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La naissance de la cité grecque
Polignac François de
LA DECOUVERTE
22,11 €
Épuisé
EAN :9782707124746
La publication, en 1984, du livre de François de Polignac a marqué un tournant important dans l'analyse des origines de cette forme spécifique d'organisation sociale et politique que fut la Cité grecque. Jusqu'alors, en effet, et tout particulièrement dans l'historiographie française, on liait la naissance de la cité au développement d'institutions politiques se mettant en place au détriment de structures gentilices, fondées sur la naissance et la parenté. C'est avec ce modèle que François de Polignac rompait délibérément en recourant à l'archéologie pour s'affranchir de la relecture des textes qui parlent des origines depuis l'intérieur de la cité. Il montre ainsi l'importance des sanctuaires des divinités du territoire et des cultes de héros, fondateurs réels ou mythiques, dans la définition de l'espace de la cité. Et il identifie la naissance de la cité à la construction médiateurs et l'agencement des différents modes de participations aux rites. Dans cette nouvelle édition, largement remaniée, l'auteur introduit des développements nouveaux qui prennent en compte les acquis les plus récents de l'archéologie, nuance ses analyses et aborde l'émergence du politique d'une façon moins institutionnelle. A la question : est-il juste de parler d'émergence de la cité au VIIe siècle av. J. -C. ? , sa réponse n'est pas un choix manichéen entre rupture ou continuité, mais une réflexion originale sur la définition même de ce que l'on entend par cité au début de l'époque archaïque. La dimension anthropologique de cette démarche ouvre de nouvelles perspectives pour une plus juste appréciation de ce qu'étaient la cité grecque des origines.
Le renouvellement des études sur la Grèce ancienne doit beaucoup à l'oeuvre de Claude Mossé qui, depuis près de quarante ans, aux côtés de Jean-Pierre Vernant et de Pierre Vidal-Naquet, a contribué à rendre l'Antiquité familière et l'histoire de la démocratie athénienne plus accessible. Bien qu'elle n'ait jamais cherché à faire école, son influence fut décisive et profonde. Parallèlement aux avancées de l'anthropologie, de la philosophie et des recherches sur les représentations et les catégories de pensée des Grecs, Claude Mossé a nourri toute une réflexion sur l'histoire de la cité, de l'institution politique et de ses interactions avec l'histoire économique et sociale, dont Athènes constitua le terrain d'étude privilégié. Soucieuse de mieux comprendre ce qu'était le politique, ce mode d'être ensemble propre à la cité grecque, elle a su, tout au long de sa carrière, rendre compte des différentes formes de pensée du monde ancien. C'est dans cette démarche que se reconnaissent les contributeurs de ce volume, qu'ils aient eux-mêmes été formés par Claude Mossé ou qu'ils s'inscrivent dans le sillage de son oeuvre.
Polignac Bernard de ; Monceau Jean-Pierre ; Cussac
Résumé : Face aux incessantes mutations de la sphère immobilière, ce manuel pratique est devenu un classique des professionnels désireux de maîtriser les opérations d'expertise. Cette 8e édition poursuit son ambition initiale : permettre aux lecteurs de s'approprier la culture, les raisonnements et les techniques de l'expertise immobilière ; développer les fondements théoriques et pratiques des méthodes sans en cacher les risques, limites et insuffisances ; signaler les pièges de la pratique, intégrer les transformations juridiques, techniques et économiques de l'immobilier et leurs incidences ; proposer de nouvelles solutions ou modes opératoires, en livrant les clefs de compréhension de ce métier, beaucoup plus technique qu'on ne l'imagine. Des approches innovantes de l'expertise sont développées dans cette nouvelle édition : détermination des taux d'actualisation et de rendement, détermination de la valeur locative de la méthode hôtelière, de la valeur du droit au bail, de la valeur du fonds de commerce, des sociétés à prépondérance immobilière, des valeurs vénales des bureaux, des commerces et des résidences services, les sites informatiques. Un nouveau chapitre est consacré aux nouvelles normes environnementales de la loi "climat et résilience" et à leurs intégrations dans la pratique.
Princesse ! Ce mot féérique évoque une vie d'insouciance et de luxe, enracinée dans l'Histoire, où l'on côtoie les grands de ce monde, privilège des personnes bien-nées. Mais Constance de Polignac, issue d'une des plus longues lignées de l'aristocratie française, a connu dès sa tendre enfance la face obscure de cette mythologie. Dans cette société obsédée par le " rang " qu'il faut à tout prix tenir au risque d'y perdre son âme, elle révèle très tôt une personnalité hors du commun. Ses contacts précoces avec le " monde vrai ", que certains appelleraient expériences mystiques, lui font refuser le conformisme auquel on veut la plier. Au cours de ses activités diplomatiques et humanitaires, elle entre en contact avec les " Peuples premiers " d'Afrique et d'Amérique. Invitée à vivre pleinement leurs rites initiatiques, elle retrouve avec eux le sens de la vraie noblesse. Nourrie de cette souveraineté intérieure, elle n'a de cesse de transmettre une relation intime à la Terre, et de promouvoir le Féminin authentique dans un monde qui l'a oublié. Son récit passionnant nous fait vivre au jour le jour cette révolution.
Résumé : Jean-Pierre Vernant (1914-2007), philosophe et helléniste d'exception, a révolutionné la compréhension de la Grèce antique et la réflexion sur la place des cultures anciennes dans le monde contemporain. Plus de dix ans après sa disparition, le moment est venu de porter un regard distancié sur le parcours d'un homme qui a toujours entrelacé sa vie de chercheur et sa vie de citoyen. Car Vernant s'est nourri en permanence des débats de son époque pour faire de l'étude des anciens Grecs une force intellectuelle libératrice. Mais avec le temps, l'écart se creuse avec les conditions originelles de la création de son oeuvre. Le risque existe que la diversité de cette pensée ne soit réduite aux approximations d'une vulgate appauvrie. Les auteurs sollicités pour ce volume représentent des pays, des disciplines et des courants de pensée divers, de la science politique à l'archéologie, de la philologie à l'histoire de l'art ou l'histoire des religions. Ils mènent une réflexion qui entrecroise les considérations sur l'action de Vernant citoyen, l'analyse approfondie de son oeuvre et la mise en perspective de la réception de cette oeuvre dans différents pays et institutions. En se focalisant sur l'étude du religieux, sur le politique et la question de la cité, enfin sur le rayonnement international de Vernant, ils reconsidèrent une pensée multiforme, la replacent dans son contexte et montrent par quelles voies elle a exercé son influence, bref ressaisissent ce qui en fit l'originalité, la puissance et le rayonnement.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.