Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lituanie juive 1918-1940. Message d'un monde englouti
Plasseraud Yves ; Minczeles Henri
AUTREMENT
20,30 €
Épuisé
EAN :9782746708532
Des années 50 aux années 90, une chape de plomb est tombée sur la population litvake d'Union soviétique rescapée de la Shoah. Les survivants gardèrent le silence sur leur histoire et sur leurs souffrances. Cet ouvrage est le premier en France à restituer la parole oblitérée des héritiers d'une culture encore vivante, tirée aujourd'hui de l'oubli. Ces juifs de "nulle part" dont parle Czeslaw Milosz, ces esprits désireux d'être les témoins inflexibles de leur temps, qu'ils soient religieux ou séculiers, bundistes ou sionistes, yiddishistes, ou hébraïsants, lettrés ou non, ont, durant des siècles, façonné la "yiddishkayt" et marqué de leur empreinte toute une civilisation. Ici s'expriment la richesse, la spécificité et les contradictions d'une communauté que le nazisme et ses collaborateurs ont fait sombrer dans le néant. La diversité des points de vue contrastés, et parfois même conflictuels, ne nuit en rien à cet hommage. Bien au contraire, elle le renforce. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Il y a les guerres de tranchées, les guerres de mouvement, les guerres de cent ans, les guerres symétriques et asymétriques, mais il y a aussi les guerres de mots, les guerres d'idées, et notamment les guerres d'idées reçues qui circulent de nation à nation. Chacune essaie de disqualifier l'autre en s'appuyant sur des clichés, des stéréotypes éprouvés et souvent séculaires : l'autre est laid, l'autre est immoral, l'autre ne sait pas parler, l'autre est maladroit, puant, goinfre, vicieux, parjure, etc. Le présent essai est une tentative d'identifier ces stéréotypes racistes et xénophobes qui, au sein des principales nations européennes et au cours de l'Histoire, sont adressés par la France à ses voisins et par ses voisins à la France. Il en dresse la liste. Il tente de voir s'ils ont quelque logique systémique, et de comprendre par quels canaux (pamphlets, histoires drôles, petite presse, poèmes, chansons, grande littérature) ils se diffusent dans les opinions nationales avec souvent une remarquable longévité. "Boches" , "rosbifs" , "mangeurs de grenouilles" , "mal de Naples" , "perfide Albion" , "grippe espagnole" , "cosaques" , "vandales" et autres "macaronis" forment ainsi - au sein d'un vaste discours injurieux qui double le discours policé des diplomates - une sorte de rhétorique de dénominations haineuses, de grande mythologie et de panthéon européen qui méritait une cartographie et une anthologie.
Le style baroque, défini dans un premier temps par Aloïs Riegl et Heinrich Wölfflin à partir de l'art du XVIIe siècle, est devenu un concept qui s'est élargi au-delà de ses frontières initiales, si bien que l'on a pu l'appliquer, par exemple, au cinéma, art du 20e siècle. En effet, parce qu'il est un dispositif de projection d'ombres, d'artifices, d'illusions, de mise en mouvement des images, le cinéma semble correspondre au désir profond du baroque de dépasser la représentation réaliste du monde pour accéder à la dimension de l'imaginaire. Mais cette utilisation du concept de baroque au cinéma ne va pas de soi, et tout l'enjeu de ce livre, qui vient après des tentatives éparses et parfois contradictoires, est d'offrir une présentation synthétique d'un cinéma baroque qui est envisagé sous l'angle de sa métaphysique illusionniste et de sa physique de l'infiniment divers. Il s'agit donc de proposer une théorie du cinéma au regard du baroque, à partir d'analyses d'?uvres de cinéastes qui se sont dits influencés par ce style, comme Raoul Ruiz, Peter Greenaway ou Emir Kusturica. C'est aussi l'occasion de relire les films de réalisateurs reconnus, comme Orson Welles, Federico Fellini, Max Ophuls, Alain Resnais ou David Lynch et de découvrir des cinéastes plus marginaux, comme Kenneth Anger, Jos Stelling, Alejandro Jodorowsky, style du passé. Il est un miroir qui permet surtout de penser notre monde moderne, et d'offrir au cinéma des possibilités de renouvellement formel laissant espérer, pour l'avenir, de riches perspectives de développements.
Alors que l'Union européenne compte dorénavant 25 Etats et à l'heure où chacun cherche un fonds culturel commun à tous les Etats de l'Union européenne, il semble important de parler des minorités, car celles-ci font partie intégrante de la construction d'une "culture européenne". En effet, loin de s'opposer, métissage et maintien des cultures différentes et en particulier des langues sont complémentaires. La prise en compte de l'identité collective des groupes minoritaires, voire un certain enracinement, loin de n'être qu'un réflexe "tribal", apparaît souvent de nos jours comme un antidote aux dérives du fanatisme "identitaire" et de l'ensauvagement urbain. Et les désordres auxquels on assiste aujourd'hui, de la Tchétchénie aux banlieues des métropoles européennes, sont moins dus en effet au déchaînement d'un excès d'identité qu'au contrecoup différé d'une insuffisante reconnaissance identitaire. Les meilleurs spécialistes se trouvent ici réunis pour décrypter et analyser les minorités nationales, ethniques, linguistiques et culturelles de l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, qu'elles soient territoriales ou diasporiques. En une centaine de cartes et infographies, leur ambition est de montrer que les minorités, au-delà d'être un "problème", sont avant tout constitutives de l'Europe.
A travers l'histoire des théories de la réception filmique, de la période muette à nos jours, l'opposition idéologique entre collectivisme et individualisme transparaît dans la valorisation de la vision collective des films en salle ou de la dimension individuelle de l'expérience spectatorielle.
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.