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Le conte d'artiste en Europe au XIXe siècle
Peyrache-Leborgne Dominique
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753593398
Aucune époque n'a voué au conte autant d'amour et de science, aucune ne lui a confié tant de secrets ; aucune, somme toute, n'a su rédiger des contes aussi beaux ou aussi mûrs, aussi enfantins ou aussi capricieux que ne l'a fait l'époque des grands poètes romantiques" écrivit jadis le philologue allemand Friedrich von der Leyen. "Le romantique typique est avant tout un faiseur de contes" nous dit aussi Marthe Robert dans Roman des origines et origines du roman. Le présent ouvrage est parti de ces affirmations pour réexplorer les enchantements du merveilleux au e siècle. De genre réputé mineur à l'Age classique (qui l'a pourtant beaucoup pratiqué), le conte fut en effet repensé, à partir du Romantisme, comme une forme idéale, absolue, le canon de toute poésie. Soutenue également par l'intérêt grandissant suscité par les traditions populaires, la pratique du conte d'artiste, alliant simplicité et profondeur, poésie et allégorie, s'est ainsi développée dans toute la culture européenne. Elle fut un art privilégié par les plus grands : Tieck, Hoffmann, Pouchkine, Andersen, Nodier, Sand, Wilde... Avec le soutien de Nantes Université.
Un voyage adorable au cœur du minuscule ! Avec ses flaps à soulever et ses illustrations craquantes, Pomme d’or et le monde minuscule transforme la découverte des insectes en véritable aventure. Ludique, instructif et plein de tendresse : un coup de cœur garanti !
En brouillant les normes du Beau et du Laid, le grotesque romantique fut à l’origine du formidable renouveau esthétique qui eut lieu à partir de 1800. Par le grotesque, les romantiques se sont forgé un langage spécifique en puisant dans un large réservoir d’images et de symboles venus du carnaval médiéval, des arabesques renaissantes et baroques, des grands peintres et graveurs (Bruegel, Callot, Goya), de la commedia dell’arte. Toute une typologie moderne du fou et du bouffon, de l’idiot et de l’innocent s’est élaborée à partir d’archétypes subtilement revisités par l’ironie romantique : la Narrheit médiévale et la folie-sagesse érasmienne participent à la théorisation moderne du Witz et de l’humour philosophique. Par ce biais, le Romantisme a ouvert des espaces de liberté pour la théorie de l’humour et du comique d’un côté, du beau et du sublime de l’autre. Le lien conservé avec les sources anciennes du grotesque apparaît alors comme le support de l’un des grands projets du Romantisme selon Friedrich Schlegel : l’élaboration d’une nouvelle mythologie. Dans ce cadre, l’arabesque joue un rôle déterminant. Devenue un symbole du spirituel, de la fonction de sublimation de l’imagination, cette arabesque qui a tant fasciné Friedrich Schlegel, Edgar Poe et Baudelaire, confère au grotesque romantique son pouvoir de transfiguration. Et elle le réintègre dans la sphère mouvante et élargie du Beau.
Parmi les contes en prose de Perrault, si célèbres au sein du patrimoine mondial, il en est un qui est toujours resté un peu plus discret que les autres, et qui pourtant correspond à une forme extrêmement répandue dans le monde entier : il s'agit des Fées, conte moral d'avertissement à destinée féminine, tout simple par sa structure "en miroir", que Perrault s'est plu à décliner dans un style lui-même très épuré. Sur ce canevas bien connu du Classicisme, la tradition écrite et orale, populaire et savante, a inscrit, au fil du temps, d'innombrables variations de style et de motifs. Les Grimm collectèrent et réécrivirent plusieurs variantes du conte-type, dont Frau Holle (Dame Holle) qui offre une des déclinaisons les plus riches et les plus poétiques de cette trame familière. Dame Holle croise en effet les caractéristiques génériques du conte avec celles du mythe et de la légende. En prenant pour fil directeur la comparaison des variantes et reconfigurations qui entourent les textes de Perrault et des Grimm, ce livre a cherché à rendre sensible la variété des enjeux éthiques et poétiques portés par les contes. Il a voulu donner un aperçu de l'immense réseau de récits, d'images et de symboles qui s'est créé, d'âge en âge et dans presque toutes les langues, autour de cette petite histoire qui cherchait à rappeler à ses auditeurs et à ses lecteurs combien pouvaient être grands les bienfaits de l'altruisme, de la civilité, mais aussi de la poésie. Une petite histoire sans prétention, donc, mais porteuse de "grandes espérances"...
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.