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La création sans le créationnisme ?
Perru Olivier
KIME
31,50 €
Épuisé
EAN :9782841745111
Aujourd'hui, si on excepte le cas très particulier de certains milieux fondamentalistes, la théorie de l'évolution ne devrait globalement plus faire problème. Alors, comment rendre compte de ce rapport de compatibilité entre évolution et création, pourquoi l'évolution biologique a-t-elle fait problème dans le passé ? Pourquoi est-elle encore rejetée par certains croyants fondamentalistes et d'où vient donc le créationnisme, qui prétend s'appuyer sur la Bible (ou sur le Coran, dans le cas de l'hypothèse d'un créationnisme musulman) ? Les religions sont-elles naturellement exposées à cette confusion mentale entre un texte révélé pris à la lettre et le domaine de la science ? En proposant un rétrospectif historique, ce livre voudrait tenter d'apporter quelques éclaircissements à ces questions. La perspective d'une création lente et progressive a fait problème dès les XVIIe et XVIIIe siècles à cause d'une lecture très textuelle des premiers chapitres du livre de la Genèse. Progressivement, on a lu de façon univoque les récits de création, mais en étant influencé par des concepts modernes, comme le concept d'espèce. C'est ainsi que le fixisme pensait une création définitive de chaque espèce vivante au sens linnéen. Il n'est pas impossible que le créationnisme qui se manifesta aux Etats-Unis à partir de 1920, ait sa source dans un primat protestant de l'Ecriture regardée pour elle-même, mais aussi dans une mentalité fixiste qui s'est sclérosée au XVIIIe et au XIXe. On avait perdu les bonnes clés de lecture des textes bibliques. Dans le créationnisme, enfant naturel du fixisme des siècles passés, on est bien loin d'une lecture des récits de création donnant accès à une représentation d'un Dieu, auteur premier de sa création, l'accompagnant tout en lui laissant son autonomie et son évolution, créateur de l'homme mais le laissant libre dans le " jardin ", pour le meilleur et pour le pire... Un autre facteur défavorable a abouti à une crispation du fixisme au XIXe siècle et au créationnisme contemporain, c'est l'opposition des confessions chrétiennes et du scientisme. Cette opposition s'est concrétisée, particulièrement dans la seconde moitié du XIXe siècle. On a ainsi caricaturé le rapport entre l'intelligence et la foi, entre la raison et les convictions. Au XXe siècle, on a cherché des réponses à ces problèmes. L'Eglise catholique a définitivement levé les obstacles à l'égard de la théorie de l'évolution. Quant au progrès des sciences, de l'épistémologie et de la didactique, il apporte normalement des éclaircissements et des raisons pour éviter les confusions des domaines et dépassionner les débats. Au-delà de ces oppositions stériles et des confusions mentales du fixisme et du créationnisme, nous voudrions montrer une possible approche de la création sans le créationnisme, et réfléchir sur évolution et création.
Résumé : La pensée de Bergson permet de réconcilier les sciences et l'itinéraire de vie de chacun, de montrer que la connaissance scientifique et la manière dont la personne humaine mène sa recherche de sens ne s'opposent pas. Bergson a accordé une grande importance au développement des sciences biologiques et psychologiques de son temps, ce livre retrace la relecture philosophique qu'il fit de la littérature scientifique. De plus, Bergson fait constamment appel à l'expérience humaine : dans Les deux sources de la morale et de la religion, il convoque l'expérience des héros, des sages et des mystiques, car à ses yeux, ils témoignent d'une marche en avant qui mobilise les capacités humaines de vérité et d'amour. A partir de cette philosophie, notre intention est donc d'éclairer la réalité de " l'itinéraire de vie " ; à une période ou une autre de sa vie, chacun est amené à se poser les questions de la durée de vie, du rôle de la mémoire, du progrès, de la découverte des'' dynamismes de la vie sociale, morale et spirituelle.
Les druides règnent sur une forêt primordiale et sacrée sise aucoeur du monde. Détenteurs d'une sagesse millénaire, ils sontles gardiens du Pacte Ancien, dont le respect garantit la paixentre les peuples. Mais un crime de sang d'une violence inouïemet en péril le fragile échiquier politique des royaumes duNord. Le druide Obrigan, aidé de ses deux apprentis, nedispose que de vingt et un jours, pas un de plus, pour éluciderles circonstances du drame, faute de quoi une guerre totaleéclatera. Et tandis que le compte à rebours tourne, chaque luneapporte son lot de nouveaux cadavres, l'entraînant toujoursplus loin dans l'horreur...
Peru Olivier ; Benoît Bertrand ; Jacquemoire Elodi
Des Korrigans ont enfin trouvé le moyen d'obliger Orignace à leur écrire une histoire. Ils veulent que le Teuz invente un conte dans lequel eux auraient un beau rôle, mais Orignace est en panne d'inspiration. Et alors qu'il cherche des idées dans la forêt de Brocéliande, il assiste aux débuts de la passion entre Merlin et Viviane. L'enchanteur fait tout ce qui est en son pouvoir pour séduire la future dame du Lac et n'hésite pas à user de ses sorts les plus puissants... Rien ne l'arrête. Cela fait bien les affaires du Teuz, lui qui cherchait de l'inspiration va être servi ! Seul problème, les Korrigans ne sont habituellement pas friands d'histoires d'amour.
Résumé : Avec un art confirmé de la pédagogie, le philosophe Olivier Perru offre ici une rétrospective sur notre rapport au vivant. Cette relecture originale apporte des éclairages synthétiques susceptibles de faire mieux saisir, entre autres, les approches biologiques contemporaines. L'auteur consacre sa première partie aux mentalités et aux catégories antiques, à celles des philosophes des Lumières, puis aux bouleversements occasionnés par les sciences, les techniques et différentes doctrines des XIXe et XXe siècles. Il insiste en particulier sur Henri Bergson (L'Evolution créatrice). Sont posés dans de nouveaux contextes les rapports entre science et finalité, science et philosophie. Mais si Olivier Perru sait observer l'inédit - comme le surgissement des modélisations contemporaines du vivant -, il sait aussi rendre compte de ce qu'ont de récurrents certains défis : le normal et le pathologique, la norme vitale et la norme sociale, l'individualité et le vivant, la vie animale et la vie humaine.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?