Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Journal d'un sauvetage
Peyrelevade Jean
ALBIN MICHEL
24,10 €
Épuisé
EAN :9782226324818
Cet extraordinaire document qui retrace, d'une plume souvent féroce, le sauvetage du Crédit Lyonnais est l'histoire d'une double trahison de l'Etat. D'abord la trahison inspirée par un système où irresponsabilités et incompétences ne sont jamais sanctionnées, un système incapable de contrôler le pouvoir qu'il a lui-même installé, un système où on a laissé pendant cinq ans une banque de taille mondiale dériver jusqu'aux frontières de la faillite. Des prêts hasardeux aux investissements des requins d'Hollywood, l'entreprise a connu les plus folles dérives sous le règne d'inspecteurs des Finances protégés par le sérail. Mais ce que raconte l'auteur, c'est aussi la trahison d'une caste, celle de Bercy. On y découvre une nomenklatura pénétrée de certitudes et persuadée d'incarner l'intérêt général... Une fois que le scandale a éclaté, un petit groupe de dirigeants politiques et de hauts fonctionnaires va s'efforcer de faire disparaître, malgré le redressement accompli, les traces de ce qui restera le plus grand désastre financier des trente dernières années et qui constitue une tâche sur leur réputation. Ce témoignage explosif décrit, à travers de nombreux portraits et anecdotes, dix ans de lutte acharnée menée pour sauver une grande maison que tout le monde, des ministres français aux commissaires européens en passant par les banques de la place, condamnait.
L'entreprise, productrice de richesses, est située au confluent de capacités techniques d'innovation et d'analyses de marché. Elle repose sur l'alliance de l'ingénieur (qui conçoit puis fabrique les produits), du commerçant (qui apprécie l'intensité de la demande et se charge de la vente) et du gestionnaire (qui fait les comptes et vérifie l'efficacité de fonctionnement de l'ensemble). Ces trois fonctions, technique, commerciale et de gestion, sont indissociables. Les meilleurs des dirigeants d'entreprise sont ceux qui en maîtrisent les diverses composantes. Ce livre s'adresse aux ingénieurs de recherche et de production, aux techniciens d'entreprise, aux économistes, élèves des grandes écoles scientifiques ou de commerce, aux étudiants en sciences exactes ou en économie. Il tente, dans un langage simple mais formalisé, d'expliquer, dans ses différents aspects, ce qu'est une entreprise, comment on peut apprécier ses performances, décrire ses fonctions de coût, porter un jugement sur sa stratégie, évaluer son comportement concurrentiel, mesurer sa valeur. Il constitue une synthèse claire et complète des savoirs nécessaires à la compréhension de cet agent économique essentiel. Jean PEYRELEVADE, 49 ans, ancien élève de l'Ecole Polytechnique où il enseigne aujourd'hui l'économie, et diplômé de Sciences-Po, a fait une première carrière d'ingénieur dans l'aéronautique. Devenu banquier en 1970, il passe dix ans à la direction internationale du Crédit Lyonnais. Directeur-adjoint en 1981 du cabinet du Premier ministre, Pierre Mauroy, il est nommé président de la Compagnie Financière de Suez en 1983, puis président de la banque Stern en 1986. Il préside le groupe d'assurances UAP depuis juillet 1988.
Le capitalisme moderne est organisé comme une gigantesque société anonyme. A la base, trois cents millions d'actionnaires contrôlent la quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale. Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir s'appuient sur les règles du "gouvernement d'entreprise" et conduisent à des exigences de rentabilité excessives. Elles transforment les chefs d'entreprise en serviteurs zélés, voire en esclaves dorés des actionnaires, et polluent de pure cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le capitalisme n'est pas seulement le modèle unique d'organisation de la vie économique mondiale: il est devenu "total" au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses.
La lutte des classes continue à imprégner notre vision de l'entreprise. Au lieu d'un dialogue social construit autour de la recherche de l'intérêt général, patronat et syndicats vivent dans un rapport de force permanent où la défiance domine. Le marchandage tient lieu de négociations, une partie de la productivité est sacrifiée pour acheter la paix sociale. Depuis de longues années, nos entreprises ne cessent de perdre des parts de marché dans le monde. Le déficit de notre commerce extérieur atteint un stade critique, qui nous interdit tout espoir de retour à une croissance forte. Avec un taux de chômage proche de 10% et une dépense publique record à 57% du PIB, nous ne pouvons plus accepter pareille dérive. Fort de ce constat, Jean Peyrelevade lance un avertissement très clair au patronat : il est indispensable de réformer en profondeur les relations et d'adopter la codécision pratiquée dans toute l'Europe du Nord. La solution passe par un nouveau contrat social qui conduit à partager davantage le pouvoir - et les profits - avec les salariés. Mais la France y est-elle prête ?
Résumé : "Réformer, c'est trouver des solutions aux difficultés rencontrées, de manière progressive et systématique. Plus que jamais nous avons besoin de vrais réformateurs pour établir puis mettre en oeuvre dans le temps un plan d'action digne de ce nom. J'ai personnellement vécu de l'intérieur l'exercice du pouvoir dans le gouvernement de Pierre Mauroy entre 1981 et 1983. C'est, à mes yeux, l'unique gouvernement vraiment réformiste de la Ve République. J'en raconte le déroulement dans le détail, presque jour par jour et en m'appuyant sur des documents inédits ou passés sous silence. Une démocratie qui n'est plus capable de résoudre ses problèmes est vouée à disparaître. J'ai l'ambition, en écrivant ce livre, d'affirmer l'espoir d'une France réformiste, installée sur la voie de la guérison. Elle a existé, elle peut, elle doit, renaître". J. P. S'appuyant sur son expérience politique et les leçons qu'il tire de l'histoire, Jean Peyrelevade nous propose des pistes concrètes pour réformer la France d'aujourd'hui, des institutions à la gouvernance d'entreprise, dans un véritable programme de gouvernement. Un document exceptionnel.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin