Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le mal français
Peyrefitte Alain
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213628691
Plus d'un quart de siècle a passé sur Le Mal français, et le mal qu'il met en évidence est toujours avec nous, un mal venu de très loin, et qui a l'avenir devant lui. Nous pouvons nous reconnaître dans ce miroir, mais après? "Le succès d'un livre n'est qu'une minuscule ride sur l'eau profonde d'une culture." Le Mal français a connu le succès, il est un livre de référence, un classique de la pensée politique. Mais il n'a jamais cessé d'être un livre d'actualité, un livre d'action. "Quand j'ai écrit Le Mal français, j'éprouvais le besoin de faire un bilan. Je n'avais pu aboutir, par deux fois, dans une entreprise de réforme pourtant minutieusement préparée, en mai 1968 à l'Education nationale, en 1973 à la Réforme administrative." Combien d'autres réformes, depuis, ont-elles trébuché et fait trébucher... La réflexion d'hier vaut pour les données d'aujourd'hui. "Inciter nos compatriotes à guérir le mal qui est dans nos têtes de Français: je ne prétends nullement y être parvenu. Pourra-t-on jamais y parvenir? Le chantier reste ouvert." C'est pourquoi, ami lecteur, ne refermez pas ce livre comme un consommateur satisfait. Ne vous repliez pas sur le plaisir éventuel d'avoir un peu mieux compris. Parlez, écrivez, agissez. Cette édition reprend le texte qu'Alain Peyrefitte avait revu et augmenté en 1996. Biographie de l'auteur Alain Peyrefitte (1925-1999) a partagé sa vie entre la réflexion et l'action. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, il entre dans le débat intellectuel par un essai qui répond à Albert Camus: Le Mythe de Pénélope. Ancien élève de l'ENA, jeune diplomate, il découvre l'Allemagne de l'Ouest et les pays de l'Est. Elu depuis 1958, maire, conseiller général, député, sénateur, il s'affronte aux réalités administratives. Ministre et quatre ans porte-parole de De Gaulle, il partage sa vision réformatrice. Ministre de l'Education, Mai 1968 le met à l'écart. Il rebondit en allant à la découverte de la Chine (Quand la Chine s'éveillera). Il revient au gouvernement en 1973, mais, un an plus tard, la mort de Georges Pompidou lui donne de nouvelles années sabbatiques. C'est alors qu'il écrit Le Mal français, publié en 1976. Quatre années place Vendôme nourrissent une réflexion sur la justice, Les Chevaux du lac Ladoga (1981). L'arrivée du socialisme au pouvoir offre une nouvelle forme du mal français à son examen clinique, qui s'exprime au Figaro ou dans des livres (La France en désarroi). Dans les dernières années de sa vie, il mène de front deux entreprises, pour laisser deux messages: faire connaître de Gaulle à travers leurs entretiens (C'était de Gaulle); pousser sa réflexion sur les déclencheurs et les conditions du développement (Du miracle en économie, La Société de confiance). Une réflexion qui habitait déjà Le Mal français.
Député gaulliste à 33 ans et titulaire de plusieurs grands ministéres, porte-parole du général de Gaulle pendant quelque quatre ans, Alain Peyrefitte a eu avec celui-ci, entre 1959 et 1969, trois centaines d'entretiens en tête à tête. Sans compter autant de Conseils des ministres, des dizaines de Conseils restreints, des rencontres avec des Chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers. Il a estimé qu'il était de son devoir de prendre note au jour jour des propos tenus par le fondateur de la Ve République, pour les soustraire à l'oubli, en respectant non seulement leur teneur, mais aussi leur style et le ton des dialogues. Il s'était interdit jusqu'à présent de les publier. La transcription fidèle de ces notes produit un effet saisissant. Comme si le temps s'effaçait, le lecteur voit surgir, dans toute l'intensité de sa présence, un homme habité par une idée plus grande que lui. Nous entrons dans l'intimité du Général. Nous l'écoutons penser tout haut. C'est un de Gaulle en liberté, qui va beaucoup plus loin que dans ses textes officiels, et s'exprime avec une familiarité et une franchise surprenantes. Par la richesse et la diversité des révélations qu'il apporte, par le portrait intellectuel et moral qui s'en dégage, ce livre constitue un témoignage capital sur le dernier héros de notre Histoire.
Saviez-vous qu'en pleine Révolution française, les Anglais avaient envoyé une expédition de cinq voiliers et sept cents hommes dans l'Empire chinois, pour l'amener à " s'ouvrir " à eux ? Qu'ils entendaient, bien qu'ils ne fussent encore que huit millions, négocier fièrement d'égal à égal avec un pays qui en comptait déjà trois cent trente _ le tiers de l'humanité? Que la Chine, considérant qu'elle était " la seule civilisation sous le Ciel ", repoussa brutalement toutes leurs demandes ? Qu'elle traita leurs envoyés comme des prisonniers de marque ? Qu'ils furent soumis _ de Macao à la Tartarie, à travers les rites de la Cour et les surprises de la Ville, parmi les bureaucrates célestes et les missionnaires-otages _ à un véritable voyage initiatique ? Que cette occasion historique fut un rendez-vous manqué? C'est un double voyage initiatique que le lecteur fera en leur compagnie ; au tréfonds de l'Empire du Milieu, enclos dans une perfection figée, mais aussi de l'Empire britannique, tendu dans son essor ; vers l'identité de l'Extrême-Orient, comme vers celle de l'Extrême-Occident ; vers l'essence du dirigisme et celle du libéralisme. La mission Macartney dans une Chine à son apogée fait retenir le heurt de deux cultures : la brillante civilisation chinoise, plus de quarante fois séculaire, et la jeune civilisation occidentale, emportée par les effets croisés des révolutions intellectuelle, scientifique, technologique, marchande, maritime, agronomique, industrielle, financière. Une seconde mission, en 1816, dirigée par lord Amherst, reçut un accueil encore plus humiliant. Pour accéder à la Chine, les Anglais décidèrent de recourir à la force : ce fut la peu honorable guerre de l'Opium. Une société raffinée s'effondrait sous le poids de son enfermement et de son immobilisme. Cet enchaînement dramatique jette une lumière nouvelle sur la double énigme du " développement " et du " sous-développement ". A. P.
Résumé : "Dans l'histoire de la civilisation, écrit Alain Peyrefitte, il n'est pas de livre, à l'exception des Livres saints, qui ait marqué autant l'humanité que l'Iliade et l'Odyssée." Le mythe qu'analyse Alain Peyrefitte signifie, à ses yeux, que la confiance est la loi cachée de la condition humaine ; la structure intime de la matière sociale. Une confiance inébranlable est le secret des grandes actions : pour qui ne désespère pas, le destin peut se retourner. La confiance crée l'avenir qu'elle attend ; elle transforme les batailles perdues en guerres gagnées. L'attitude de Pénélope "jette d'avance sa lumière sur toutes les épopées de l'histoire". A travers cet essai, proposé en 1947 aux Editions Gallimard, deux lecteurs avaient aussitôt deviné les "dons éclatants" d'un essayiste qui avait à peine dépassé vingt ans et l'"oeuvre exceptionnelle qu'il pourra produire" : Albert Camus et Marcel Arland. Tous deux ont alors parrainé son entrée dans la vie littéraire ; et le second, trente ans plus tard, devait à nouveau le parrainer à l'Académie française.
Alain Peyrefitte a eu, entre 1959 et 1969, quelque 300 entretiens en tête à tête avec le général de Gaulle. Auxquels s'ajoutent les conseils des ministres, les conseils restreints, les rencontres avec des chefs d'État oie de gouvernement étrangers. Pendant toute cette période, il a pris des notes au jour le jour, avec l'accord du Général. Ces notes, ce sont essentiellement les propos tenus par le Général, scrupuleusement recueillis, dans l'intention de les soustraire à l'oubli, en respectant non seulement leur teneur, mais aussi le style et le ton des dialogues. La transcription fidèle de ces notes, classées thématiquement pour la publication, produit un effet saisissant: le lecteur voit surgir et retrouve dans toute l'intensité de sa présence le personnage exceptionnel que fut de Gaulle. Peyrefitte nous introduit dans l'intimité du Général que nous écoutons penser tout haut. C'est un de Gaulle en liberté, qui va beaucoup plus loin que dans ses textes officiels et s'exprime avec une familiarité et une franchise surprenantes. Par la richesse et la diversité des révélations qu'il apporte, et le portrait intellectuel et moral qui s'en dégage, ce volume constitue un témoignage capital sur celui qui compte parmi les derniers héros et les grands mythes de l'histoire nationale.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.