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Les Français et l'Empire (1799-1815)
Petiteau Natalie
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782910828462
L'histoire du Premier Empire a jusqu'ici été l'objet d'approches événementielles et militaires, de biographies fleuves ou de récits anecdotiques. Le nouvel ouvrage que propose Natalie Petiteau, reconnue en France et à l'étranger comme l'une des meilleures spécialistes de la période, propose une lecture inédite des années 1800-1815 en portant son regard non pas sur Napoléon, mais sur les millions de Français qui ont vécu sous son règne afin de savoir comment ils ont reçu et perçu ce régime. Alors qu'ils sortaient de dix ans d'une Révolution qui avait commencé à les initier aux pratiques de la démocratie, les Français ont renoué sans révolte retentissante avec un régime monarchique qui a du reste légué au XIXe siècle une légende aux répercussions politiques importantes: il n'est pas innocent que le premier président de la République, élu au suffrage universel, ait été un Bonaparte. C'est dire que la compréhension du XIXe siècle passe par une lecture attentive de la façon dont l'Empire a été vécu dans les villages et les cités, parmi les humbles comme au sein des salons de la bonne société parisienne ou provinciale. Il s'agit donc d'observer ici non plus les célèbres attentats ou complots, non plus les réactions des grands personnages du régime. Le travail ici présenté, fondé sur la lecture minutieuse de nombreuses sources d'archives, à Paris comme en province, vise à saisir ce qu'était "l'état des esprits", pour reprendre la terminologie d'alors, qui s'exprime dans un espace public moins atone qu'on ne l'a longtemps dit. Cet ouvrage s'inscrit donc de surcroît dans une histoire de l'opinion publique jusqu'alors totalement négligée pour cette période, tant on considérait que le régime impérial l'avait totalement étouffée. Il éclaire, ce faisant, la façon dont s'est imposée, dans la vie politique française contemporaine, la référence à l'homme charismatique et omnipotent
Natalie Petiteau propose dans cette biographie de comprendre la vie d'un homme, Napoléon Bonaparte, dans un temps spécifique, la Révolution française puis ses lendemains, et dans un espace d'envergure, le continent européen. Par un retour aux sources, elle livre un portrait intérieur en montrant ses mutations permanentes au gré des événements. Elle donne à voir comment cet officier d'abord farouchement corse puis viscéralement français est devenu un homme politique tout autant qu'un génial chef de guerre. Elle souligne comment il a été perçu comme l'incarnation de la nation française, et comment il s'est lui-même pensé comme tel. Napoléon ne pouvait pas concevoir une France qui ne soit pas en position dominante en Europe. Si bien que l'enfant des Lumières et l'officier jacobin qu'il a été a finalement fait figure de tyran sanguinaire. L'un des intérêts de ce livre est aussi de proposer une remise en perspective de cette image légendaire.
L'histoire des guerre napoléoniennes a longtemps ignoré toute approche anthropologique de leurs acteurs. Pourtant, on ne peut écrire l'histoire de la France du XIXe siècle sans connaître le contenu de l'expérience de guerre de ces hommes. La façon dont ils ont rencontré les données du politique au sein de l'armée, les voies par lesquelles la guerre a modifié leur destins dans la société de leur temps en disent long non seulement sur le réalités de la France napoléonienne mais aussi sur celle de l'après 1815. Car ces hommes sont porteurs, jusque dans la France du Second Empire, d ces expériences singulières. De plus ils les transmettent, en les déformant souvent, par leurs récits ou par leu mise en écrits. Si bien que c'est tout l'univers social et politique de la France du XIXe siècle qui est marqué par l'existence, à l'orée de la période contemporaine, de ces multiples destins militaires. De l'enrôlement jusqu'à la bataille en passant par des moments où les hommes en armes sont avant tout des voyageurs, cet ouvrage saisit les réalités de la vie au quotidien sous les drapeaux. De la politique symbolique adoptée après 1815 à l'égard des anciens de la Grande Armée à l'image que ceux-ci ont laissée dans la littérature du XIXe siècle, ce livre montre la place de ces hommes dans la France du XIXe siècle.
Les légendes nationales font une large part aux soldats de Napoléon, des grognards aux Marie-Louise en passant par la garde de Waterloo ou par les maréchaux hauts en couleurs. Mais si l'attention s'est souvent portée sur leurs exploits, sur leurs destinées exceptionnelles ou sur leurs talents de propagandistes, la masse des hommes de troupe qui passèrent quelques années dans les armées, avant de revenir dans la vie civile pour le reste de leur existence, est restée dans l'ombre. Ce livre tente de reconstituer les destins de ces anonymes. Comment ont-ils vécu les combats, quelle a été leur expérience de la guerre, qu'ont-ils pu en retenir ? Mais leur histoire ne s'arrête pas en 1815. Comprendre leur devenir après la guerre révèle l'importance des années 1800-1815 pour toute l'histoire du XIXe siècle : la conscription a brassé des milliers d'individus, dont les attitudes politiques, les trajectoires sociales ou encore les choix culturels ont marqué le siècle. En croisant de multiples sources, lettres, mémoires, enquêtes, listes d'invalides ou de décorés, archives judiciaires ou notariées, ce livre explore les modalités du passage de la vie militaire à la vie civile en montrant quelles ont été les réalités humaines cachées derrière tous les clichés de la légende napoléonienne. Paradoxalement, ces hommes, aux origines et aux expériences disparates, souvent décriés dans les années 1820, se retrouvent peu à peu réunis dans une communauté de fait devant l'opinion du pays, indépendamment de leurs réussites sociales ou de leurs échecs. C'est donc l'histoire de la constitution d'un groupe essentiel de la France contemporaine qui est proposée ici.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.