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La quadrature du cercle
Pombo Alvaro
BOURGOIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782267015980
Le héros du dernier roman d'Alvaro Pombo est Accard, plus jeune fils d'un vassal du duc Guillaume IX d'Aquitaine. Nous faisons sa connaissance vers 1120, en sa quinzième année alors qu'il vit dans la maison de sa mère, en bute à l'hostilité de cette dernière, mais aussi à celle de son frère et de sa soeur ; c'est un garçon violent qui préfère la compagnie des valets d'écurie et n'hésite pas à tuer l'un deux qui se moquait de lui. Son père le confie à son oncle Arnauld. Celui-ci lui donnera un maître d'armes, Paulet le Catalan, et en fera son héritier. Peu après la mort de son oncle, un héraut du duc d'Aquitaine vient annoncer que le père d'Accard a disparu lors d'une embuscade des Maures dans les Pyrénées et qu'on le suppose mort. Le jeune homme se rend à la cour de Poitiers où le duc, s'étant pris d'affection pour lui, l'arme chevalier. Mais pendant l'expédition sur les lieux où son père a subit l'embuscade Accard apprend que son père a, en réalité, été assassiné sur les ordres du duc. Revenu à Poitiers pour demander des comptes à Guillaume, il doit finalement s'enfuir. De retour sur ses terres, une mauvaise surprise l'attend : sa mère s'est emparé de ses biens qui refuse de les lui rendre. Il lève une armée, mais alors qu'il assiège la maison de sa mère, survient Bernard de Clairvaux, un moine dont Paulet lui a dit qu'il était la seule personne qui ait osé affronter le duc d'Aquitaine. Accard suit Bernard à Clairvaux où des moines cisterciens érigent leur abbaye et défrichent la forêt. Accard passe douze ans auprès de Bernard devenant son secrétaire et l'accompagnant dans les voyages de plus en plus fréquents qui amènent le célèbre abbé auprès des grands de ce monde. En 1138 trois chevaliers du Temple viennent à Clairvaux demander à Bernard de les aider à recruter une milice dessinée à protéger les pèlerins en Terre sainte. Bernard se laisse convaincre et écrit son célèbre éloge dédié aux chevaliers du Temple : à la louange de la milice nouvelle. A la demande son abbé, Accard rejoint l'ordre des Templiers en Terre sainte. Là-bas il fréquentera la cour du roi et de la reine de Jérusalem, aimera d'un amour courtois la jeune Orianne et aura aussi un ami, l'émir Usama ibn Munqith, ambassadeur du calife de Damas, poète dont il apprendra à respecter la foi. En 1143 le roi Foulque meurt d'un accident de chasse, l'atabek d'Alep et de Mossoul, profite de l'affaiblissement du royaume de Jérusalem pour reprendre Edesse aux chrétiens. Le pape Eugène III demande alors à Bernard de prêcher la deuxième croisade, ce qu'il fait à Vezelay. Les croisés, conduits par le roi Louis VII de France et l'empereur germanique Conrad III attaquent Damas mais ils sont vaincus et des milliers d'entre eux sont massacrés. Désespéré Accard décide de déserter et de retourner à Clairvaux. Il rentre donc en France où il retrouve Bernard. Celui-ci refuse de se reconnaître une quelconque responsabilité dans la mort des milliers de croisés. Déserteur, désormais banni de toute société, Accard part seul sur un cheval de labour vers un avenir incertain, héros vaincu. Ce roman s'inscrit dans une trame historique où évoluent des personnages ayant réellement existé, allant jusqu'à reprendre des extraits de la correspondance de Bernard de Clairvaux ou des chansons du premier troubadour, Guillaume d'Aquitaine. Pourtant, on peut difficilement le qualifier de roman historique : cette période tumultueuse de l'histoire donne en fait à l'auteur un prétexte idéal pour une réflexion profonde et complexe autour d'une époque où germe le processus d'individualisation de la conscience moderne.
Dans le huis clos d'un Madrid estival écrasé de chaleur, Ortega, naguère romancier estimé, aujourd'hui commis de banque, confit dans un célibat timoré, rencontre en la personne de Quirós, jeune parasite désoeuvré, la proie inespérée de vieux désirs refoulés et réveille, pour le séduire, les fantômes d'une gloire avortée. Trop englué dans sa médiocre respectabilité pour assurer les risques d'une passion, il ignore qu'il a introduit chez lui un redoutable prédateur qui, sans le savoir, cherche à se venger. Alvaro Pombo conjugue savamment le réalisme des dialogues et des situations avec la poésie insolite des fantasmes. Il rend admirablement les étranges paysages, les inquiétants objets qui bougent derrière la vitre embuée de la conscience. A le lire, on sent peu à peu, sous la trame d'un quotidien répétitif et derrière les folles proliférations du désir, monter l'ombre inexorable d'une tragédie que, au fil des jours, des faits en apparence insignifiants ont patiemment tissée.
Après un constat de défaillance de la pratique de la communication institutionnelle en RDC, l'auteur a assigné un double objectif à cet ouvrage : Plaider et sensibiliser les dirigeants des institutions commerciales congolaises sur la nécessité de pratiquer la communication institutionnelle afin de créer, soigner et/ou entretenir une bonne image de leur institution. Le deuxième objectif est de venir en aide à ceux des dirigeants qui voudraient la pratiquer, en leur donnant un schéma pratique et clair à suivre.
Cet ouvrage aide à pénétrer une pensée complexe, et tente de rendre Deleuze accessible. L'auteur a pu définir un accés sensible et raisonné à l'un de ces points privilégiés où la philosophie deleuzienne se construit hors d'elle-même en investissant un espace "non philosophique", celui de la littérature. Il ne peut etre question de résumer un travail qui s'attache à suivre, à travers l'analyse fine de quelques singularités, toutes les transformations de la pensée deleuzienne de l'expérimentation littéraire, entendue comme expérimentation de vie.
Résumé : Après la guerre civile, deux cousins inséparables d?une douzaine d?années, le Ballot (el Ceporro) et le Chinois (el Chino), vivent dans le grand appartement de leur grand-mère. Don Rodolfo, qui fut le sparring-partner du boxeur Paulino Uzcudun, champion d?Espagne et d?Europe dans les années 1920-1930, leur donne des cours de gymnastique et de boxe. Jeux virils sur la terrasse où tombent les martinets avec, en toile de fond, les échos de la Seconde Guerre mondiale, du maréchal Rommel et de l?Empire nippon. Dans le monde clos de ces deux cousins, une fillette allemande fait brusquement irruption. Orpheline de guerre et réfugiée, elle a été adoptée par la tante Gloria qui habite le même immeuble, deux étages plus bas. Lentement mais sûrement, tout va alors changer. Dans une langue très orale, faite de redondances, de phrases inversées, Pombo brosse un tableau oscillant entre la réalité et les interprétations de cette réalité que peuvent en faire ces jeunes adolescents. Les personnages secondaires sont particulièrement savoureux : la grand-mère autoritaire et fantasque ; son amie Blanca qui arrive toujours à 16 heures tapantes pour des conversations sans fin à l?heure du goûter ; Belinda, la bonne amoureuse de don Rodolfo ; don Abilio, le répétiteur de Ceporro pendant les grandes vacances, tandis que el Chino est parti rejoindre ses parents en Suède ; sans oublier Elke, la jeune réfugiée au fort accent allemand. C?est un livre marquant, à la fois émouvant et drôle, parfois même hilarant. Une très belle histoire d?amitié, mais aussi d?adieu à l?enfance.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
Cercas Javier ; Grujicic Aleksandar ; Louesdon Kar
Le Monarque des ombres retrace le parcours d'un jeune homme qui a lutté pour une cause moralement indéfendable et est mort du mauvais côté de l'histoire, victime d'une idéologie toxique. Ce jeune soldat, qui répondait au nom de Manuel Mena, n'est autre que le grand-oncle de Javier Cercas, tombé en 1938 au cours de la bataille de l'Èbre, déterminante pour l'armée franquiste. C'est dire s'il est l'incarnation du tabou familial, celui qui est probablement à l'origine de tous les romans de Cercas ; à commencer par Les Soldats de Salamine.4e de couverture : Un jeune homme pur et courageux, mort au combat pour une cause mauvaise (la lutte du franquisme contre la République espagnole), peut-il devenir, quoique s'en défende l'auteur, le héros du livre qu'il doit écrire ? Manuel Mena a dix-neuf ans quand il est mortellement atteint, en 1938, en pleine bataille, sur les rives de l'Èbre. Le vaillant sous-lieutenant, par son sacri?ce, fera désormais ?gure de martyr au sein de la famille maternelle de Cercas et dans le village d'Estrémadure où il a grandi. La mémoire familiale honore et transmet son souvenir alors que surviennent des temps plus démocratiques, où la gloire et la honte changent de camp. Demeure cette parenté profondément encombrante, dans la conscience de l'écrivain : ce tout jeune aïeul phalangiste dont la ?n est digne de celle d'Achille, chantée par Homère - mais Achille dans l'Odyssée se lamentera de n'être plus que le "monarque des ombres" et enviera Ulysse d'avoir sagement regagné ses pénates.Que fut vraiment la vie de Manuel Mena, quelles furent ses convictions, ses illusions, comment en rendre compte, retrouver des témoins, interroger ce destin et cette époque en toute probité, les raconter sans franchir la frontière qui sépare la vérité de la ?ction ?L'immense écrivain qu'est Javier Cercas a?ronte ici ses propres résistances pour mettre au jour l'existence du héros fourvoyé, cet ange maudit et souverain dont il n'a cessé, dans toute son oeuvre, de dé?er la présence.Notes Biographiques : Javier Cercas est né en 1962 à Cáceres et enseigne la littérature à l'université de Gérone. Il est l'auteur de romans, de recueils de chroniques et de récits. Ses romans, traduits dans une trentaine de langues, ont tous connu un large succès international. Anatomie d'un instant a été consacré Livre de l'année 2009 par El Pais.Du même auteur, Actes Sud a publié : Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), ??la vitesse de la lumière (2006), Anatomie d'un instant (2010), Les Lois de la frontière (2014, prix Méditerranée étranger 2014), L'Imposteur (2015), Le Mobile (2016) et Le Point aveugle (2016).
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.