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Guerriers du Premier Empire. Expériences et mémoires
Petiteau Natalie
INDES SAVANTES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782846542791
L'histoire des guerre napoléoniennes a longtemps ignoré toute approche anthropologique de leurs acteurs. Pourtant, on ne peut écrire l'histoire de la France du XIXe siècle sans connaître le contenu de l'expérience de guerre de ces hommes. La façon dont ils ont rencontré les données du politique au sein de l'armée, les voies par lesquelles la guerre a modifié leur destins dans la société de leur temps en disent long non seulement sur le réalités de la France napoléonienne mais aussi sur celle de l'après 1815. Car ces hommes sont porteurs, jusque dans la France du Second Empire, d ces expériences singulières. De plus ils les transmettent, en les déformant souvent, par leurs récits ou par leu mise en écrits. Si bien que c'est tout l'univers social et politique de la France du XIXe siècle qui est marqué par l'existence, à l'orée de la période contemporaine, de ces multiples destins militaires. De l'enrôlement jusqu'à la bataille en passant par des moments où les hommes en armes sont avant tout des voyageurs, cet ouvrage saisit les réalités de la vie au quotidien sous les drapeaux. De la politique symbolique adoptée après 1815 à l'égard des anciens de la Grande Armée à l'image que ceux-ci ont laissée dans la littérature du XIXe siècle, ce livre montre la place de ces hommes dans la France du XIXe siècle.
Petiteau Natalie ; Olivier Jean-Marc ; Caucanas Sy
Depuis une décennie, les historiens ont porté sur les conflits des années 1800-1815 un regard neuf, permettant d'aller au-delà de la traditionnelle lecture événementielle. Cette publication en propose une synthèse et revient sur ce que signifie réellement la guerre pour tous les hommes qui ont alors été enrôlés. Du départ du conscrit jusqu'au combat, être soldat sous l'Empire induit de vivre dans un monde jusqu'alors ignoré par ces jeunes hommes. L'ouvrage met également en évidence le cosmopolitisme des armées napoléoniennes : Polonais, Belges ou Illyriens par exemple en ont fait partie. Les refus de la conscription, bien connus maintenant dans le cas français, appelaient de nouvelles études présentées ici. Ce livre offre aussi de récents éclairages sur la guerre au quotidien, pour les militaires comme pour les civils.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Les légendes nationales font une large part aux soldats de Napoléon, des grognards aux Marie-Louise en passant par la garde de Waterloo ou par les maréchaux hauts en couleurs. Mais si l'attention s'est souvent portée sur leurs exploits, sur leurs destinées exceptionnelles ou sur leurs talents de propagandistes, la masse des hommes de troupe qui passèrent quelques années dans les armées, avant de revenir dans la vie civile pour le reste de leur existence, est restée dans l'ombre. Ce livre tente de reconstituer les destins de ces anonymes. Comment ont-ils vécu les combats, quelle a été leur expérience de la guerre, qu'ont-ils pu en retenir ? Mais leur histoire ne s'arrête pas en 1815. Comprendre leur devenir après la guerre révèle l'importance des années 1800 ? -? 1815 pour toute l'histoire du XIXe siècle : la conscription a brassé des milliers d'individus, dont les attitudes politiques, les trajectoires sociales ou encore les choix culturels ont marqué le siècle. En croisant de multiples sources, lettres, mémoires, enquêtes, listes d'invalides ou de décorés, archives judiciaires ou notariées, ce livre explore les modalités du passage de la vie militaire à la vie civile en montrant quelles ont été les réalités humaines cachées derrière tous les clichés de la légende napoléonienne. Paradoxalement, ces hommes, aux origines et aux expériences disparates, souvent décriés dans les années 1820, se retrouvent peu à peu réunis dans une communauté de fait devant l'opinion du pays, indépendamment de leurs réussites sociales ou de leurs échecs. C'est donc l'histoire de la constitution d'un groupe essentiel de la France contemporaine qui est proposée ici.
Résumé : Cerner l'homme Napoléon Bonaparte sous toutes ses facettes : telle est l'ambition du présent ouvrage. Depuis l'oeuvre de Jean Tulard en 1977, les études napoléoniennes se sont très largement renouvelées, notamment sous l'impulsion du Napoléon, de la mythologie à l'histoire que Natalie Petiteau a publié en 1999. Par ailleurs, de nombreuses sources nouvelles ont été mises au jour. Il était donc temps de relire l'histoire de Napoléon Bonaparte avec toutes ces données inédites, mais aussi dans une démarche qui tienne compte des nouvelles approches du genre biographique. Natalie Petiteau propose ici de comprendre la vie d'un homme, Napoléon Bonaparte, dans un temps spécifique, la Révolution française puis ses lendemains, et dans un espace d'envergure, le continent européen. Par un retour aux sources, elle livre un portrait intérieur en montrant ses mutations permanentes au gré des événements. Elle donne à voir comment cet officier d'abord farouchement corse puis viscéralement français est devenu un homme politique tout autant qu'un génial chef de guerre. Elle souligne comment il a été perçu comme l'incarnation de la nation française, et comment il s'est lui-même pensé comme tel. Elle montre le processus par lequel il s'est enfermé dans la certitude que lui seul savait ce qu'était la bonne voie pour la France révolutionnée. Napoléon ne pouvait pas concevoir une France qui ne soit pas en position dominante en Europe. Si bien que l'enfant des Lumières et l'officier jacobin qu'il a été a finalement fait figure de tyran sanguinaire. L'un des intérêts de ce livre est aussi de proposer une remise en perspective de cette image légendaire.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.