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HOMMES D'EGLISE ET DE SCIENCE AU XVIIIE SIECLE VERS UNE HARMONIE ENTRE RAISON, NATURE ET CREATION
PERRU
VRIN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782910425319
L'intuition qui a présidé à la rédaction de ce livre porte sur le rôle joué par les hommes d'Eglise dans le progrès et la diffusion des Sciences et dans le développement d'une pensée philosophique et chrétienne sur la Raison et les Sciences, à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle. Les oratoriens Nicolas Malebranche et Bernard Lamy ont contribué en leur temps à lever les obstacles de la moralisation du savoir et de la distance entre Science et Foi. Ce qui préside alors à l'intégration des Sciences dans une nouvelle culture, c'est une vision unitaire de l'homme intégrant étude, action, référence à la Foi. Chez Fénelon et Pluche, ou même avec l'Anti-Lucrèce du cardinal de Polignac, on se situe dans une démarche semblable qui inaugure l'apologétique ; les Sciences de la Nature servent à valoriser l'harmonie de la création et donc l'action du Créateur. Au fond, l'accord préétabli entre Science et Foi dominerait, la Science explicitant des aspects peu connus de la Nature et de l'Homme et aidant à montrer l'existence d'un Dieu Créateur sans qu'il y ait de difficultés ni d'opposition. Si on trouve cet esprit de pratique de la Science en accord avec la Foi dans la première moitié du XVIIIe siècle, dans une perspective souvent malebranchiste, tout va changer après 1750. Les Lumières se fondent sur des philosophies dont elles ont évacué les références chrétiennes et elles sont centrées sur la Raison humaine, au mieux dans le cadre d'une théologie naturelle souvent déiste. Les querelles entre clercs, philosophes et hommes de Science, se font plus vives et fréquentes. L'oratorien Lelarge de Lignac, lié à Réaumur, s'oppose à Buffon sur sa vision de la Nature et de l'origine de l'homme. Sans vouloir généraliser, la mentalité des clercs et les thèses de leurs ouvrages deviennent souvent défensives, ce qui n'était pas le cas cinquante ans auparavant. Un anti-naturalisme se fait jour. Parmi les livres caractéristiques de cette attitude intellectuelle, on peut citer la Réfutation du Système de la Nature de l'abbé Bergier (1772) et le Cours complet de Métaphysique de Para du Phanjas (1779). En parcourant le XVIIIe siècle, tout est loin d'être négatif dans le rapport entre Eglise et Science. Des hommes d'Eglise contribuent nettement au progrès des Sciences, certains ont laissé un nom célèbre, comme l'abbé Nollet. Ils excellent dans les applications des Sciences et Techniques et également dans la diffusion et l'enseignement des connaissances scientifiques. Si au début du siècle, Bougeant, Grozelier, Regnault diffusent les progrès des Sciences de la Nature, de nombreux ecclésiastiques vont ensuite produire et vulgariser des techniques en vue d'aider au développement socioéconomique de leur région, de ceux qu'ils côtoient quotidiennement. L'abbé Pierre Augustin Boissier de Sauvages en est un exemple dans le contexte languedocien. Cependant jusqu'à la Révolution, d'autres clercs continueront à produire des travaux académiques de valeur. Après 1789, quelques abbés se reconvertissent dans des carrières scientifiques, c'est le cas de René-Just Haüy et de Pierre-André Latreille qui vont devenir des savants renommés de la période napoléonienne. Globalement vers 1780 et a fortiori après la Révolution, les contributions des hommes d'Eglise à l'avancement des Sciences en France deviendront de moins en moins significatives. Les changements institutionnels ne sont pas seuls responsables de cet état de fait, un certain désintérêt des clercs pour la vie intellectuelle est manifeste, sauf dans l'enseignement et dans la défense de la vision chrétienne du monde.
Résumé : Aujourd'hui, si on excepte le cas très particulier de certains milieux fondamentalistes, la théorie de l'évolution ne devrait globalement plus faire problème. Alors, comment rendre compte de ce rapport de compatibilité entre évolution et création, pourquoi l'évolution biologique a-t-elle fait problème dans le passé ? Pourquoi est-elle encore rejetée par certains croyants fondamentalistes et d'où vient donc le créationnisme, qui prétend s'appuyer sur la Bible (ou sur le Coran, dans le cas de l'hypothèse d'un créationnisme musulman) ? Les religions sont-elles naturellement exposées à cette confusion mentale entre un texte révélé pris à la lettre et le domaine de la science ? En proposant un rétrospectif historique, ce livre voudrait tenter d'apporter quelques éclaircissements à ces questions. La perspective d'une création lente et progressive a fait problème dès les XVIIe et XVIIIe siècles à cause d'une lecture très textuelle des premiers chapitres du livre de la Genèse. Progressivement, on a lu de façon univoque les récits de création, mais en étant influencé par des concepts modernes, comme le concept d'espèce. C'est ainsi que le fixisme pensait une création définitive de chaque espèce vivante au sens linnéen. Il n'est pas impossible que le créationnisme qui se manifesta aux Etats-Unis à partir de 1920, ait sa source dans un primat protestant de l'Ecriture regardée pour elle-même, mais aussi dans une mentalité fixiste qui s'est sclérosée au XVIIIe et au XIXe. On avait perdu les bonnes clés de lecture des textes bibliques. Dans le créationnisme, enfant naturel du fixisme des siècles passés, on est bien loin d'une lecture des récits de création donnant accès à une représentation d'un Dieu, auteur premier de sa création, l'accompagnant tout en lui laissant son autonomie et son évolution, créateur de l'homme mais le laissant libre dans le " jardin ", pour le meilleur et pour le pire... Un autre facteur défavorable a abouti à une crispation du fixisme au XIXe siècle et au créationnisme contemporain, c'est l'opposition des confessions chrétiennes et du scientisme. Cette opposition s'est concrétisée, particulièrement dans la seconde moitié du XIXe siècle. On a ainsi caricaturé le rapport entre l'intelligence et la foi, entre la raison et les convictions. Au XXe siècle, on a cherché des réponses à ces problèmes. L'Eglise catholique a définitivement levé les obstacles à l'égard de la théorie de l'évolution. Quant au progrès des sciences, de l'épistémologie et de la didactique, il apporte normalement des éclaircissements et des raisons pour éviter les confusions des domaines et dépassionner les débats. Au-delà de ces oppositions stériles et des confusions mentales du fixisme et du créationnisme, nous voudrions montrer une possible approche de la création sans le créationnisme, et réfléchir sur évolution et création.
Le véritable charme de l Alsace et notamment du Bas-Rhin, ce sont ses petites villes et ses villages propices à la flânerie. Quoi de plus agréable que de partir à la découverte, au guidon d un vélo, des maisons à colombages souvent regroupées autour d une église, des hôtels de ville fastueusement décorés et des riches maisons bourgeoises. Abondamment fleuri, l habitat traditionnel est préservé et entretenu avec soin.Que l on se trouve dans la région de l Alsace bossue, dans la forêt d Haguenau, le long du Rhin, au pied des collines sous-vosgiennes ou encore dans le Ried, le vélo est encore le meilleur mode de déplacement pour ressentir l Alsace véritable, ses paysages et ses habitants.Ce guide propose une sélection de 30 balades à vélo et/ou à VTC accessibles à tous, notamment les enfants, pour découvrir en douceur la richesse et la diversité de ce département du Bas-Rhin (Alsace du nord) qui réserve une place de choix à la bicyclette avec plus de 700 km d'aménagements cyclables.Les 30 balades proposées s appuient essentiellement sur ces aménagements cyclables. De plus, quand cela était possible, le point de départ se situe dans une gare SNCF.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.