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Science et itinéraire de vie : la pensée de Bergson
Perru Olivier
KIME
24,40 €
Épuisé
EAN :9782841744756
La pensée de Bergson permet de réconcilier les sciences et l'itinéraire de vie de chacun, de montrer que la connaissance scientifique et la manière dont la personne humaine mène sa recherche de sens ne s'opposent pas. Bergson a accordé une grande importance au développement des sciences biologiques et psychologiques de son temps, ce livre retrace la relecture philosophique qu'il fit de la littérature scientifique. De plus, Bergson fait constamment appel à l'expérience humaine : dans Les deux sources de la morale et de la religion, il convoque l'expérience des héros, des sages et des mystiques, car à ses yeux, ils témoignent d'une marche en avant qui mobilise les capacités humaines de vérité et d'amour. A partir de cette philosophie, notre intention est donc d'éclairer la réalité de " l'itinéraire de vie " ; à une période ou une autre de sa vie, chacun est amené à se poser les questions de la durée de vie, du rôle de la mémoire, du progrès, de la découverte des'' dynamismes de la vie sociale, morale et spirituelle.
Résumé : Avec un art confirmé de la pédagogie, le philosophe Olivier Perru offre ici une rétrospective sur notre rapport au vivant. Cette relecture originale apporte des éclairages synthétiques susceptibles de faire mieux saisir, entre autres, les approches biologiques contemporaines. L'auteur consacre sa première partie aux mentalités et aux catégories antiques, à celles des philosophes des Lumières, puis aux bouleversements occasionnés par les sciences, les techniques et différentes doctrines des XIXe et XXe siècles. Il insiste en particulier sur Henri Bergson (L'Evolution créatrice). Sont posés dans de nouveaux contextes les rapports entre science et finalité, science et philosophie. Mais si Olivier Perru sait observer l'inédit - comme le surgissement des modélisations contemporaines du vivant -, il sait aussi rendre compte de ce qu'ont de récurrents certains défis : le normal et le pathologique, la norme vitale et la norme sociale, l'individualité et le vivant, la vie animale et la vie humaine.
Présentation de l'éditeur Sil est une chose qua réussi le mage dans la grande guerre qui a ravagé le monde dOscitan, cest provoquer la haine, la méfiance, la peur, le mépris, la discorde et beaucoup dautre nobles sentiments. Devenu Maître-Inquisiteur après le conflit afin de lutter contre le crime, Obeyron nobéit quà une seule maîtresse, la justice. Jusquà sa dernière mission dans la lointaine forêt des Soupirs, où on la piégé et laissé pour mort. Seulement, voilà, on ne tue pas un Inquisiteur si aisément. Et Obeyron est bien décidé à enquêter sur sa propre mort.
Biographie de l'auteur Olivier Perru, membre de l'Institut des frères des écoles chrétiennes, enseigne à la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Lyon, après avoir été enseignant en éthique et en philosophie des sciences à l'Institut polytechnique Saint-Louis de l'Institut catholique de Paris, à Cergy-Pontoise.
Gillet Martin-stanislas ; Perru Olivier ; Press Do
Voici une réédition d'un ouvrage de 1909, sous la forme de la 9ème édition (1929), La peur de l'effort intellectuel. Aumônier d'étudiants, Martin-Stanislas Gillet avait reconnu leur difficulté à soutenir un effort intellectuel, une attention volontaire à l'objet de leurs études, dans la durée. Le sens de la vie intellectuelle est très présent dans ce livre et son mérite est de poser la dimension intellectuelle comme fondamentale et permettant de construire la personnalité d'un étudiant, futur professionnel. Aujourd'hui encore, la vie intellectuelle et son moteur, l'effort dans le travail intellectuel, demeurent essentiels dans la construction de la personne humaine. Dans une perspective éducative, il s'agit d'envisager l'effort et le développement de l'intelligence et de la raison, en dépassant et en assumant le travail de la mémoire et celui de l'imagination : cela demeure un enjeu éducatif de premier plan pour la formation des jeunes.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.