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SUR LE CIEL [ENNEADE II, 1 (40)]
PLOTIN
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711615940
L'histoire de la philosophie a toujours vu en Plotin un métaphysicien. Porphyre ne dit-il pas de son maître qu'il connaissait parfaitement la géométrie, l'arithmétique, la mécanique, l'optique et la musique, mais qu'il n'était pas enclin à approfondir davantage ces disciplines ? Ce peu de goût pour les mathématiques et la physique n'a pourtant pas empêché Plotin de rédiger quelques traités exclusivement consacrés à des questions de physique et de cosmologie, traités qui furent les grands oubliés des études néoplatoniciennes. Parmi ceux-ci, le traité Sur le ciel est d'une importance capitale aussi bien en raison du sujet qu'il aborde que du débat philosophique qu'il engage avec la tradition. La vision plotinienne du monde et du ciel doit en effet trouver sa place au sein des théories cosmologiques dominantes à son époque celles transmises par le Timée de Platon, le De Caelo d'Aristote, et la vision stoïcienne de l'univers. Il va sans dire que Plotin se veut un exégète des doctrines platoniciennes, mais le présent traité montre peut-être plus que tout autre la difficile cohabitation de l'indépendance d'esprit et de la fidélité aux textes du maître. Ce qui se présente comme une exégèse du Timée devient en fait une " trahison " des enseignements qui y sont contenus. Le traité II, 1 (40) fut le théâtre d'une rébellion, celle d'un interprète platonicien qui tente de lire dans le Timée, une théorie qui ne s'y trouve pas.
Né en Egypte au début du IIIe siècle de notre ère, Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et y inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui "néoplatonicienne". De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six "neuvaines": les Ennéades. Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, "l'Intellect", et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est "l'Un". La présente collection regroupe, en 9 volumes, les 54 traités de Plotin, traduits et présentés dans l'ordre chronologique qui fut celui de leur rédaction.
Luc Brisson est directeur de recherches au CNRS, traducteur, entre autres, dans la GF, de plusieurs dialogues de Platon (Le Banquet, Apologie de Socrate, Phèdre, Les Lois...). Jean-François Pradeau est maître de conférences en philosophie ancienne à l'université Paris-X-Nanterre. Il a traduit, dans la GF, l'Alcibiade, le Philèbe, le Politique et Les Lois de Platon, ainsi que les Fragments d'Héraclite. Traductions sous la direction de Luc Brisson et Jean-François Pradeau. Ce volume est le sixième d'une série qui rassemblera l'ensemble des 54 traités rédigés par Plotin au IIIème siècle de notre ère. Plotin est le principal représentant de ce que l'on désigne sous le terme de "néo-platonisme". Philosophie de l'ascèse, du détachement de l'âme vis-à-vis du corps, le néo-platonisme va de pair avec une visée pédagogique : la pratique de la philosophie doit à terme conduire l'âme à communier avec le principe premier qui est "l'Un". Il comprend les traités 38 à 41. Soit : (VI 7) 38. Comment la multiplicité des idées s'est établie et sur le bien ; (VI 8) 39. Sur le volontaire ; (II 1) 40. Sur le monde ; (IV 6) 41. Sur la sensation et la mémoire.
Né en Égypte au début du IIIe siècle apr. J.-C., Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et y inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui néoplatonicienne. De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six "neuvaines" les Ennéades. Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, l'intellect et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est "l'Un". La présente collection regroupera, en neuf volumes, les cinquante-quatre traités de Plotin. traduits et présentés dans l'ordre chronologique qui fut celui de leur rédaction.
Né en Egypte au début du IIIe siècle de notre ère, Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui "néoplatonicienne". De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six "neuvaines" : les Ennéades. Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, "l'Intellect", et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est "l'Un". La présente collection regroupe, en 9 volumes, les 54 traités de Plotin, traduits et présentés dans l'ordre chronologique qui fut celui de leur rédaction. Ce volume contient les Traités 30 à 37 : 30. Sur la contemplation ; 31. Sur la beauté intelligible ; 32. Sur l'intellect et que les intelligibles ne sont pas hors de l'intellect, et sur le Bien ; 33. Contre les gnostiques ; 34. Sur les nombres ; 35. Comment se fait-il que les objets vus de loin paraissent petits ? ; 36. Si le bonheur s'accroît avec le temps ; 37. Sur le mélange total.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.