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Economie de l'entreprise
Peyrelevade Jean
FAYARD
51,60 €
Épuisé
EAN :9782213022314
L'entreprise, productrice de richesses, est située au confluent de capacités techniques d'innovation et d'analyses de marché. Elle repose sur l'alliance de l'ingénieur (qui conçoit puis fabrique les produits), du commerçant (qui apprécie l'intensité de la demande et se charge de la vente) et du gestionnaire (qui fait les comptes et vérifie l'efficacité de fonctionnement de l'ensemble). Ces trois fonctions, technique, commerciale et de gestion, sont indissociables. Les meilleurs des dirigeants d'entreprise sont ceux qui en maîtrisent les diverses composantes. Ce livre s'adresse aux ingénieurs de recherche et de production, aux techniciens d'entreprise, aux économistes, élèves des grandes écoles scientifiques ou de commerce, aux étudiants en sciences exactes ou en économie. Il tente, dans un langage simple mais formalisé, d'expliquer, dans ses différents aspects, ce qu'est une entreprise, comment on peut apprécier ses performances, décrire ses fonctions de coût, porter un jugement sur sa stratégie, évaluer son comportement concurrentiel, mesurer sa valeur. Il constitue une synthèse claire et complète des savoirs nécessaires à la compréhension de cet agent économique essentiel. Jean PEYRELEVADE, 49 ans, ancien élève de l'Ecole Polytechnique où il enseigne aujourd'hui l'économie, et diplômé de Sciences-Po, a fait une première carrière d'ingénieur dans l'aéronautique. Devenu banquier en 1970, il passe dix ans à la direction internationale du Crédit Lyonnais. Directeur-adjoint en 1981 du cabinet du Premier ministre, Pierre Mauroy, il est nommé président de la Compagnie Financière de Suez en 1983, puis président de la banque Stern en 1986. Il préside le groupe d'assurances UAP depuis juillet 1988.
L'économie mixte est, pour longtemps encore, une nécessité En effet, les faiblesses structurelles (trop faible capitalisation boursière, lâcheté des liens entre financiers et industriels) de l'économie et des entreprises françaises sont nombreuses. L'épargne longue que pourrait générer un régime de retraite réformé fait cruellement défaut. Pendant ce temps, nos voisins européens, eux, ont un capital suffisamment verrouillé pour résister bien mieux que nous aux attaques. L'économie mixte s'impose donc. Le secteur public est complètement étouffé Les décisions politiques successives ont en effet constitué un véritable corset juridique et constitutionnel. La nécessité d'une "loi de respiration" est apparue aussi bien lors des nationalisations de 1981 que des privatisations de 1986. Face aux réticences idéologiques, une telle loi n'a jamais pu être adoptée. Il est donc grand temps que l'État sache être discret et intelligent Il doit limiter son niveau de participation dans les entreprises qui ne relèvent pas du service public ou de l'intérêt stratégique national. Il doit les laisser acquérir ou céder des actifs librement, ne plus intervenir directement dans leur gestion et passer le relais à des institutions financières intermédiaires.
Bernard Tapie est aujourd'hui encore considéré comme un héros par une large partie de l'opinion et des médias. Populiste de grand talent, il aurait pu connaître une brillante carrière politique avec les soutiens successifs de François Mitterrand et surtout de Nicolas Sarkozy. Il se présentait comme un homme d'affaires exceptionnel. Il n'en était rien. Ses entreprises firent faillite et furent mises en liquidation par le tribunal de commerce, ce qui entraîna sa ruine et surtout son inéligibilité. Il imagina alors une histoire invraisemblable : il aurait été spolié de plusieurs centaines de millions d'euros par le Crédit lyonnais dans l'affaire Adidas. C'est cette invention frauduleuse que je raconte, ce qui n'a jamais été fait jusqu'ici. Pourquoi aujourd'hui ? Parce que notre démocratie est malade, nos dirigeants politiques considérés comme corrompus et les juges injustement critiqués. Or, dans l'affaire Tapie, la République, attaquée avec la complicité ou la défaillance du pouvoir exécutif à son sommet, a été sauvée parla Justice." J.P.
Le capitalisme moderne est organisé comme une gigantesque société anonyme. A la base, trois cents millions d'actionnaires contrôlent la quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale. Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir s'appuient sur les règles du "gouvernement d'entreprise" et conduisent à des exigences de rentabilité excessives. Elles transforment les chefs d'entreprise en serviteurs zélés, voire en esclaves dorés des actionnaires, et polluent de pure cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le capitalisme n'est pas seulement le modèle unique d'organisation de la vie économique mondiale: il est devenu "total" au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.