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ESSAIS SUR LA PHILOSOPHIE DE LA GUERRE
PHILONENKO
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711606047
Ces essais ont l'ambition de cerner chez les philosophes modernes, de Machiavel à Tolstoï, en passant par Kant, Fichte, Hegel et d'autres, les grandes thèses susceptibles de contribuer à l'élaboration d'une philosophie de la guerre. Mis en même temps ils veulent contribuer à une section de la théorie de la guerre dans la mesure où la stratégie classique ou encore conventionnelle redevient un problème fondamental. On s'étonnera certes que le philosophe dont la vocation est la recherche de l'Etre se penche avec soin sur la guerre. Mais le philosophe ne serait pas philosophe si ainsi il n'allait à la rencontre de l'homme saisi par la violence et en proie à l'angoisse, au destin, à la mort. On envisage de compléter ce volume par un second, déjà avancé et comprenant notamment une analyse de la pensée de Clausewitz, et des études consacrées à des aspects plus modernes de la philosophie et de la théorie de la guerre.
Schopenhauer est le dernier des grands philosophes de l'idéalisme allemand. On a voulu décrire suivant un schème précis et lourd de signification, en l'occurrence la spirale, le mouvement interne et ascensionnel de la pensée qui constitue l'intuition organique de la pensée de Schopenhauer. Le point de départ sera constitué par l'étude de la dianoiologie - science de l'entendement - ensuite l'analyse s'élargira dans l'examen de la Métaphysique de la nature, suivi par celui de la Métaphysique du Beau. Lentement à travers ces étapes s'édifiera la philosophie de la tragédie qui s'accomplit dans le développement de la phénoménologie de la vie éthique, qui à son terme, permettant de trouver la quiétude dans le renoncement, dévoile au plus profond de la douleur du monde le seul optimisme raisonnable, terme ouvert de la spirale.
La dialectique de l'espoir et de l'existence à laquelle est consacrée ce second volume s'inscrit dans le cadre du premier grand remède proposé par JA. Rousseau la réforme des moeurs domestiques. On pourrait penser que l'analyse de La Nouvelle Héloïse délivre l'esprit des difficultés suscitées par la théorie de l'Etat de nature. Mais la démarche qu'il convient de suivre est encore plus délicate, plus nuancée: toute la richesse intime de l'homme vivant dans la simplicité selon les lois de la nature et de la communauté se dévoile et fait surgir des antithèses déchirantes. Rousseau a composé une musique aussi vraie qu'inconnue et que rien n'égale. Il reste que la tension de l'espoir et de l'existence s'effondrera et qu'il n'existe point de bonne solution à la question du mal. Ce drame nerveux conduira Rousseau vers une solitude qu'il ne voulut jamais. Ce chemin implacable vers une solitude à laquelle il devait se résigner est l'objet du troisième volume. Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko Professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.-J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Fichte enfin sortant de la tombe où son siècle le précipita n'exige plus seulement des exposés érudits de telle ou telle phase de sa doctrine. Il veut qu'on l'introduise auprès d'un plus large public. Voici l'origine de ce petit ouvrage en lequel on s'est efforcé de retracer les grandes orientations de son oeuvre. Il ne s'agit que d'une introduction, avec ses inévitables défauts, en laquelle on s'est bien moins attaché à relever les prétendues incohérences de la doctrine qu'à retrouver l'intimité des thèmes, méthodes, constitution de la philosophie première, orientation politique. Un très sûr résultat se dégage : l'image de Fichte proposée par Hegel est fausse.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.