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Elégies documentaires
Pic Muriel
MACULA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782865890958
Dans ses élégies- poèmes aux sujets variés mais le plus souvent mélancoliques ? l'auteur, dans des textes beaux et mystérieux, lève le voile sur trois utopies : "Les élégies documentaires parlent d'une île, de ruches, d'une constellation. Les documents reproduits ont été trouvés dans des archives privées et publiques. Elles viennent de marchés aux puces, ont été parfois reproduites dans des ouvrages d'histoire. L'île de Rügen, sur la mer baltique, où Hitler lança la construction d'un camp de vacances, immense bâtiment inachevé devenu ruine insulaire. Les ruches, modèle d'architecture communautaire qui a nourri bien des utopies, sont celles des kibboutzim, dont le miel est devenu une guerre qui continue de sévir. La constellation d'Orion, enfin, sous le ciel de laquelle s'est préparée la Seconde Guerre mondiale tandis que l'observation des étoiles et les équations d'Einstein permettaient aux scientifiques d'inventer la bombe atomique. A partir des documents, j'ai été conduite à me demander ce que représente le tourisme de masse, quelle est la valeur du travail, comment regardons-nous les étoiles, que reste-t-il des utopies ? Telles sont quelques-unes des associations à partir desquelles la poussière est devenue élégie."
Résumé : Ce volume réunit Le Dernier Printemps de Rosa Luxemburg, Mon coeur dévoré et Les Preneurs d'astres, trois poèmes dramatiques qui naviguent entre le théâtre, la poésie et l'essai. Eloges de l'amour, voyages par la sensation et le rêve à travers les siècles, réflexions sur notre faculté d'orientation dans le chaos du monde, ils opposent à la résignation et au désespoir le pouvoir de l'imagination. MATHILDE. La révolutionnaire qui meurt le sacrifice les fleurs par-dessus on a déjà vu ça. BRECHT. Ce sont les faits. MATHILDE. On peut les changer. BRECHT Pour quoi faire ? MATHILDE Sauver Rosa vaincre l'injustice faire la révolution par l'imagination. Muriel Pic, Le Dernier Printemps de Rosa Luxemburg, 2024.
Résumé : Réédition d'un texte fondamental de l'histoire de l'art, Le Regard de Georges Salles. En 1939, alors qu'il est conservateur au département des arts asiatiques du Louvre, Georges Salles publie Le Regard (avec le sous-titre : La collection - Le musée - La fouille - Une journée - L'école). Il a 50 ans et travaille depuis dix-huit ans au Louvre. Il en connaît toutes les facettes puisqu'il s'est vu confier des missions de plus en plus importantes dans un musée en mutation. En une centaine de pages, il résume avec une grande clarté et une sensibilité teintée de nostalgie son rapport d'esthète à la collection. Une collection, celle du Louvre, qu'il voudrait universelle. En six chapitres, Georges Salles cherche à nous faire ressentir dans ce livre considéré comme essentiel par Walter Benjamin la valeur esthétique des choses, l'attrait de la forme et de la matière plus que le substrat savant qui l'entoure. Il parle du goût et rattache son propos à une histoire de l'oeuvre qui rejette toute surcharge de médiation. S'il ne nie pas le rôle éducatif du musée, il constate que " l'objet pour exister doit se laisser goûter ". La réédition de ce texte fondamental et depuis trop longtemps épuisé est publié avec un appareil critique de Françoise Mardrus, une préface de Muriel Pic, et illustré par l'artiste Jean-Michel Alberola qui a rendu significative la rencontre entre Walter Benjamin et Georges Salles à travers son oeuvre Cosmos 1939. Georges Salles/Walter Benjamin présentée en 2018 au Centre Dominique-Vivant Denon au Louvre.
Résumé : L'argument du rêve est un ensemble de poèmes documentaires ou poèmes-essais qui, en trois temps, posent la question du corps. Entre l'intime et le politique, le corps biologique et le corps social, les poèmes témoignent de la manière dont les idéologies nous conditionnent et dont les corps sont possédés par des mots d'ordre. A chaque fois, les images proposent au lecteur un voyage temporel et une confrontation avec les faits qui font voix. Il s'agit de susciter une participation active de celui qui lit en soulevant des questions, attendu que la véritable question de ce volume, dont l'ambition est aussi didactique, peut être formulée ainsi : comment regardons-nous les victimes ? Et, à son revers, depuis les traces : comment nous regardent-elles ? Les kamikazes d'Okinawa, les naturistes d'Orplid, les migrants comme les ermites du Dodécanèse sont des documents humains. Les uns pris dans la Guerre du Pacifique et l'idéologie militaire, les autres dans une idéologie du retour à la nature, dont l'utopie a suscité bien des opportunismes et les derniers dans une catastrophe, dont la vision oscille ici entre mythe religieux et réalité migratoire du troisième millénaire. Chaque poème est conté par une voix soeur, transportée par le rêve jusqu'aux évènements et jusqu'à nous, en collectant des éclats de mots et d'images. Ce sont des fantômes de l'étonnement, bienveillantes présences qui encouragent à cheminer entre les corps pulvérisés : la poétesse japonaise Sei Shônagon, la poétesse allemande Annette von Droste-Hülsshof, les poètes Robert Lax et Loránd Gáspár, qui prêtent également leurs photographies, le dernier volet du recueil débouchant sur le contemporain.
St Clair William ; Carlier Jeannie ; Carlier Marie
Résumé : "Stupide spoliateur, misérable antiquaire aidé de ses infâmes agents" (Byron), "bienfaiteur de la nation anglaise, rénovateur du goût" (Benjamin West) - la personnalité fascinante de Lord Elgin résume à elle seule l'épopée archéologique du XIXe siècle.? Elgin sauva-t-il de la "barbarie" turque les admirables sculptures de Phidias aujourd'hui conservées au British Museum ? Commit-il un sacrilège en dépouillant un monument illustre qui avait résisté vingt-trois siècles aux assauts du temps et des hommes ? C'est la question que pose ce livre. Il raconte comment, au hasard des renversements d'alliances et des coups d'éclat militaires de Bonaparte ou de Nelson, deux équipes d'"archéologues" anglais et français (des hommes d'action, des aventuriers) se disputent les chefs-d'oeuvre de l'Acropole sous l'oeil tour à tour sourcilleux et perplexe de l'occupant turc. Comment ils arrachent les métopes, scient les corniches, descellent les sculptures géantes des frontons, comment ils parviennent en pleine guerre à transporter leur butin jusqu'à Londres ou Paris. Comment on les y accueille, et comment Elgin, si avide qu'il était d'apporter à l'Angleterre le supplément d'âme qui ferait d'elle une grande nation créatrice, finira ruiné, trompé, amer, accablé sous le poids de ces pierres qu'il croyait avoir rendues à la culture occidentale.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).