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France, état critique
Peyrelevade Jean ; Delhommais Pierre-Antoine
PLON
18,50 €
Épuisé
EAN :9782259213936
Avec inconscience et arrogance, la France continue à vivre dans sa bulle économique. Elle est persuadée que celle-ci n éclatera jamais, que son génie particulier et la grandeur de son Histoire lui permettront d échapper aux difficultés des pays de l Europe du Sud, et qu ils garantiront sa prospérité future. La dure vérité des statistiques prouve pourtant que le déclin économique français n est pas une vue de l esprit. Tous les indicateurs signalent que notre pays vit au-dessus de ses moyens. Mais cette inquiétante réalité est occultée par le déni de ses dirigeants politiques. Pour assainir ses comptes publics, restaurer son appareil productif et retrouver une croissance forte et durable, il est inévitable que la France, devenue paresseuse, se remette au travail, augmente ses impôts et bride la consommation, au moins provisoirement.Mais « chut! », tout cela, bien sûr, si l on veut se faire élire, il ne faut surtout pas le dire...
La lutte des classes continue à imprégner notre vision de l'entreprise. Au lieu d'un dialogue social construit autour de la recherche de l'intérêt général, patronat et syndicats vivent dans un rapport de force permanent où la défiance domine. Le marchandage tient lieu de négociations, une partie de la productivité est sacrifiée pour acheter la paix sociale. Depuis de longues années, nos entreprises ne cessent de perdre des parts de marché dans le monde. Le déficit de notre commerce extérieur atteint un stade critique, qui nous interdit tout espoir de retour à une croissance forte. Avec un taux de chômage proche de 10% et une dépense publique record à 57% du PIB, nous ne pouvons plus accepter pareille dérive. Fort de ce constat, Jean Peyrelevade lance un avertissement très clair au patronat : il est indispensable de réformer en profondeur les relations et d'adopter la codécision pratiquée dans toute l'Europe du Nord. La solution passe par un nouveau contrat social qui conduit à partager davantage le pouvoir - et les profits - avec les salariés. Mais la France y est-elle prête ?
Présentation de l'éditeur Il est temps pour l Etat français de reconnaître à sa juste valeur la place des entreprises en France. Il en va de l économie, de l emploi et surtout - mot tabou entre tous - de la croissance... Le constat émis par Jean Peyrelevade, éminent haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprise français (Suez, Crédit Lyonnais), est sans appel. Mais par-delà les dysfonctionnements du système, il appelle à une véritable réflexion de fond, mêlant expérience du combat politique, érudition historique et pratique aguerrie de la gestion des grands groupes.Jamais la névrose française n a été diagnostiquée avec autant de clarté, de pédagogie et de finesse. Si ses symptômes remontent à la Révolution, sa crise, elle, est permanente. À travers ce tableau iconoclaste où sont évoqués les origines du libéralisme, la domination des idéologies, mais aussi l ignorance de la liberté d entreprendre par toutes nos constitutions depuis deux siècles.... l auteur dévoile les conditions d une guérison collective d un pays aujourd hui en proie à une morosité excessive.
Le capitalisme moderne est organisé comme une gigantesque société anonyme. A la base, trois cents millions d'actionnaires contrôlent la quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale. Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir s'appuient sur les règles du "gouvernement d'entreprise" et conduisent à des exigences de rentabilité excessives. Elles transforment les chefs d'entreprise en serviteurs zélés, voire en esclaves dorés des actionnaires, et polluent de pure cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le capitalisme n'est pas seulement le modèle unique d'organisation de la vie économique mondiale: il est devenu "total" au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses.
L'entreprise, productrice de richesses, est située au confluent de capacités techniques d'innovation et d'analyses de marché. Elle repose sur l'alliance de l'ingénieur (qui conçoit puis fabrique les produits), du commerçant (qui apprécie l'intensité de la demande et se charge de la vente) et du gestionnaire (qui fait les comptes et vérifie l'efficacité de fonctionnement de l'ensemble). Ces trois fonctions, technique, commerciale et de gestion, sont indissociables. Les meilleurs des dirigeants d'entreprise sont ceux qui en maîtrisent les diverses composantes. Ce livre s'adresse aux ingénieurs de recherche et de production, aux techniciens d'entreprise, aux économistes, élèves des grandes écoles scientifiques ou de commerce, aux étudiants en sciences exactes ou en économie. Il tente, dans un langage simple mais formalisé, d'expliquer, dans ses différents aspects, ce qu'est une entreprise, comment on peut apprécier ses performances, décrire ses fonctions de coût, porter un jugement sur sa stratégie, évaluer son comportement concurrentiel, mesurer sa valeur. Il constitue une synthèse claire et complète des savoirs nécessaires à la compréhension de cet agent économique essentiel. Jean PEYRELEVADE, 49 ans, ancien élève de l'Ecole Polytechnique où il enseigne aujourd'hui l'économie, et diplômé de Sciences-Po, a fait une première carrière d'ingénieur dans l'aéronautique. Devenu banquier en 1970, il passe dix ans à la direction internationale du Crédit Lyonnais. Directeur-adjoint en 1981 du cabinet du Premier ministre, Pierre Mauroy, il est nommé président de la Compagnie Financière de Suez en 1983, puis président de la banque Stern en 1986. Il préside le groupe d'assurances UAP depuis juillet 1988.
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.