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JEAN-JACQUES ROUSSEAU ET LA PENSEE DU MALHEUR 2, L'ESPOIR ET L'EXISTENCE
PHILONENKO
VRIN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782711608409
La dialectique de l'espoir et de l'existence à laquelle est consacrée ce second volume s'inscrit dans le cadre du premier grand remède proposé par JA. Rousseau la réforme des moeurs domestiques. On pourrait penser que l'analyse de La Nouvelle Héloïse délivre l'esprit des difficultés suscitées par la théorie de l'Etat de nature. Mais la démarche qu'il convient de suivre est encore plus délicate, plus nuancée: toute la richesse intime de l'homme vivant dans la simplicité selon les lois de la nature et de la communauté se dévoile et fait surgir des antithèses déchirantes. Rousseau a composé une musique aussi vraie qu'inconnue et que rien n'égale. Il reste que la tension de l'espoir et de l'existence s'effondrera et qu'il n'existe point de bonne solution à la question du mal. Ce drame nerveux conduira Rousseau vers une solitude qu'il ne voulut jamais. Ce chemin implacable vers une solitude à laquelle il devait se résigner est l'objet du troisième volume. Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko Professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.-J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Nous avons étudié la pensée de Kant et de Fichte pendant l'année 1793. En ce temps-là naissait un monde nouveau. Le 20 septembre 1792 se livre la célèbre bataille de Valmy. Valmy, défaite de la monarchie du point de vue de la stratégie, était d'abord une défaite morale, la ruine d'un monde éthique. A Kant, le plus grand philosophe du XVIIIeme siècle, se posa la question : " Qu'est-ce que la Révolution ? " A Fichte, encore inconnu, la même question se posa. Leurs réponses bien différentes symbolisent et expriment le sens de la transformation du monde qui s'effectua alors. Fichte se sépara de Kant dans la pensée politique et ainsi, alors qu'un monde nouveau s'annonçait, une nouvelle philosophie prit naissance. Ainsi, si Fichte n'est pas le plus grand des philosophes modernes, il est le premier d'entre eux. S'attacher à sa pensée ce n'est pas seulement le comprendre ; c'est aussi nous comprendre nous-mêmes.
Des générations d'historiens de la philosophie ont toujours vu en Kant un penseur ignorant la tragédie de l'existence - son rationalisme a été compris par certains comme un renouveau inconscient de la scolastique - son refus de céder à la sentimentalité fut compris comme l'acte d'un homme qui ignorait la souffrance du coeur humain. On n'a pas compris Kant : incapable d'expliquer la source de l'ennui, il a indiqué l'unique méthode d'y remédier : c'est le primat de la raison morale et pratique. Kant fut un penseur serein qui savait pourquoi les hommes ne sont pas sereins et qui l'a dit. Ainsi est brisé le mythe du Kant n'ayant pas connu la tragédie de l'existence. Ceci nous impose un difficile devoir et une tâche pénible : débuter ce second volume par une analyse de la pensée anthropologique de Kant. Et nous devrons nous battre avec l'idée de progrès qui est, contrairement à ce que l'on croit, une des plus difficiles de la pensée kantienne". Le second volume de cet ouvrage est consacré à l'analyse de la pensée morale et politique de Kant. On trouvera dans le premier volume l'examen de la période dite pré-critique et la Critique de la Raison Pure.
Le présent travail est essentiellement consacré à l'interprétation de l'ouvrage qui constitue le coeur de la première philosophie de Fichte, le " Grundlage der gesamten Wissenschafteslehre " (1794). Les problèmes considérés sont divers et nombreux ; le problème de la connaissance notamment est étudié d'une manière détaillée et occupe une place importante. En effet, ce qui caractérise la philosophie fichtéenne de la vie est que tous les problèmes qu'elle examine et surtout le problème de la connaissance débouchent sur une certaine conception de la liberté humaine. Ainsi la théorie du savoir n'est en vérité qu'une théorie de la liberté. Fichte lui-même définissait ainsi sa philosophie : " Mon système, du début à la fin, n'est qu'une analyse du concept de la liberté ".
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.