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Miséricordia
Pérez Galdos Benito ; Clouard Emma ; Mutis Alvaro
JOELLE LOSFELD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782909906362
Médusées, les trois femmes écoutaient bouche bée, les yeux fixés sur le visage de l'aveugle. Si, au début du récit, elles s'étaient défendues contre la crédulité, maintenant elles finissaient par le croire. Sans doute pour compenser la misère affreuse dans laquelle elles devaient vivre, leur âme était-elle avide de choses agréables et joyeuses. Et Almudena faisait passer toute son âme dans sa voix, dans les rides mobiles de son visage, jusque dans ses cheveux et sa barbe noire." "Mais as-tu vraiment lu Galdos ?", me demanda à brûle-pourpoint Bunuel, au milieu de je ne sais plus quelle discussion à propos d'un trait de caractère de Don Nazarin, le torturé. Je lui répondis qu'il m'était arrivé de parcourir Don Benito, durant ma jeunesse dévoreuse de livres. Avec le ton tranchant qui avait été celui de sa question, Luis m'ordonna : "Il faut donc que tu le lises. Il est aussi grand que les grands Russes, les grands Anglais, les grands Français du dix-neuvième siècle." Extrait de la préface d'Alvaro Mutis
Dans cette nouvelle, Benito Pérez Galdós s'amuse⦠Le temps d'un voyage aller-retour dans un tram madrilène, il nous montre combien ce que nous lisons affecte notre état d'esprit, combien il nous est facile de tomber dans le piège de la fiction. Se jouant de la littérature populaire, le grand romancier espagnol du XIXe siècle mêle comédie et roman policier, sans toutefois oublier la poésie et la réflexion sur la condition humaine.
Résumé : "I trust that, before relating the important events of which I have been an eye witness, I may be allowed to say a few words about my early life and to explain the singular accidents and circumstances which resulted in my being present at our great naval catastrophe..." Benito Pérez Galdós (1843?1920) was a Spanish realist novelist. Some authorities consider him second only to Cervantes in stature as a Spanish novelist. He was the leading literary figure in 19th century Spain. He next developed the outline of a major project, the Episodios Nacionales: a series of historical novels outlining the major events in Spanish history from the Battle of Trafalgar in 1805 to his own times. The ostensible aim of this project was to regenerate Spain through the awakening of a new sense of national identity. The first episode was called Trafalgar and appeared in 1873. Successive episodes appeared in fits and starts until the forty-sixth and final novel, Cánovas, appeared in 1912.
Résumé : Un diptyque sur les défauts et manigances humaines dans une langue riche, soulignée par un humour à nul autre pareil. "Ne me déshonore pas, ne me perds pas, ne révèle rien de ce secret qui est ma mort. [... ] Que le passé reste enfoui, comme s'il datait d'il y a mille ans, qu'aucun être humain ne le sache... " Madrid, 1868. Amparo - dite Tormento - est pauvre, très belle, dévouée à en mourir, mais manque cruellement de caractère. Ainsi passe-t-elle ses journées à servir la famille Bringas et ses nuits à empêcher sa soeur de dépenser leurs maigres économies. Agustín Caballero, richissime célibataire, s'éprend de la jolie domestique. Tormento n'y est pas insensible, mais elle doit cacher un grave secret qui, déjà, commence à s'ébruiter... Le second roman révèle le personnage ridicule et attachant de madame Bringas, doté d'une finesse psychologique inattendue. Maître incontesté de la littérature espagnole du XIXe siècle, Benito Pérez Galdós (1843-1920) est notamment l'auteur d'une oeuvre monumentale publiée entre 1875 et 1912 sous le titre Episodes nationaux, une histoire romancée de l'Espagne de son époque. Il est élu à la Real Academia Espanola en 1897. Traduit de l'espagnol par Sadi Lakhdari et Pierre Guénoun
?uvre caractéristique de Benito Pérez Galdos, le " Balzac espagnol ", La passion Torquemada est une tétralogie premières parties. Galdos y dépeint l'ascension sociale d'un usurier médiocre, inculte et sordide, dans l'Espagne de la fin du XIXe siècle. Profondément ébranlé par la disparition prématurée de son fils, il va, grâce à un mariage avec une jeune aristocrate ruinée, progressivement s'introduire dans les hautes sphères de la société madrilène. Dans ce roman, l'auteur brosse un portrait à la fois exact, drôle et tendre de deux mondes antinomiques pour la première fois amenés à se raconter : la roture enrichie et une aristocratie aussi hautaine que désargentée. Les personnages, décrits avec humour féroce, sont loin d'être des archétypes sociaux : vivants au point d'en être attachants, ils se voient brillamment campés dans une intrigue alerte que rythme un style dont la richesse sait jouer sur tous les registres.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.