Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le capitalisme est-il durable ?
Perret Bernard
CARNETS NORD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782355360138
A quels changements devons-nous consentir pour affronter la crise écologique? Nos initiatives rappellent la "drôle de guerre", tant l'activisme bureaucratique masque une catastrophe imminente. Ce que nous appelons "croissance économique" est en effet fondé sur l'énergie à bon marché, l'accumulation d'objets matériels et la destruction de la nature. Si nous ne mettons pas fin nous-mêmes à cette fuite en avant, les lois physiques s'en chargeront. Le développement durable doit être au coeur de l'action collective. L'ampleur des menaces invite à revisiter les éléments fondateurs de notre système économique: propriété, valeur et bien-être. Pour produire nos conditions d'existence et sauvegarder le monde commun, nous devons de toute urgence nous comporter en copropriétaires responsables. Nous redonnerons alors à l'économie son premier sens, celui du verbe "économiser". Telle est la guerre qu'il faut mener: être plus performants tout en consommant moins. Une telle équation suppose un retour de l'Etat sur le devant de la scène. C'est à lui de fixer un cap aux acteurs économiques. Les solutions techniques (énergies nouvelles, écologie industrielle...) ne pourront nous tirer d'affaire que si nous subordonnons la logique marchande à la survie de l'humanité. L'économie de demain appelle une création de valeurs. A situation inédite, imaginaire nouveau. Biographie de l'auteur Bernard Perret, ancien élève de l'Ecole polytechnique, est ingénieur et socioéconomiste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: L'économie contre la société (avec Guy Roustang; 1993); L'avenir du travail (1995); Les nouvelles frontières de l'argent (1999); De la société comme monde commun (2003) ou La logique de l'espérance (2005).
L'objet de ce livre n'est pas de rappeler les périls qui nous menacent, mais de critiquer la rationalité qui les a produits, et qui nous rend si peu capables d'y faire face. Nous vivons en effet sous l'empire indiscuté de la raison économique, mais cette raison est tronquée: elle ignore les services que nous rend la nature et les droits des générations à venir. De quels modes de pensée, de quelles valeurs et règles sociales avons-nous donc besoin pour redonner sens à nos actions? L'auteur évoque les repères à mettre en place: principes éthiques et juridiques, incitations économiques, mesure de l'impact environnemental des activités et des décisions, intelligence du vivant, respect de la nature. Plaidoyer convaincant pour une conversion de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la réoccupation de tous.
L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et a influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Evangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine. Un nombre croissant de théologiens se sont emparés de sa pensée pour reposer les questions du mal, du sacrifice et de la Rédemption. L'un des bénéfices de cette lecture des Evangiles est de souligner la cohérence entre la prédication du Royaume et la signification des circonstances de la mort de Jésus. Plus largement, elle permet de lire les textes bibliques comme la découverte progressive de la non-violence de Dieu. Ce livre est d'abord une présentation des enjeux de la pensée de René Girard pour le christianisme et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. L'auteur conduit ensuite une réflexion plus personnelle sur les rapports entre anthropologie et théologie. Il montre comment la théorie de Girard permet de penser les relations entre religion et violence, et il interroge le sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation. Bernard Perret est essayiste. Il a mené une double carrière de haut-fonctionnaire et de chercheur en sciences humaines. Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Economie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993 ; réed. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011).
L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Evangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine. Ce livre est d'abord une présentation des enjeux pour le christianisme d'une pensée qui reste profondément novatrice et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. Il aborde la question des rapports entre anthropologie et théologie et montre comment Girard peut nous aider à réfléchir aux relations entre religion et violence, et au sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation. Bernard Perret est essayiste et vice-président de l'Association Recherches Mimétiques (www. rene-girard. fr). Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Quand l'avenir nous échappe, en 2020.
Résumé : Oui à l'économie de marché, non à la société de marché. Tel pourrait être l'exergue de cet ouvrage. Les auteurs sont connus pour leurs critiques sur la monétarisation excessive des échanges, comme pour leurs positions en faveur de l'économie plurielle, l'économie solidaire, ou l'auto-production. S'ils ont écrit ensemble ce manifeste, c'est parce qu'ils pensent qu'une nouvelle façon d'agir en politique suppose une autre approche de l'économie. " Dans les livres marquants de la dernière décennie, un courant de pensée c'est consolidé. Il est favorable à une économie plurielle qui ferait place à un secteur dont la recherche du profit ne serait pas la raison première... Contrat social ? Il va sans doute falloir, pour tenter de le conclure, conjuguer régulations et innovations. Les pistes évoquées, qui prennent à rebrousse-poil la conception actuelle de la richesse économique, sont fécondes de réflexions prospectives, Et ce plaidoyer pour un nouveau "vivre ensemble" peut être un point d'ancrage pour les critiques de plus en plus nombreuses visant les conséquences de l'ultra-libéralisme. " (Le Monde) " Ces cinq-là à défricher depuis des années "nos inquiétudes fin de siècle" ne pouvaient que tomber pile. Dans un langage accessible, ils démontent ce qui empêche chacun d'avoir l'essentiel : de quoi vivre et aussi (surtout ?) des raisons de vivre. " (Ouest-France) " Le mérite de ce livre militant mais étayé des citations éclectiques et balisé d'analyses et de chiffres qui en signent la profondeur est de reprendre en quelques pages l'essentiel d'un discours qui refuse la soumission à une pensée dominante vouée à la seule compétitivité. Il propose de repartir des hommes, de leur soif d'action, d'utilité, de Partage, pour redéfinir des ambitions politiques nouvelles parce que porteuses de progrès pour la société entière. " (Le Soir)
CULTURE(S) n. f. Mot considérable aux contours très flous, délibérément non susceptible d'une définition. Il est rarement utilisé seul, le plus souvent intégré à une expression. Par exemple : "culture pour tous", "adjoint à la culture", "culture populaire", "démocratisation de la culture". On utilise de plus en plus fréquemment le pluriel, par exemple "dialogue des cultures", "préserver nos cultures". " Où va la culture ? Comment redonner un sens au ministère du même nom, noyé qu'il est dans l'univers consumériste ? L'heure n'est plus à la rareté des biens culturels, mais à leur profusion hétéroclite : plus que jamais, il y a besoin d'une parole pour rendre la vie à ce ministère dont la vocation, définie par Malraux voilà cinquante ans, est d'opposer aux forces du marché les forces de l'esprit.
François Hauter est rédacteur en chef au Figaro et grand reporter. Ancien correspondant en Afrique, en Chine et aux Etats-Unis, il a été reporter de guerre au Liban, au Tchad, au Cambodge et en Afghanistan. Prix Albert Londres, il est l'auteur d'un roman (Rouge glacé, Stock, 2001) et de biographies de peintres. Les reportages qui nourrissent Planète chinoise, publiés dans Le Figaro en juillet-août 2007, viennent d'obtenir le Prix Louis Hachette 2008
La marche à pied connaît de plus en plus d'adeptes qui en recueillent les bienfaits: apaisement, communion avec la nature, plénitude... Nous sommes très nombreux à bénéficier de ces dons. Marcher ne nécessite ni apprentissage, ni technique, ni matériel, ni argent. Il y faut juste un corps, de l'espace et du temps. Mais la marche est aussi un acte philosophique et une expérience spirituelle. Allant du vagabondage au pèlerinage, de l'errance au parcours initiatique, de la nature à la civilisation, l'auteur puise dans la littérature, l'histoire et la philosophie; Rimbaud et la tentation de la fuite, Gandhi et la politique de résistance, sans oublier Kant et ses marches quotidiennes à Kdnigsberg. Et si l'on ne pensait bien qu'avec les pieds? Que veut dire Nietzsche lorsqu'il écrit que "les orteils se dressent pour écouter"? C'est ce que l'on cherche ici à comprendre. A la fois traité philosophique et définition d'un art de marcher, ce livre en réjouira beaucoup, qui ne se savaient pas penseurs en semelles. Biographie de l'auteur Frédéric Gros est professeur de philosophie à l'université Paris-XII. Il a travaillé sur l'histoire de la psychiatrie (Création et folie, PUE), la philosophie de la peine ("Et ce sera justice", Odile Jacob et la pensée occidentale de la guerre ("Etats de violence", Gallimard). Il a édité les derniers cours de Michel Foucault au Collége de France.
Jacky Durand est journaliste et chroniqueur gourmand àLibération. Il aime le bleu de Gex, la marche en ville eten forêt, Simenon et Maxime Gorki. Quand il ne travaillepas, il écoute les conversations de bistrot. Il est l auteurde « Cuisiner, un sentiment » (Carnets Nord, 2010).