Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le vent dans les voiles
Perret Jacques
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070374540
Après une honorable carrière dans l'infanterie coloniale, le lieutenant Gaston Le Torch, sorti du rang, vit paisiblement en retraite à Paris. Il partage son temps entre la Bibliothèque nationale, où il cherche à reconstituer le passé héroïque des Le Torch, qui furent tous marins, et un petit bistro qui est le seul à détenir un petit vin blanc sec qui n'ait point goût d'eau. Il découvre un jour qu'un de ses ancêtres, Eugène Le Torch, qui commandait la frégate La Doulce en 1697, a fui devant les Anglais. Il veut réparer la honte ainsi attachée à tous les Le Torch. Un beau soir, peut-être sous l'influence du petit vin blanc, il se trouve brusquement sur la frégate La Doulce en présence d'Eugène Le Torch. Alors commence une merveilleuse histoire de combat naval pleine de personnages hauts en couleur, aussi animée qu'un film de corsaires. Il n'y manque pas même la grande dame d'une beauté ineffable qui sera le prix d'un combat épique.
L'écrivain joue le capitaine, le matelot fait l'artiste et le bateau reste bateau. Longtemps retenus au sec par une sombre histoire de pavillon ils se décident à reprendre la mer. Il ne s'agit, semble-t-il, que d'appareiller l'écritoire en plaisance pour rejoindre une vieille croisière empannée jadis quelque part en Manche. Autrement dit, La Compagnie des eaux fait suite au Rôle de plaisance. C'est une cure de rajeunissement, les jointures grincent un peu et l'équipage est enclin à susciter des temps de repos pour se raconter des histoires. Précisons que le matelot est aussi une occasion comme le capitaine est de fortune. Tous deux, comme disent les experts, ont tendance à naviguer au-dessus de leurs capacités, moyennant quoi ils se trouvent des ressources plus ou moins pertinentes, sans cesser d 'être attentifs à ne pas tomber sous le coup de la loi. Disons enfin que La Compagnie des eaux est un ouvrage qu'on peut mettre entre toutes les mains, au seul risque d'en tomber si la mer, à la longue, fait dormir le lecteur", Jacques Perret.
En racontant des souvenirs de captif et d'évadé Le caporal épinglé ne prétend pas illustrer un destin particulièrement original ni se prévaloir d'aventures très singulières. Il convient, après tout, d'accorder au Prisonnier de Guerre plus de commisération que de considération ; la servitude ne confère pas obligatoirement le prestige et le caporal épinglé n'est pas un héros calamiteux couronné de barbelés. Au surplus il n'a pas le tempérament tragique. Sensible à divers sentiments ou préjugés tels que la honte, l'honneur, la gloire, la liberté, il repousse, d'instinct ou de parti pris, les empiètements du drame. Les périodes de gémissements ne font pas ici une bien longue élégie.Le barbelé est cruel, vexatoire, mais ce n'est qu'une entrave entre toutes celles qui menacent l'homme libre, avec l'avantage d'un aspect loyal. Parmi tant de captivités sordidement camouflées et d'évasions fallacieuses, l'expérience des chaînes authentiques et des évasions qui payent redonne quand même du prix à certains mots. Pour ce qui est des remous de conscience, des vérités patriotiques et des intérêts de la France, le caporal épinglé n'a pas eu la chance de recevoir la lumière en même temps que le coup de massue. Il essayera donc de régler sa conduite sur ses humeurs et son éducation de caporal. Caporal au sens honorable du mot, s'entend. Non pas caporal caporaliste, mais caporal investi du noble et merveilleux privilège de l'insouciance attachée à la condition de soldat.
Résumé : Le Maquis est une histoire encore confuse et généralement gâtée par l'esprit partisan. D'abord on a crié trop haut des exploits plus qu'homériques et chanté abusivement trop de héros douteux. Ensuite, on ne s'est plus gêné pour n'y voir qu'un ramassis de bravaches et d'escarpes. Tout cela est conforme aux plus vieilles traditions de l'opinion publique. C'est un peu contre ce penchant au dénigrement exclusif que Jacques Perret, en écrivant Bande à part, essaye de protéger la mémoire de ses camarades. Le conteur n'est pas un champion très orthodoxe de la Résistance et on ne peut le soupçonner de stricte obédience aux dogmes de la libération. Ses partis pris sont d'un autre genre : il y paraît un peu dans ce récit, juste ce qu'il faut pour être honnête. Ce n'est donc pas un pamphlet ; pas davantage un document que puisse retenir un historien sérieux. Bande à part, avant tout, est une évocation des camarades qui vécurent ensemble de petites aventures sans grand éclat, cocasses pour les uns, mortelles pour les autres, et dans l'atmosphère souvent exquise d'une fraternité à l'état brut qui est le privilège du soldat, surtout s'il est irrégulier, surtout quand, aux yeux même de la dissidence, il fait bande à part.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.