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Atlas des minorités en Europe. De l'Atlantique à l'Oural, diversité culturelle
Plasseraud Yves
AUTREMENT
14,95 €
Épuisé
EAN :9782746706293
Alors que l'Union européenne compte dorénavant 25 Etats et à l'heure où chacun cherche un fonds culturel commun à tous les Etats de l'Union européenne, il semble important de parler des minorités, car celles-ci font partie intégrante de la construction d'une "culture européenne". En effet, loin de s'opposer, métissage et maintien des cultures différentes et en particulier des langues sont complémentaires. La prise en compte de l'identité collective des groupes minoritaires, voire un certain enracinement, loin de n'être qu'un réflexe "tribal", apparaît souvent de nos jours comme un antidote aux dérives du fanatisme "identitaire" et de l'ensauvagement urbain. Et les désordres auxquels on assiste aujourd'hui, de la Tchétchénie aux banlieues des métropoles européennes, sont moins dus en effet au déchaînement d'un excès d'identité qu'au contrecoup différé d'une insuffisante reconnaissance identitaire. Les meilleurs spécialistes se trouvent ici réunis pour décrypter et analyser les minorités nationales, ethniques, linguistiques et culturelles de l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, qu'elles soient territoriales ou diasporiques. En une centaine de cartes et infographies, leur ambition est de montrer que les minorités, au-delà d'être un "problème", sont avant tout constitutives de l'Europe.
Le style baroque, défini dans un premier temps par Aloïs Riegl et Heinrich Wölfflin à partir de l'art du XVIIe siècle, est devenu un concept qui s'est élargi au-delà de ses frontières initiales, si bien que l'on a pu l'appliquer, par exemple, au cinéma, art du 20e siècle. En effet, parce qu'il est un dispositif de projection d'ombres, d'artifices, d'illusions, de mise en mouvement des images, le cinéma semble correspondre au désir profond du baroque de dépasser la représentation réaliste du monde pour accéder à la dimension de l'imaginaire. Mais cette utilisation du concept de baroque au cinéma ne va pas de soi, et tout l'enjeu de ce livre, qui vient après des tentatives éparses et parfois contradictoires, est d'offrir une présentation synthétique d'un cinéma baroque qui est envisagé sous l'angle de sa métaphysique illusionniste et de sa physique de l'infiniment divers. Il s'agit donc de proposer une théorie du cinéma au regard du baroque, à partir d'analyses d'?uvres de cinéastes qui se sont dits influencés par ce style, comme Raoul Ruiz, Peter Greenaway ou Emir Kusturica. C'est aussi l'occasion de relire les films de réalisateurs reconnus, comme Orson Welles, Federico Fellini, Max Ophuls, Alain Resnais ou David Lynch et de découvrir des cinéastes plus marginaux, comme Kenneth Anger, Jos Stelling, Alejandro Jodorowsky, style du passé. Il est un miroir qui permet surtout de penser notre monde moderne, et d'offrir au cinéma des possibilités de renouvellement formel laissant espérer, pour l'avenir, de riches perspectives de développements.
Il y a les guerres de tranchées, les guerres de mouvement, les guerres de cent ans, les guerres symétriques et asymétriques, mais il y a aussi les guerres de mots, les guerres d'idées, et notamment les guerres d'idées reçues qui circulent de nation à nation. Chacune essaie de disqualifier l'autre en s'appuyant sur des clichés, des stéréotypes éprouvés et souvent séculaires : l'autre est laid, l'autre est immoral, l'autre ne sait pas parler, l'autre est maladroit, puant, goinfre, vicieux, parjure, etc. Le présent essai est une tentative d'identifier ces stéréotypes racistes et xénophobes qui, au sein des principales nations européennes et au cours de l'Histoire, sont adressés par la France à ses voisins et par ses voisins à la France. Il en dresse la liste. Il tente de voir s'ils ont quelque logique systémique, et de comprendre par quels canaux (pamphlets, histoires drôles, petite presse, poèmes, chansons, grande littérature) ils se diffusent dans les opinions nationales avec souvent une remarquable longévité. "Boches" , "rosbifs" , "mangeurs de grenouilles" , "mal de Naples" , "perfide Albion" , "grippe espagnole" , "cosaques" , "vandales" et autres "macaronis" forment ainsi - au sein d'un vaste discours injurieux qui double le discours policé des diplomates - une sorte de rhétorique de dénominations haineuses, de grande mythologie et de panthéon européen qui méritait une cartographie et une anthologie.
Des années 50 aux années 90, une chape de plomb est tombée sur la population litvake d'Union soviétique rescapée de la Shoah. Les survivants gardèrent le silence sur leur histoire et sur leurs souffrances. Cet ouvrage est le premier en France à restituer la parole oblitérée des héritiers d'une culture encore vivante, tirée aujourd'hui de l'oubli. Ces juifs de "nulle part" dont parle Czeslaw Milosz, ces esprits désireux d'être les témoins inflexibles de leur temps, qu'ils soient religieux ou séculiers, bundistes ou sionistes, yiddishistes, ou hébraïsants, lettrés ou non, ont, durant des siècles, façonné la "yiddishkayt" et marqué de leur empreinte toute une civilisation. Ici s'expriment la richesse, la spécificité et les contradictions d'une communauté que le nazisme et ses collaborateurs ont fait sombrer dans le néant. La diversité des points de vue contrastés, et parfois même conflictuels, ne nuit en rien à cet hommage. Bien au contraire, elle le renforce. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
IntroductionJusqu'à la fin du XXe siècle, les observateurs s'accordaient à penser que l'homogénéisation des États et la mondialisation conduiraient inéluctablement les groupes ethniques minoritaires, qu'ils soient autochtones ou immigrés, à ne plus jouer qu'un rôle marginal sur la scène européenne. Beaucoup s'en réjouissaient alors que d'autres, plus rares, trouvaient ce phénomène d'entropie culturelle inquiétant.Or, il s'avère aujourd'hui que c'est le phénomène inverse qui s'est produit. Stimulées par leur résistance à l'homogénéisation, un certain nombre de minorités sont aujourd'hui au premier plan de l'actualité et tendent de plus en plus à imposer à l'Europe leur rythme. Ainsi, Régis Debray - pourtant de tradition jacobine - affirmait récemment que le XXIe siècle serait celui des minorités. Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, lui faisait écho en écrivant «Le "peuple" ne s'appréhende plus comme une masse homogène, il s'éprouve plutôt comme une succession d'histoires singulières, une addition de situations spécifiques. C'est pourquoi les sociétés contemporaines se comprennent de plus en plus à partir de la notion de minorité. La minorité n'est plus la "petite part" (devant s'incliner devant une "grande part"): elle est devenue une des multiples expressions diffractées de la totalité sociale.»Cette évolution s'impose dans le contexte nouveau d'un affaiblissement historique des États nations européens. Pendant des siècles, ceux-ci n'ont cessé de renforcer leur pouvoir par centralisation croissante et intégration des périphéries. Aujourd'hui, sans que l'on en ait toujours bien pris conscience, tout a changé. Confrontés à une mondialisation qui érode à la fois leurs pouvoirs et leur raison d'être, contestés par leurs administrés qui ne font plus guère confiance au pouvoir politique, les États européens se voient cantonnés à un rôle secondaire. Entre les intérêts d'entreprises multinationales, toujours plus puissantes, les exigences des organisations intergouvernementales universelles (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.), les diktats des agences de notation et les arcanes de l'intégration européenne, leurs appareils institutionnels et législatifs, vieillis, paraissent tourner à vide.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.
Cet atlas saisit, à l'échelle du continent européen et de ses colonies, les dynamiques et les bouleversements qui ont eu lieu pendant trois siècles, du XVIe au XVIIIe siècle : Les révolutions intellectuelles, les découvertes et innovations scientifiques. L'entrée dans les guerres modernes. L'ouverture au monde et l'exploration de nouveaux territoires. Grâce à près de 120 cartes, cet atlas permet de comprendre comment l'Europe s'est transformée d'un point de vue politique, économique et culturel.