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SCHOPENHAUER UNE PHILOSOPHIE DE LA TRAGEDIE
PHILONENKO
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711606054
Schopenhauer est le dernier des grands philosophes de l'idéalisme allemand. On a voulu décrire suivant un schème précis et lourd de signification, en l'occurrence la spirale, le mouvement interne et ascensionnel de la pensée qui constitue l'intuition organique de la pensée de Schopenhauer. Le point de départ sera constitué par l'étude de la dianoiologie - science de l'entendement - ensuite l'analyse s'élargira dans l'examen de la Métaphysique de la nature, suivi par celui de la Métaphysique du Beau. Lentement à travers ces étapes s'édifiera la philosophie de la tragédie qui s'accomplit dans le développement de la phénoménologie de la vie éthique, qui à son terme, permettant de trouver la quiétude dans le renoncement, dévoile au plus profond de la douleur du monde le seul optimisme raisonnable, terme ouvert de la spirale.
Dans l'apothéose du désespoir on part du Contrat social pour aboutir aux Rêveries du promeneur solitaire. La théorie de la communauté exposée dans le Contrat social montre l'homme tel qu'il aurait dû être. Mais la bonne totalité n'est qu'un rêve. JA. Rousseau se replie dans l'Emile sur un individu qu'il prétend éduquer dans la solitude. On assiste ici à la tentative désespérée du médecin du monde pour enrayer le progrès implacable qui ronge comme une maladie mortelle le monde humain. En dépit des richesses de la pensée éducative chez Rousseau, il n'est pas déraisonnable de penser que le désespoir l'envahissait de plus en plus. A la fin il se retrouve seul avec lui-même. Le médecin de l'humanité s'efface, comme le théoricien de la réforme des moeurs domestiques. Rousseau n'a plus qu'un homme à soigner et c'est lui-même. La tentative de régénération morale de la société et de l'homme s'abîme dans le dialogue de la pensée avec soi d'où doit émerger au moins comme monument dans la catastrophe générale le discours désespéré et vrai d'un homme qui veut croire qu'il est pur et saint. Ce troisième et dernier volume est dantesque; plus on va, plus on se dirige vers une solitude de plus en plus claire, même si en son essence pure elle est inexplicable. Là se trouve la signature capitale du malheur: "Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime". (JJ. Rousseau). Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko, professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Ces essais ont l'ambition de cerner chez les philosophes modernes, de Machiavel à Tolstoï, en passant par Kant, Fichte, Hegel et d'autres, les grandes thèses susceptibles de contribuer à l'élaboration d'une philosophie de la guerre. Mis en même temps ils veulent contribuer à une section de la théorie de la guerre dans la mesure où la stratégie classique ou encore conventionnelle redevient un problème fondamental. On s'étonnera certes que le philosophe dont la vocation est la recherche de l'Etre se penche avec soin sur la guerre. Mais le philosophe ne serait pas philosophe si ainsi il n'allait à la rencontre de l'homme saisi par la violence et en proie à l'angoisse, au destin, à la mort. On envisage de compléter ce volume par un second, déjà avancé et comprenant notamment une analyse de la pensée de Clausewitz, et des études consacrées à des aspects plus modernes de la philosophie et de la théorie de la guerre.
Dans le premier volume de cet ouvrage consacré à la philosophie kantienne, ne sont étudiées que la période dite pré-critique et la Critique de la Raison pure. On trouvera dans le second volume l'analyse de la pensée morale et politique de Kant
La dialectique de l'espoir et de l'existence à laquelle est consacrée ce second volume s'inscrit dans le cadre du premier grand remède proposé par JA. Rousseau la réforme des moeurs domestiques. On pourrait penser que l'analyse de La Nouvelle Héloïse délivre l'esprit des difficultés suscitées par la théorie de l'Etat de nature. Mais la démarche qu'il convient de suivre est encore plus délicate, plus nuancée: toute la richesse intime de l'homme vivant dans la simplicité selon les lois de la nature et de la communauté se dévoile et fait surgir des antithèses déchirantes. Rousseau a composé une musique aussi vraie qu'inconnue et que rien n'égale. Il reste que la tension de l'espoir et de l'existence s'effondrera et qu'il n'existe point de bonne solution à la question du mal. Ce drame nerveux conduira Rousseau vers une solitude qu'il ne voulut jamais. Ce chemin implacable vers une solitude à laquelle il devait se résigner est l'objet du troisième volume. Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko Professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.-J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.