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LA BONNE MADELEINE ET LA PAUVRE MARIE
Philippe Charles-Louis
PART COMMUNE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782844180025
Quatre histoires de pauvre amour (1897) et La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898) sont les deux premiers livres de Charles-Louis Philippe (1874-1909). Et déjà s'y dessine tout son univers, celui de l'Homme avec ses faiblesses et sa grandeur. L'inspiration, délicieusement triste et empreinte d'un pessimisme généreux de ces deux ouvrages, est identique à celle de La Mère et l'Enfant, Le Père Perdrix et Charles Blanchard. Ces histoires sont simples, mais elles sont passées au prisme de l'âme ardente et sensible de Ch.L. Philippe qui se fait le chantre des humbles, parce qu'il touche au cœur de l'humaine vérité. Rééditées un siècle après leur première publication, les Quatre histoires de pauvre Amour et La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie sont des récits émus, pleins de désespérance et de bonté, où Charles-Louis Philippe apparaît comme " le Rhapsode de ce qui est laid et pitoyable ".
Bouleversé par la mort de son père. Charles-Louis Philippe entreprend de rédiger Charles Blanchard auquel il travaillera les deux dernières années de sa vie. De ce roman inachevé, nourri des anecdotes que racontait son père qui était sabotier, Philippe disait : " je voudrais que ce livre soit un beau livre et qu'il apprenne à ceux qui le liront qu'un homme loyal et courageux qui était mon père a vécu une vie de travail... " Roman du pauvre, tableau de primitif, Charles Blanchard est selon Léon-Paul Fargue " Un livre de leçons de choses, de leçons de choses passionnées sur " quelques facultés de l'âme "." Ami de Valéry Larbaud, André Gide, Léon-Paul Fargue, Charles-Louis Philippe (1874-1909) fut comparé à Dostoïevski, Jules Renard, Charles Dickens et Thomas Hardy, Gide écrivait à son propos : " Il porte en lui de quoi désorienter et surprendre, c'est-à-dire de quoi durer ".
Je crois être en France le premier d'une race de pauvres qui soit allé dans les lettres", écrivait Charles-Louis Philippe. Fils d'une servante et d'un sabotier, il est en effet le premier pauvre de notre littérature et Le Père Perdrix, comme La Mère et l'enfant, est une histoire de pauvre, celle d'un forgeron devenu aveugle que la misère conduit au suicide. Mais Philippe fut aussi un des fondateurs de la N. R. F. et La Mère et l'enfant parut (à titre posthume) dans le premier numéro de la revue avec Isabelle de Gide et L'Otage de Claudel qui devait écrire un jour : "Balzac jusqu'à Zola, on dirait que tous les romans français qui s'occupent du peuple ont été écrits par des bourgeois haineux et dégoûtés qui ne ressentent à l'égard des pauvres gens ni compassion ni amour. Eh bien ! cette compassion, cette sympathie, c'est ce que Philippe a apporté d'original dans notre littérature".
Philippe Charles-Louis ; Aufaure Claude ; Saonit P
Résumé : Bubu de Montparnasse, petit roman d'à peine 200 pages, mérite pourtant, à bien des égards, d'être classé au rang des grands textes de la littérature de la fin du XIXème siècle. Le style épuré de Charles-Louis Philippe, son souci du choix du terme juste pour peindre la société de son temps, n'ont en effet rien à envier à la plume d'un Maupassant ou encore d'un Zola. L'écoute de ce texte magnifiquement servi par la généreuse interprétation de Claude Aufaure est l'assurance de 3 h 30 de plaisir et de détente. Charles-Louis Philippe, romancier français, né à Cérilly (Allier) le 4 août 1874, mort à Paris le 21 décembre 1909. Fils d'un modeste sabotier, Charles-Louis Philippe, qui a poursuivi des études grâce à une bourse, est toujours resté solidaire des humbles. "Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d'orgueil, a mendié lorsqu'il était trop jeune pour gagner son pain écrivait-il à Maurice Barrès. "Il faut que je vous rappelle qu'il est en moi des vérités plus impérieuses que celles que vous appelez les vérités françaises. Vous séparez les nationalités, c'est ainsi que vous différenciez le monde, moi je sépare les classes." Après son baccalauréat, Charles-Louis Philippe prépare sans succès les concours d'entrée à l'Ecole polytechnique et à l'Ecole centrale, puis monte à Paris et entre dans l'administration du département de la Seine. Désormais à l'abri du besoin, il mène une vie modeste, dans son petit appartement de l'île Saint-Louis. Il écrit d'abord des poèmes en prose, mais abandonne vite la poésie pour la fiction. Une aventure avec une jeune prostituée lui donne l'idée d'un roman du trottoir parisien: ce sera Bubu de Montparnasse (1901), qui est bien accueilli. Suit Le Père Perdrix (1902), pressenti par Octave Mirbeau pour le premier Prix Goncourt, mais paru trop tôt pour concourir. Charles-Louis Philippe, qui compte parmi ses amis Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau, Valéry Larbaud, André Gide, pour ne citer que les plus célèbres, est sans doute un des auteurs de condition modeste qui s'est le plus attaché à dépeindre et illustrer dans ses ?uvres la vie et les aspirations des classes populaires exploitées. Il meurt prématurément à l'âge de 35 ans des suites de la typhoïde, le 21 décembre 1909.
Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste. Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité. Lire Simone Weil relève autant du devoir que de l'obligation.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
Confié à Gustave Flaubert par sa mère Laure - qui n'est autre que la soeur d'Alfred le Poittevin, ce « coeur frère qu'on ne retrouve jamais deux fois » - Guy de Maupassant doit ses années de formation à l'écrivain qu'il appelle son Maître. Leurs véritables relations se nouent à partir de 1872. Flaubert lit les manuscrits de son protégé, le conseille, le prend comme collaborateur en le faisant participer à ses recherches pour Bouvard et Pécuchet, et l'introduit parmi ses amis écrivains. Maupassant écrira de nombreux articles sur Gustave Flaubert, voulant défendre son oeuvre, mais aussi l'homme: « Comme il avait horreur du bourgeois (et il le définissait ainsi: quiconque pense bassement), il passa parmi la plupart de ses contemporains pour une espèce de misanthrope féroce qui eût volontiers mangé du rentier à ses trois repas. C'était au contraire un homme doux, mais de parole violente, et très tendre, bien que son coeur, je crois, n'eût jamais été ému profondément par une femme.»
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.