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Changer ou disparaître : adresse au patronat
Peyrelevade Jean
L'OBSERVATOIRE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791032901328
La lutte des classes continue à imprégner notre vision de l'entreprise. Au lieu d'un dialogue social construit autour de la recherche de l'intérêt général, patronat et syndicats vivent dans un rapport de force permanent où la défiance domine. Le marchandage tient lieu de négociations, une partie de la productivité est sacrifiée pour acheter la paix sociale. Depuis de longues années, nos entreprises ne cessent de perdre des parts de marché dans le monde. Le déficit de notre commerce extérieur atteint un stade critique, qui nous interdit tout espoir de retour à une croissance forte. Avec un taux de chômage proche de 10% et une dépense publique record à 57% du PIB, nous ne pouvons plus accepter pareille dérive. Fort de ce constat, Jean Peyrelevade lance un avertissement très clair au patronat : il est indispensable de réformer en profondeur les relations et d'adopter la codécision pratiquée dans toute l'Europe du Nord. La solution passe par un nouveau contrat social qui conduit à partager davantage le pouvoir - et les profits - avec les salariés. Mais la France y est-elle prête ?
Résumé : "Réformer, c'est trouver des solutions aux difficultés rencontrées, de manière progressive et systématique. Plus que jamais nous avons besoin de vrais réformateurs pour établir puis mettre en oeuvre dans le temps un plan d'action digne de ce nom. J'ai personnellement vécu de l'intérieur l'exercice du pouvoir dans le gouvernement de Pierre Mauroy entre 1981 et 1983. C'est, à mes yeux, l'unique gouvernement vraiment réformiste de la Ve République. J'en raconte le déroulement dans le détail, presque jour par jour et en m'appuyant sur des documents inédits ou passés sous silence. Une démocratie qui n'est plus capable de résoudre ses problèmes est vouée à disparaître. J'ai l'ambition, en écrivant ce livre, d'affirmer l'espoir d'une France réformiste, installée sur la voie de la guérison. Elle a existé, elle peut, elle doit, renaître". J. P. S'appuyant sur son expérience politique et les leçons qu'il tire de l'histoire, Jean Peyrelevade nous propose des pistes concrètes pour réformer la France d'aujourd'hui, des institutions à la gouvernance d'entreprise, dans un véritable programme de gouvernement. Un document exceptionnel.
Avec inconscience et arrogance, la France continue à vivre dans sa bulle économique. Elle est persuadée que celle-ci n éclatera jamais, que son génie particulier et la grandeur de son Histoire lui permettront d échapper aux difficultés des pays de l Europe du Sud, et qu ils garantiront sa prospérité future. La dure vérité des statistiques prouve pourtant que le déclin économique français n est pas une vue de l esprit. Tous les indicateurs signalent que notre pays vit au-dessus de ses moyens. Mais cette inquiétante réalité est occultée par le déni de ses dirigeants politiques. Pour assainir ses comptes publics, restaurer son appareil productif et retrouver une croissance forte et durable, il est inévitable que la France, devenue paresseuse, se remette au travail, augmente ses impôts et bride la consommation, au moins provisoirement.Mais « chut! », tout cela, bien sûr, si l on veut se faire élire, il ne faut surtout pas le dire...
Bernard Tapie est aujourd'hui encore considéré comme un héros par une large partie de l'opinion et des médias. Populiste de grand talent, il aurait pu connaître une brillante carrière politique avec les soutiens successifs de François Mitterrand et surtout de Nicolas Sarkozy. Il se présentait comme un homme d'affaires exceptionnel. Il n'en était rien. Ses entreprises firent faillite et furent mises en liquidation par le tribunal de commerce, ce qui entraîna sa ruine et surtout son inéligibilité. Il imagina alors une histoire invraisemblable : il aurait été spolié de plusieurs centaines de millions d'euros par le Crédit lyonnais dans l'affaire Adidas. C'est cette invention frauduleuse que je raconte, ce qui n'a jamais été fait jusqu'ici. Pourquoi aujourd'hui ? Parce que notre démocratie est malade, nos dirigeants politiques considérés comme corrompus et les juges injustement critiqués. Or, dans l'affaire Tapie, la République, attaquée avec la complicité ou la défaillance du pouvoir exécutif à son sommet, a été sauvée parla Justice." J.P.
Présentation de l'éditeur Il est temps pour l Etat français de reconnaître à sa juste valeur la place des entreprises en France. Il en va de l économie, de l emploi et surtout - mot tabou entre tous - de la croissance... Le constat émis par Jean Peyrelevade, éminent haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprise français (Suez, Crédit Lyonnais), est sans appel. Mais par-delà les dysfonctionnements du système, il appelle à une véritable réflexion de fond, mêlant expérience du combat politique, érudition historique et pratique aguerrie de la gestion des grands groupes.Jamais la névrose française n a été diagnostiquée avec autant de clarté, de pédagogie et de finesse. Si ses symptômes remontent à la Révolution, sa crise, elle, est permanente. À travers ce tableau iconoclaste où sont évoqués les origines du libéralisme, la domination des idéologies, mais aussi l ignorance de la liberté d entreprendre par toutes nos constitutions depuis deux siècles.... l auteur dévoile les conditions d une guérison collective d un pays aujourd hui en proie à une morosité excessive.
La France prend des rides et des cheveux blancs. Désormais, les plus de 60 ans sont plus nombreux que les moins de 20 ans. Une première dans l'histoire et l'un des phénomènes sociaux majeurs de notre époque. Nous entrons dans un "nouvel âge des seniors". Une planète poivre et sel où les vieux n'ont plus grand-chose à voir avec leurs aînés ; où la société tout entière est en voie de transformation, en route vers un autre paradigme. Au-delà des déséquilibres économiques, la longévité exceptionnelle qui nous est donnée, et dont il faut se réjouir, a de multiples répercussions et pose de nombreux défis dont on commence seulement à prendre conscience et à mesurer l'ampleur. Elle secoue le paysage politique, bouscule les relations familiales, bouleverse les rapports sociaux, chamboule l'univers culturel, soulève des questions éthiques... Elle nécessite aussi de repenser l'habitat, la ville, les transports. L'industrie, les services, la distribution, la santé, le marketing sont contraints de s'adapter. Sans bruit, une "silver société" s'installe et chacun doit déjà s'en accommoder. Elle impose de revoir notre approche de la vieillesse, de changer notre regard sur les personnes âgées, de revisiter leur place et leur rôle. Loin d'être une "mort sociale", la retraite est à présent un temps de l'existence à part entière.
Résumé : "La Chine n'est plus communiste" : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'Etat, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. "Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre" affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti. Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international. Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les Etats-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une "solution" pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la "disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme".
Il faut nous y préparer : demain, robots, agents conversationnels (chatbots) et autres poupées humanoïdes vont détecter nos émotions avec de plus en plus d'acuité. Si nous sommes malheureux, ils nous remonteront le moral ; si nous sommes seuls, en difficulté, ils se feront aidants. Ces "amis artificiels" vont prendre une place grandissante dans la société. Or ils n'ont ni émotions ni sentiments, ni hormones de désir et de plaisir, ni intentions propres. A l'instar de l'avion qui ne bat pas des ailes comme un oiseau pour voler, nous construisons des machines capables d'imiter sans ressentir, de parler sans comprendre et de raisonner sans conscience. Si leur rôle peut être extrêmement positif, notamment dans le domaine de la santé, les risques de manipulation sont par ailleurs réels : dépendance affective, isolement, perte de liberté, amplification des stéréotypes (80 % de ces artefacts ont des voix, des noms - Alexa, Sofia - et des corps de femmes, qui en font des assistantes serviles ou des robots sexuels)... Seront-ils un prolongement de nous-mêmes ? Jusqu'où irons-nous pour programmer une émergence de conscience artificielle ? Et l'éthique dans tout ça ? Mêlant technologie, philosophie et neurosciences, Laurence Devillers pose les questions centrales de responsabilité sur l'application de ces robots "émotionnels" au sein de la société et les enjeux qu'ils représentent pour notre dignité humaine.
Résumé : "Et toutes ces belles idées sur la liberté, elles sont appliquées quelque part ? - Ensemble, non. Mais par petits bouts, oui. Enfin, je crois. - Hé bien, tu n'as qu'à aller voir." C'est ainsi que je fus arraché à la torpeur de ma bibliothèque. Depuis lors, je voyage à travers le monde avec une ambition simple : étudier les thèmes de philosophie politique qui me sont chers là où ils sont mis en oeuvre. Faire apparaître derrière les concepts des histoires, des visages. Pour comprendre la tolérance religieuse, j'ai parcouru le Kerala, en Inde, où les grands monothéismes coexistent depuis la nuit des temps. Pour me faire une opinion sur le libre-échange, j'ai suivi dans son quotidien le directeur de l'Organisation mondiale du commerce. Pour tester la libéralisation des drogues, j'ai côtoyé les entrepreneurs de la marijuana au Colorado. Pour mieux saisir les enjeux du revenu universel, j'ai enquêté dans les villages brésiliens où il est expérimenté. Pour apprécier la réalité du micro-crédit, j'ai sillonné les bidonvilles de Lima. Et pour m'assurer des vertus de la liberté, j'ai rencontré ceux qui en sont privés, dans les "prisons ouvertes" finlandaises. Chemin faisant, j'ai perdu certains préjugés, découvert de nouvelles idées, croisé des auteurs insoupçonnés. Et j'ai acquis une conviction : les problèmes posés par la liberté se résolvent par... davantage de liberté. G.K.