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Bande à part
Perret Jacques
FOLIO
5,90 €
Épuisé
EAN :9782070362783
Le Maquis est une histoire encore confuse et généralement gâtée par l'esprit partisan. D'abord on a crié trop haut des exploits plus qu'homériques et chanté abusivement trop de héros douteux. Ensuite, on ne s'est plus gêné pour n'y voir qu'un ramassis de bravaches et d'escarpes. Tout cela est conforme aux plus vieilles traditions de l'opinion publique. C'est un peu contre ce penchant au dénigrement exclusif que Jacques Perret, en écrivant Bande à part, essaye de protéger la mémoire de ses camarades. Le conteur n'est pas un champion très orthodoxe de la Résistance et on ne peut le soupçonner de stricte obédience aux dogmes de la libération. Ses partis pris sont d'un autre genre : il y paraît un peu dans ce récit, juste ce qu'il faut pour être honnête. Ce n'est donc pas un pamphlet ; pas davantage un document que puisse retenir un historien sérieux. Bande à part, avant tout, est une évocation des camarades qui vécurent ensemble de petites aventures sans grand éclat, cocasses pour les uns, mortelles pour les autres, et dans l'atmosphère souvent exquise d'une fraternité à l'état brut qui est le privilège du soldat, surtout s'il est irrégulier, surtout quand, aux yeux même de la dissidence, il fait bande à part.
Résumé : Cette nouvelle anthologie rassemble six des meilleures nouvelles de Jacques Perret : Un général qui passe, Le Tourangeau de Winnipeg, Objets perdus, Jean sans terre, Une belle figure qui s'en va, Le mégot. La vie et la mort, hombre de Dios, du général Tacna y Leon ; le paysan de Touraine qui va se mesurer avec les blés du Canada ; les deux évadés qui tournent en rond dans la nuit, la pluie, la boue ; le citadin qui rêve d'un peu de terre pour planter des pois de senteur ; l'étrange relation entre un capitaine de goélette et sa figure de proue ; l'histoire d'un chercheur d'or : c'est à chaque fois le même bonheur d'écriture, et le même plaisir pour le lecteur.
En racontant des souvenirs de captif et d'évadé Le caporal épinglé ne prétend pas illustrer un destin particulièrement original ni se prévaloir d'aventures très singulières. Il convient, après tout, d'accorder au Prisonnier de Guerre plus de commisération que de considération ; la servitude ne confère pas obligatoirement le prestige et le caporal épinglé n'est pas un héros calamiteux couronné de barbelés. Au surplus il n'a pas le tempérament tragique. Sensible à divers sentiments ou préjugés tels que la honte, l'honneur, la gloire, la liberté, il repousse, d'instinct ou de parti pris, les empiètements du drame. Les périodes de gémissements ne font pas ici une bien longue élégie.Le barbelé est cruel, vexatoire, mais ce n'est qu'une entrave entre toutes celles qui menacent l'homme libre, avec l'avantage d'un aspect loyal. Parmi tant de captivités sordidement camouflées et d'évasions fallacieuses, l'expérience des chaînes authentiques et des évasions qui payent redonne quand même du prix à certains mots. Pour ce qui est des remous de conscience, des vérités patriotiques et des intérêts de la France, le caporal épinglé n'a pas eu la chance de recevoir la lumière en même temps que le coup de massue. Il essayera donc de régler sa conduite sur ses humeurs et son éducation de caporal. Caporal au sens honorable du mot, s'entend. Non pas caporal caporaliste, mais caporal investi du noble et merveilleux privilège de l'insouciance attachée à la condition de soldat.
Résumé : Cette anthologie réunit sept des meilleures nouvelles de Jacques Perret : Arrangement pour le théorbe, Les grives du Parthénon, La Bête Mahousse, Trafic de chevaux, La mouche, Le cheval de grâce et L'oiseau rare. Du fantastique des grandes cités aux mirages de la mer, des aventuriers du nouveau monde à l'imagination enchantée de l'enfance, c'est un voyage à travers l'oeuvre d'un grand conteur, dont la constante est une écriture faite de verve, de tendresse et d'humour.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"