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Faire l'économie de la dénonciation
Perseil Sonny ; Pesqueux Yvon
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343057675
Faire l'économie de la dénonciation, c'est tenter de donner une cohérence à un ensemble d'activités socioprofessionnelles diversifiées de contrôle, d'enquête ou de divulgation. Auditeurs, comptables, consultants et experts, journalistes, juges, policiers mais aussi chercheurs en sciences sociales gagnent en effet souvent leur vie en dénonçant des pratiques considérées comme déviantes, transgressives ou tout simplement mauvaises, pratiques en général dissimulées par les agents politiques ou économiques. Mais faire l'économie de la dénonciation, dans une approche sans doute plus psychologique, c'est aussi essayer de comprendre ce qui pousse des individus à la délation (appât du gain, idéal de justice, configuration de la concurrence, etc.) ou ce qui tend au contraire à dissuader des personnes qui détiennent des informations compromettantes de mettre à jour des comportements condamnables. Aussi, dans une approche interdisciplinaire, les auteurs réunis dans cet ouvrage se proposent de saisir les fondamentaux de cette économie de la dénonciation, collective ou individuelle, institutionnalisée ou informelle, professionnelle ou occasionnelle, mais aussi de questionner une thématique connexe, la transparence.
Sur Le plan politique, La Suisse paraît être L'Etat où La démocratie est La plus développée, avec notamment une procédure référendaire dynamique, ainsi que des vestiges de démocratie directe. Au niveau économique, La Suisse connaît un faible taux de chômage, un niveau de richesse élevé, maintient une finance et une monnaie fortes, une industrie compétitive et diversifiée, en partie grâce à une capacité d'innovation reconnue. En ce qui concerne L'éducation, La Suisse possède parmi Les meilleures écoles de La planète, avec des établissements très bien évalués par Les classements internationaux. Et même sur Le plan sécuritaire, La Suisse fait figure de sanctuaire. Antre de La neutralité, ce pays militarisé, où Le service national paraît constituer un ciment social, est jusqu'à présent quasiment épargné par Le terrorisme et La délinquance de masse. Alors, La Suisse est-elle un modèle ? Si La question peut Légitimement se poser, La réponse ne saurait bien sûr n'être qu'une ode au système helvétique. Suivant des approches critiques analytiques, une quinzaine de chercheurs et de praticiens, d'horizons différents, explorent Les atouts de La Confédération, tout en remettant en question La notion même de modèle. Le résultat est un ouvrage passionnant et étonnant, y compris pour Les citoyens suisses, qui découvriront des regards extérieurs portés sur Leur pays.
A l'heure des fake news, et alors que le terme "post vérité" a été désigné expression de l'année en 2016, une interrogation s'impose : comment distinguer réalité et fiction ? S'il importe d'éclaircir cet aspect pour éviter les confusions et la désinformation, il apparaît que ces deux mots ne sont pas systématiquement antinomiques et que des relations se nouent régulièrement, dans la narration, le discours et le récit, entre réalité et fiction. Une définition étendue de la fiction et de ses formes est retenue ici et amène à s'interroger sur différents pans de la relation entre fiction et réalité. Dans quelle mesure les récits - mais aussi d'autres dispositifs, comme les jeux, ou diverses oeuvres de création - peuvent-ils être assimilés à des fictions ? Quelles sont les fonctions de ces récits, parfois instrumentalisés par les acteurs sociaux au service de leurs intérêts ? La fiction peut d'ailleurs également être considérée comme partie prenante de l'activité scientifique en aidant le chercheur à illustrer, voire à structurer et à finaliser, ses travaux. Dans une approche résolument interdisciplinaire - sciences de gestion, science politique, histoire, sociologie, études cinématographiques, littérature, philosophie et droit - une vingtaine de chercheurs questionnent ces notions sur des terrains originaux, du commerce équitable au droit d'asile, en passant par le jeu de rôle, les finances locales ou l'imaginaire marchand.
On peut s'indigner de la situation des assistantes maternelles, dont la condition est dévalorisée, qui se retrouvent dans une position de néo-domesticité et qui sont soumises à des critères de recrutement, de contrôle et d'évaluation instrumentalisés comme armes de domination. Elles sont privées de médecine du travail, alors qu'elles peuvent être victimes de maladies professionnelles très lourdes. Elles gagnent parfois moins que le SMIC, pour une durée de travail supérieure à la durée légale, avec une responsabilité juridique extraordinairement pesante. Toutefois, le véritable scandale des assistantes maternelles est que l'ensemble de ces conditions indignes de travail sont mises en place et gérées par les pouvoirs publics, qui organisent ainsi une discrimination institutionnalisée. Ce livre se fonde sur une enquête documentée, approfondie sur le terrain pendant une douzaine d'années, auprès d'une cinquantaine d'assistantes maternelles. Ce travail constitue surtout un plaidoyer pour améliorer le statut de tous ces professionnels qui contribuent au développement et au bien-être des enfants, mais qui sont pourtant quotidiennement bafoués dans leurs droits. La crise sanitaire de la Covid-19 a d'ailleurs représenté, pour beaucoup, "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".
L'asile apparaît depuis quelques années au coeur du débat public en France. Pourtant, beaucoup ignorent encore ce que ce terme recouvre, tant sur le plan juridique que pour l'accueil des personnes qui veulent obtenir une protection internationale (statut de réfugié ou protection subsidiaire). Les experts qui ont contribué à cet ouvrage, rattachés àdiverses institutions (HCR,OFII, Ofpra,CNDA, CADA et associations) ou indépendants, expliquent concrètement en quoi consistent leurs mimions dans les domaines de l'accueil, de l'accompagnement, de l'interprétariat et du droit d'asile. Ce livre s'adresse ainsi à tous les professionnels (juristes, consultants, travailleurs sociaux, etc.), étudiants (droit, sciences sociales, langues étrangères, etc) ou chercheurs qui souhaitent saisir, au-delà des clichés véhiculés par les médias, la réalité des métiers de l'asile. En faisant part de leurs pratiques, des politiques menées en matière d'embauche et de formation, des compétences sollicitées quotidiennement et des problématiques auxquelles ils sont confrontés, les auteurs exposent sans polémique la nature de leur activité et l'évolution récente de celle-ci. Il s'agit aussi de préparer l'avenir, les métiers de l'asile constituant un secteur économique en pleine expansion, qui ne cesse de recruter.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.