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Cadres de la prostitution
Perseil Sonny
PEPPER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782296091054
Le cadrage de la prostitution est la manière dont celle-ci est représentée, dont elle est réglementée et l'articulation entre les images qui sont véhiculées et le droit appliqué. Deux communautés d'opinion - d'entrepreneurs de morale - s'affrontent pour la détermination des normes: réglementaristes et abolitionnistes. La société française hésite encore beaucoup aujourd'hui. On assiste notamment à une explosion idéologique du féminisme sur le sujet. Le régime juridique est lui aussi ambivalent et distingue deux types d'activités sexuelles rémunératrices auxquels sont associées des règles diamétralement opposées: d'une part une industrie du sexe, qui; s'expose avec ostentation et bénéficie de réglementations commerciales et professionnelles diverses; d'autre part une prostitution de rue pour laquelle des individus sont fréquemment soumis à des peines privatives de liberté. Les "cadres" supérieurs de la prostitution peuvent accéder au vedettariat, tandis que la répression s'abat sur les "ouvrières" du sexe. L'objet de cette étude est de révéler l'arbitraire de ces jugements, et de mettre en évidence la discrimination institutionnalisée qui sévit, en France de nos jours, dans l'espace des échanges économico-sexuels.
On peut s'indigner de la situation des assistantes maternelles, dont la condition est dévalorisée, qui se retrouvent dans une position de néo-domesticité et qui sont soumises à des critères de recrutement, de contrôle et d'évaluation instrumentalisés comme armes de domination. Elles sont privées de médecine du travail, alors qu'elles peuvent être victimes de maladies professionnelles très lourdes. Elles gagnent parfois moins que le SMIC, pour une durée de travail supérieure à la durée légale, avec une responsabilité juridique extraordinairement pesante. Toutefois, le véritable scandale des assistantes maternelles est que l'ensemble de ces conditions indignes de travail sont mises en place et gérées par les pouvoirs publics, qui organisent ainsi une discrimination institutionnalisée. Ce livre se fonde sur une enquête documentée, approfondie sur le terrain pendant une douzaine d'années, auprès d'une cinquantaine d'assistantes maternelles. Ce travail constitue surtout un plaidoyer pour améliorer le statut de tous ces professionnels qui contribuent au développement et au bien-être des enfants, mais qui sont pourtant quotidiennement bafoués dans leurs droits. La crise sanitaire de la Covid-19 a d'ailleurs représenté, pour beaucoup, "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".
Faire l'économie de la dénonciation, c'est tenter de donner une cohérence à un ensemble d'activités socioprofessionnelles diversifiées de contrôle, d'enquête ou de divulgation. Auditeurs, comptables, consultants et experts, journalistes, juges, policiers mais aussi chercheurs en sciences sociales gagnent en effet souvent leur vie en dénonçant des pratiques considérées comme déviantes, transgressives ou tout simplement mauvaises, pratiques en général dissimulées par les agents politiques ou économiques. Mais faire l'économie de la dénonciation, dans une approche sans doute plus psychologique, c'est aussi essayer de comprendre ce qui pousse des individus à la délation (appât du gain, idéal de justice, configuration de la concurrence, etc.) ou ce qui tend au contraire à dissuader des personnes qui détiennent des informations compromettantes de mettre à jour des comportements condamnables. Aussi, dans une approche interdisciplinaire, les auteurs réunis dans cet ouvrage se proposent de saisir les fondamentaux de cette économie de la dénonciation, collective ou individuelle, institutionnalisée ou informelle, professionnelle ou occasionnelle, mais aussi de questionner une thématique connexe, la transparence.
Sur Le plan politique, La Suisse paraît être L'Etat où La démocratie est La plus développée, avec notamment une procédure référendaire dynamique, ainsi que des vestiges de démocratie directe. Au niveau économique, La Suisse connaît un faible taux de chômage, un niveau de richesse élevé, maintient une finance et une monnaie fortes, une industrie compétitive et diversifiée, en partie grâce à une capacité d'innovation reconnue. En ce qui concerne L'éducation, La Suisse possède parmi Les meilleures écoles de La planète, avec des établissements très bien évalués par Les classements internationaux. Et même sur Le plan sécuritaire, La Suisse fait figure de sanctuaire. Antre de La neutralité, ce pays militarisé, où Le service national paraît constituer un ciment social, est jusqu'à présent quasiment épargné par Le terrorisme et La délinquance de masse. Alors, La Suisse est-elle un modèle ? Si La question peut Légitimement se poser, La réponse ne saurait bien sûr n'être qu'une ode au système helvétique. Suivant des approches critiques analytiques, une quinzaine de chercheurs et de praticiens, d'horizons différents, explorent Les atouts de La Confédération, tout en remettant en question La notion même de modèle. Le résultat est un ouvrage passionnant et étonnant, y compris pour Les citoyens suisses, qui découvriront des regards extérieurs portés sur Leur pays.
Qu'est-ce que la confiance ? La défiance, la méfiance ? La confiance est-elle source de vulnérabilités ? Est-elle nécessaire en matière d'éducation ? Peut-on parler de culture(s) de la confiance ? Comment peut-on organiser la confiance ? Le droit permet-il d'assurer la confiance ? Comment la confiance se gère-t-elle et suivant quelles pratiques ? Telles sont les principales questions abordées au sein de cet ouvrage interdisciplinaire qui offre une réflexion approfondie sur la thématique de la confiance. A entrées multiples, de la sociologie aux sciences de gestion, en passant par la science politique, le droit ou encore la psychologie, cet ouvrage passionnant permet de mieux cerner cette notion polysémique grâce à la qualité des trente-cinq auteurs réunis.
Motta Alessio ; Azzag Samir ; Bonhomme Marion ; Do
Y a-t-il meilleure façon de saisir les discriminations ethniques et leurs effets que de les observer dans toute leur banalité, à travers les carrières de personnes qui les ont rencontrées ? Discriminations flagrantes, stratégie pour les éviter ou les affronter, formes éventuelles de paranoïa... La découverte de trajectoires individuelles est sans doute le moyen le plus efficace pour comprendre comment cela interagit. Offrant un accès direct aux entretiens tout en les accompagnant d'instruments de réflexion, ce livre constitue à la fois un outil de méthode pour le chercheur et une riche initiation pour le profane.
Le 3 décembre 1956 un homme de 35 ans, prêtre de son état, assassine sa jeune maîtresse après avoir tenté de lui donner l'absolution. Puis lui ayant ouvert le ventre, il la libère de son enfant de 8 mois qu'il baptise et poignarde. D'où vient, où va le crime dans la préméditation de sa logique inconsciente ? Car, pas plus que le diable, le monstre d'Uruffe ne tombe du ciel ni de l'enfer. Une " sombre fraternité " nous unit à cet homme perdu dans sa nuit - notre nuit - et si un dieu l'attend, au détour du " sexe et de l'effroi ", il est aussi l'un de nous.
Résumé : Vingt ans après sa mort, un collectif d'historiens revient sur la carrière politique de Pierre Bérégovoy. Car par-delà le mystère de sa disparition, qui polarise l'attention des médias, nous trouvons un homme politique atypique, formé en dehors du sérail. Ce livre analyse le parcours de cet ouvrier, fils d'un émigré russe, militant à FO et à la SFIO, représentant de Pierre Mendès France au PSU, puis adjoint d'Alain Savary et de François Mitterrand. Il s'interroge sur son ascension au sein du Parti socialiste en tant qu'expert et homme de dossiers. Il montre comment, propulsé, par son rôle de directeur de campagne, secrétaire général de l'Elysée en mai 1981, il devient rapidement ministre aux Affaires sociales (1982-1984), puis est nommé à l'économie et aux Finances (1984-1986 ; 1988-1992), où il acquiert une solide réputation de professionnalisme. Consécration ultime, il est, en avril 1992, le dernier Premier ministre socialiste de François Mitterrand. Cet ouvrage, enfin, permet de resituer dans une perspective historique " l'affaire Bérégovoy ", qui conduisit l'élu de Nevers à se suicider le 1er mai 1993.
Afghanistan, Darfour, Haïti, tsunami : Autant de mots et d'images qui renvoient à la communication des ONG humanitaires. Au-delà de ce qui est dit et montré, cet ouvrage aborde des questions nouvelles. Pourquoi la communication est-elle considérée comme "le sale boulot" dans ces ONG ? Quelles sont les relations entre les agences publicitaires, les médias et les ONG ? Pourquoi la rhétorique humanitaire fait-elle problème ? Comment évaluer l'opportunité de parler dans l'espace public ? Dix auteurs, professionnels de la communication, humanitaires, journalistes et universitaires témoignent de leurs pratiques : diriger un service de communication, prendre en compte les questions "éthiques" au quotidien... Ils analysent le discours humanitaire au regard de sa professionnalisation, des débats qu'il suscite et de son rapport ambigu au politique.