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L'écho des contes. Des fées de Perrault à Dame Holle des Grimm - Versions littéraires, variantes pop
Peyrache-Leborgne Dominique
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753576339
Parmi les contes en prose de Perrault, si célèbres au sein du patrimoine mondial, il en est un qui est toujours resté un peu plus discret que les autres, et qui pourtant correspond à une forme extrêmement répandue dans le monde entier : il s'agit des Fées, conte moral d'avertissement à destinée féminine, tout simple par sa structure "en miroir", que Perrault s'est plu à décliner dans un style lui-même très épuré. Sur ce canevas bien connu du Classicisme, la tradition écrite et orale, populaire et savante, a inscrit, au fil du temps, d'innombrables variations de style et de motifs. Les Grimm collectèrent et réécrivirent plusieurs variantes du conte-type, dont Frau Holle (Dame Holle) qui offre une des déclinaisons les plus riches et les plus poétiques de cette trame familière. Dame Holle croise en effet les caractéristiques génériques du conte avec celles du mythe et de la légende. En prenant pour fil directeur la comparaison des variantes et reconfigurations qui entourent les textes de Perrault et des Grimm, ce livre a cherché à rendre sensible la variété des enjeux éthiques et poétiques portés par les contes. Il a voulu donner un aperçu de l'immense réseau de récits, d'images et de symboles qui s'est créé, d'âge en âge et dans presque toutes les langues, autour de cette petite histoire qui cherchait à rappeler à ses auditeurs et à ses lecteurs combien pouvaient être grands les bienfaits de l'altruisme, de la civilité, mais aussi de la poésie. Une petite histoire sans prétention, donc, mais porteuse de "grandes espérances"...
En brouillant les normes du Beau et du Laid, le grotesque romantique fut à l’origine du formidable renouveau esthétique qui eut lieu à partir de 1800. Par le grotesque, les romantiques se sont forgé un langage spécifique en puisant dans un large réservoir d’images et de symboles venus du carnaval médiéval, des arabesques renaissantes et baroques, des grands peintres et graveurs (Bruegel, Callot, Goya), de la commedia dell’arte. Toute une typologie moderne du fou et du bouffon, de l’idiot et de l’innocent s’est élaborée à partir d’archétypes subtilement revisités par l’ironie romantique : la Narrheit médiévale et la folie-sagesse érasmienne participent à la théorisation moderne du Witz et de l’humour philosophique. Par ce biais, le Romantisme a ouvert des espaces de liberté pour la théorie de l’humour et du comique d’un côté, du beau et du sublime de l’autre. Le lien conservé avec les sources anciennes du grotesque apparaît alors comme le support de l’un des grands projets du Romantisme selon Friedrich Schlegel : l’élaboration d’une nouvelle mythologie. Dans ce cadre, l’arabesque joue un rôle déterminant. Devenue un symbole du spirituel, de la fonction de sublimation de l’imagination, cette arabesque qui a tant fasciné Friedrich Schlegel, Edgar Poe et Baudelaire, confère au grotesque romantique son pouvoir de transfiguration. Et elle le réintègre dans la sphère mouvante et élargie du Beau.
Un voyage adorable au cœur du minuscule ! Avec ses flaps à soulever et ses illustrations craquantes, Pomme d’or et le monde minuscule transforme la découverte des insectes en véritable aventure. Ludique, instructif et plein de tendresse : un coup de cœur garanti !
Lumière de l'enfance et uvre majeure du romantisme allemand, les contes de Grimm font désormais partie du patrimoine mondial de l'Unesco. Traduits dans toutes les langues ou presque, ils bénéficient d'une très large diffusion. Le but de cet ouvrage est d'interroger les aspects les plus marquants de ces reconfigurations et de cette " vie " constamment renouvelée qui fait du conte un objet infini, intemporel, absorbant les strates socio-historiques et les cultures qu'il traverse sans se laisser réduire par elles. Depuis les nombreuses réécritures réalisées par les Grimm eux-mêmes jusqu'aux adaptations pour le théâtre, l'opéra, le cinéma, et aux livres illustrés pour la jeunesse ou pour les adultes, les reconfigurations des contes présentent une variété extrême, obligeant la recherche scientifique à décloisonner ses méthodes herméneutiques. On trouvera ainsi dans cet ouvrage des enquêtes concernant la génétique des textes, encore très peu étudiée en France pour les Grimm (on commence tout juste à redécouvrir le manuscrit de 1810 et les versions d'avant 1857), ainsi que des travaux croisant l'analyse littéraire et l'histoire de l'art, la psychanalyse et l'anthropologie. Enfin, seront proposées des approches historiques et stylistiques de contes peu connus car échappant au répertoire pour la jeunesse : contes cruels, contes macabres, qui sont autant d'allégories d'une grande complexité, sans doute venues du fond des âges, superbement questionnées et remises à l'honneur, récemment, par de grands illustrateurs.
Voici le premier livre en français consacré à l'ensemble de l'oeuvre d'Elsa Morante. S'appuyant sur les travaux et les témoignages les plus contemporains il fait apparaître toute la richesse et la diversité du travail d'une autrice dont Alberto Moravia disait qu'elle était la plus importante de la seconde moitié du XXe siècle. Expérimentations poétiques, traditions romanesques, féminisme, engagement politique, réception et filiations : tels sont les thèmes qui permettent de comprendre et d'apprécier les nouvelles, les romans, les essais, les poèmes de la célèbre écrivaine italienne.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni