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Histoire de l'écriture typographique. Le XVIIIe siècle Tome 2
Perrousseaux Yves
PERROUSSEAUX
45,00 €
Épuisé
EAN :9782911220340
L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographque, en plusieurs volumes. conçu pour proposer une vision générale et relativement complète, en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui. Poursuivant cette histoire, ce troisième volume met l'accent sur les créations typographiques qui marquent la seconde moitié du XVIIIe siècle, c'est-à-dire des caractères dotés d'un fort contraste entre les pleins et des déliés très fins, ce que permettaient alors l'évolution des techniques de gravure des poinçons, de fonte des caractères et l'impression sur papier vélin (inventé en Angleterre vers 1757), papier sans grain, soyeux et lisse permettant de reproduire la finesse de ces déliés, ce que le séculaire et traditionnel papier vergé ne permettait pas. L'ouvrage analyse les contextes et les réalisations des grandes figures de la profession de cette époque, que sont John Baskerville (en Angleterre), Giambattista Bodoni, "le typographe des rois et le roi des typographes" (en Italie), François-Ambroise Didot (qui établit le point typographique sur le pied-de-roi, une mesure légale d'alors) et ses deux fils: Pierre (imprimeur de haute volée, avec ses impressions de bibliophilie dites des Éditions du Louvre) et Firmin (créateur de caractères, dont le fameux "Didot"). Ce sont encore les Didot qui introduisirent le papier vélin en France (178o) et qui mirent au point la stéréotypie (vers 1795), technique permettant de reproduire en relief, en un seul bloc de métal, la composition des milliers de caractères qui composent une page et ainsi de réimprimer des livres à bon marché. L'ouvrage examine conjointement les caractères des principales autres fonderies typographiques européennes qui marquèrent à leur façon ce XVIIIe siècle. En France: l'Imprimerie royale avec Louis-René Luce, les fonderies Sanlecque, Loyson, Briquet, Cappon, Vafflard, Cot, Lamesle, des Gando père et fils, du sieur Delacolonge (Lyon), des Gillé père et fils. En Belgique: Jacques-François Rosait (Bruxelles). En Allemagne: Johann Breitkopf (Leipzig). En Angleterre: Edmund Fry et John Bell. On aborde également Antoine-François Momoro (1756-1794) un imprimeur parisien (auteur d'un manuel d'imprimerie intéressant) qui mit sa carrière au service de la Révolution et périt sur l'échafaud avec ses amis hébertistes. L'ouvrage explique, d'autre part, les mouvements culturels et les innovations techniques qui marquent l'époque, comme l'influence de la calligraphie sur la typographie, la composition typographique de la musique, la composition chimique du plomb typographique, la nomination des caractères et la finalisation du point typographique, les symboles typographiques des unités de mesures en usage sous l'Ancien Régime.
L'ouvrage reprend les principaux jalons qui se sont succédés au fil du temps pour finir par constituer l'écriture typographique occidentale. Ce premier tome couvre l'histoire de l'écriture de son origine, avec Gutenberg, jusqu'au XVIIème siècle, quand la typographie hollandaise s'en donne à coeur joie, tandis que l'imprimerie française est muselée par les pouvoirs civils et religieux.
Ce livre est la suite chronologique du tome I consacré à l'époque qui court de Gutenberg au XVII e siècle. L'ensemble est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de ce qu'il faut au moins savoir sur le sujet, en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui. Viennent également des informations complémentaires que j'appelle des "pauses". En général, ces informations sont mises en annexes en fin d'ouvrage, et, dans une organisation traditionnelle du livre, ou bien le lecteur les lit trop tard, ou bien il ne les lit jamais. Je les ai donc placées là où il m'a semblé préférable de les faire figurer en fonction du sujet des chapitres abordés, soit pour les introduire, soit pour les compléter. Je suis convaincu, en effet, que pour se faire un bon bagage sur l'histoire de la typographie (et du monde du livre d'une façon plus générale), il n'est pas inutile de connaître, en plus, certains sujets connexes de façon à les incorporer dans une réflexion globale. Depuis son invention, au XV e siècle, le tracé des lettres typographiques s'est toujours inspiré de celui des lettres calligraphiées alors en usage. A l'époque des prototypographes, il s'agissait de concevoir des caractères imitant au plus près les écritures gothiques, car le livre imprimé n'avait comme raison d'être que de reproduire industriellement le livre manuscrit, voire d'en faire des fac-similés. Avec le temps, le tracé des lettres typographiques évolue forcément, et à leur tour les calligraphes s'inspirent de ces formes nouvelles. Dans le courant du XVI e siècle, la typographie romaine prend le pas sur la typographie gothique. Au siècle suivant certains maîtres d'écriture, calligraphes renommés comme Louis Senault, Jean-Baptiste Alais de Beaulieu fils et Nicolas Jarry, s'inspirent du tracé des Garaldes, mais ils le modifient quelque peu en y apportant des caractéristiques pertinentes (en particulier dans la lettre gravée sur cuivre) que le Romain du roi (caractère créé dans la dernière décennie du XVII e siècle pour l'imprimerie royale, et prototype des caractères de la famille des Réales) va reprendre à son compte, comme l'axe vertical (et non plus incliné) de la répartition des graisses des caractères, comme le contraste de plus en plus affirmé de l'épaisseur des pleins et les déliés, ainsi que la géométrisation des formes. L'écriture typographique du XVIII e siècle se caractérise par ces nouveaux caractères, par une constellation d'ornements modulables et autres vignettes à combinaisons, par des formats d'imprimés et des configurations de titres et de textes entièrement différents de tout ce qui avait précédé, certaines préfigurant les éditions de bibliophilie du début du XIX e siècle.
Résumé : Voici la neuvième édition du "Manuel de typographie française élémentaire", édité par Atelier Perrousseaux. Quatorze années et 55 000 exemplaires plus tard, l'auteur lui a apporté un certain nombre de perfectionnements dans le but de le rapprocher du monde du secrétariat, qui représente un lectorat croissant. Changement de couverture, changement de titre : voici "Règles de l'écriture typographique du français", mieux compris par ce public et correspondant mieux à l'essentiel du contenu. Le vocabulaire trop professionnel a été revu pour correspondre à celui des utilisateurs non-typographes. Un certain nombre d'informations concernant des applications ou des utilitaires ont été mises à jour, ou bien supprimées si nécessaire. La plus grande partie des pages intérieures indique toujours les bonnes règles d'écriture du français, ainsi que les erreurs que l'on rencontre un peu partout. Cet ouvrage est toujours le seul code typographique sur le marché qui montre les erreurs rencontrées, et toujours le seul imprimé en couleurs. Un classique.
Il se divise en trois parties: 1. Un historique des différentes étapes de notre écriture occidentale, des origines à nos jours 2. Les règles élémentaires du code typographique. 3. Des informations typographiques et pratiques de PAO: comment réaliser les capitales accentuées, les guillemets français sur les claviers des Mac et des PC, le code des corrections sur épreuves. Broché 16 x 23 - 128 pages - Illustrations en bichromie Biographie de l'auteur Gérard Blanchard (1927-1998), typographe; chancelier des Rencontres internationales de Lure; docteur de l'École pratique des hautes études (université de Paris): "Pour une sémiologie de la typographie" (Roland Barthes et Christian Metz); docteur honoris causa ès arts de l'université Laval (Québec). Paul-Marie Grinevald, conservateur de la bibliothèque de l'Imprimerie nationale. Ladislas Mandel, créateur de caractères. René Ponot, historien de la typographie; docteur de l'université en histoire & sémiologie du texte & de l'image. Jean-François Porchez, créateur de caractères.
Il se divise en trois parties: 1. Un historique des différentes étapes de notre écriture occidentale, des origines à nos jours 2. Les règles élémentaires du code typographique. 3. Des informations typographiques et pratiques de PAO: comment réaliser les capitales accentuées, les guillemets français sur les claviers des Mac et des PC, le code des corrections sur épreuves. Broché 16 x 23 - 128 pages - Illustrations en bichromie Biographie de l'auteur Gérard Blanchard (1927-1998), typographe; chancelier des Rencontres internationales de Lure; docteur de l'École pratique des hautes études (université de Paris): "Pour une sémiologie de la typographie" (Roland Barthes et Christian Metz); docteur honoris causa ès arts de l'université Laval (Québec). Paul-Marie Grinevald, conservateur de la bibliothèque de l'Imprimerie nationale. Ladislas Mandel, créateur de caractères. René Ponot, historien de la typographie; docteur de l'université en histoire & sémiologie du texte & de l'image. Jean-François Porchez, créateur de caractères.
Peu de créateurs de caractères peuvent se targuer de représenter, à eux seuls ou presque, la création typographique d'un pays tout entier. Jean-François Porchez est de ceux-là. Profondément français, il a su créer de nombreuses passerelles avec le monde typographique anglo-saxon. Lorsqu'il ne parcourt pas le monde, il travaille sur des projets typographiques au sein de son studio ZeCraft, sur des caractères pour Typofonderie, ou bien il partage sa passion avec ses étudiants à Paris, toujours prêt à communiquer et échanger autour de son art, avec une passion et un enthousiasme intacts, de Los Angeles à Helsinki en passant par New York ou Bangkok. Ses alphabets habillent les pages de quotidiens comme "Le Monde" ou "The Baltimore Sun", les murs du métro parisien parisien et du BHV, les articles de maroquinerie de Louis Vuitton, la communication de Yves Saint-Laurent Beauté, de Peugeot, de La Poste, de Sephora ou de la chanteuse Beyoncé. Et pourtant, cet amoureux de la lettre, ce pédagogue-né n'avait jamais fait l'objet d'un ouvrage ou d'une monographie ; c'est maintenant chose faite.