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Philosophie à outrance. Cinq essais de métaphysique contemporaine
Pinchard Bruno
EME MODULAIRES
17,50 €
Épuisé
EAN :9782875250278
Bruno Pinchard poursuit dans ce livre son parti pris d'une invention métaphysique contemporaine. Prenant acte de la disparition d'une philosophie de l'esprit qui se définisse par rapport à l'Absolu et ne trouvant aucune raison de borner les jeux de l'intelligence au seul art commun de faire des phrases, il cherche dans des mots-concrétions: nom, masque, tarot, occultation, polyphonie, les résonances et les analogies d'une parole antérieure au discours. Il montre comment de telles rencontres tiennent curieusement tête au chaos et participent à l'édification d'un Mémorial de la splendeur. La poursuite d'un dessein métaphysique contemporain ne va pas sans de telles outrances. Après Malebranche et sa critique de la représentation, la mémoire du Pantagruélisme selon Rabelais, le Mémorial de Pascal et une certaine Mythodicée issue de Leibniz sont entraînés dans une véritable reconfiguration du paysage spéculatif, en hauteur et en profondeur. Mais cette façon de perpétuer à tout prix un regard métaphysique aurait cette conséquence imprévue: la partie contre l'absurde n'est pas toujours perdue, pourvu qu'on cesse de penser avec des idées (et les techniques auxquelles elles s'asservissent), pour se souvenir de l'excellence des noms, des rites et des dieux.
Quelle idée libre la terre peut-elle encore porter en un temps d'exécration, de désertification et d'universalisation hâtive ? Cette question attend une réponse qui dépasse les oppositions simples entre mythologie et philosophie. En rupture avec les allégations de Heidegger, Bruno Pinchard cherche à définir la place d'un humanisme latin dans un monde désormais accaparé par les forces exclusives de la technologie et de la religion. Ce parcours, qui s'inscrit dans le sillage de Virgile, Dante, Vico, Chateaubriand, cherche à deviner les destins de l'Occident à travers le passage irréversible qui, de l'installation bornée dans les terres, conduit les peuples à l'exil universel de la mer. Ce chemin a un nom : Hespérie.
Résumé : La question " y a-t-il une histoire de la métaphysique ? " engage le destin de la philosophie elle-même dans son passé, son présent et son avenir. Cette question peut en effet s'entendre en plusieurs sens: y a-t-il une histoire spécifique de la métaphysique liée à ses objets et à ses concepts ? La métaphysique fournit-elle la clé d'intelligibilité de l'histoire de la philosophie ? L'histoire de la philosophie comporte-t-elle une phase pré-métaphysique et une phase post-métaphysique ? La fin de la métaphysique est-elle une réalité ou une fiction ? L'avenir dela métaphysique se trouve-t-il dans la philosophie analytique ? Celle-ci ne conduit-elle pas au contraire à en anémier les enjeux ? Dans ce volume, il s'agit moins de reprendre en tant que tels des exposés académiques sur telle ou telle doctrine que de relire les grands auteurs à la lumière de l'histoire accomplie pour faire apparaître la raison profonde de leurs conceptions et de leurs successions. C'est une voie privilégiée pour accéder à la consistance propre du questionnement métaphysique, qui ne saurait se ramener à une simple histoire des idées. Ainsi la compréhension de l'histoire de la métaphysique doit permettre d'éclairer à nouveaux frais la nature même de la philosophie dont elle peut être tenue tantôt pour une partie, elle-même transitoire, et tantôt pour le tout. Quel avenir pour la métaphysique ? Cette dernière question est sous-jacente à l'ensemble du volume.
Cette enquête cherche à travers une critique mythologique de la raison une nouvelle mesure de l'esprit. Le conflit dans la culture italienne entre la scolastique et l'humanisme a anticipé ce mouvement de pensée, engendrant une fabbrica della mente, c'est-à-dire l'architecture d'un esprit dont les significations s'étendent au-delà des savoirs clairs et distincts. Héritier de ces traditions, Giambattista Vico (1668 - 1744) a mesuré le premier quel renouvellement des pouvoirs de la raison était exigé par la compréhension des signes que la civilisation véhicule. Si l'esprit se trouve radicalement multiplié au cours de ce développement, il ne le doit pas tant à sa propre dialectique qu'à son dédoublement sur l'obstacle de l'irreprésentable, le nom ou l'origine. La division de l'esprit livre le monde à l'action d'une nature infinie conférant tout leur efficace à nos actes, rationnels ou symboliques. Suivre la propagation de ce principe à travers les espaces sacrés du paganisme, c'est confronter la mémoire de l'antique et une dynamique des formes, telle que René Thom la définit, pour répondre à la question sans échappatoire autour de laquelle se meut tout le livre : quelle est l'ontologie de la métamorphose ?
La question du Sens et des clés de son interprétation revient au premier plan des interrogations actuelles. En témoignent des approches aussi différentes que la psychanalyse jungienne, l'épistémologie d'un G Bachelard, l'herméneutique de P Ricoeur ou la mythanalyse de G Durand. Toutes revendiquent d'ailleurs, chacune à sa manière, l'imaginaire et le symbole comme accès traditionnels au sacré qui donne sens. Toutefois, instruments privilégiés de la " Raison Hermétique ", imaginaire et symbole peuvent-ils conserver leur fonction médiatrice entre ciel et terre, tout en se transposant dans les catégories imposées par la philosophie contemporaine ? C'est le problème fondamental que traite Patrick Geay dans le présent ouvrage. Au terme d'une enquête historique serrée, il montre que, tributaire d'une évolution dominée par le rationalisme, la pensée occidentale a progressivement discrédité l'idée d'une métaphysique supra-rationnelle dont "l'image" constituait le miroir intelligible. Du nominalisme médiéval à l'esthétique de Hegel, en passant par Descartes, Kant ou la mystique de saint Jean de la Croix, l'auteur dévoile les effets d'une exclusion qui voue aujourd'hui l'Imaginal (H Corbin) à l'insignifiance, en lui conférant une autonomie toute psychologique et illusoire. La troisième partie de l'ouvrage expose les doctrines qui, au sein des trois religions monothéistes, pourraient inspirer le rétablissement du rôle traditionnel de l'image et du symbole dans la pensée occidentale moderne.
Le Temps n'existe pas. Le paradoxe est de le relever. Troisième degré. Membre de la Grande Loge de Belgique après avoir été initié au Grand Orient, ayant parcouru l'entièreté des degrés maçonniques jusqu'au 33e, l'auteur nous incite à réfléchir sur la valeur et la qualité de ce qu'il est convenu de nommer... "le Temps" !
L'hospitalisation, avec la coupure radicale qu'elle entraîne par rapport à l'activité normale, familiale, professionnelle et sociale, est une situation à laquelle nous sommes tous probablement confrontés, un jour ou l'autre. Cette "coupure" souvent soudaine est, c'est l'évidence, fréquemment génératrice d'isolement du patient ou du résident qui se trouve confronté sans préparation à l'inactivité, au sentiment d'impuissance, à la souffrance, à la solitude et à l'angoisse...
Partant de la révolution qu'a entraînée au XXe siècle le développement de la mécanique quantique et la physique des particules, le physicien et philosophe Basarab Nicolescu explore dans ce livre la nature de la "Réalité" et son lien avec le "Réel" , et nous montre comment l'étude expérimentale de phénomènes invisibles pour les organes des sens conduit à de nouveaux concepts, et par suite à une nouvelle vision du monde, radicalement différente de celle de la modernité...