner à Clairvaux. Il rentre donc en France où il retrouve Bernard. Celui-ci refuse de se reconnaître une quelconque responsabilité dans la mort des milliers de croisés. Déserteur, désormais banni de toute société, Accard part seul sur un cheval de labour vers un avenir incertain, héros vaincu. Ce roman s'inscrit dans une trame historique où évoluent des personnages ayant réellement existé, allant jusqu'à reprendre des extraits de la correspondance de Bernard de Clairvaux ou des chansons du premier troubadour, Guillaume d'Aquitaine. Pourtant, on peut difficilement le qualifier de roman historique : cette période tumultueuse de l'histoire donne en fait à l'auteur un prétexte idéal pour une réflexion profonde et complexe autour d'une époque où germe le processus d'individualisation de la conscience moderne.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.