Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La passion Torquemada N° 1 : Tourments
Perez-Galdos Benito
DESJONQUERES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782904227868
?uvre caractéristique de Benito Pérez Galdos, le " Balzac espagnol ", La passion Torquemada est une tétralogie premières parties. Galdos y dépeint l'ascension sociale d'un usurier médiocre, inculte et sordide, dans l'Espagne de la fin du XIXe siècle. Profondément ébranlé par la disparition prématurée de son fils, il va, grâce à un mariage avec une jeune aristocrate ruinée, progressivement s'introduire dans les hautes sphères de la société madrilène. Dans ce roman, l'auteur brosse un portrait à la fois exact, drôle et tendre de deux mondes antinomiques pour la première fois amenés à se raconter : la roture enrichie et une aristocratie aussi hautaine que désargentée. Les personnages, décrits avec humour féroce, sont loin d'être des archétypes sociaux : vivants au point d'en être attachants, ils se voient brillamment campés dans une intrigue alerte que rythme un style dont la richesse sait jouer sur tous les registres.
« La voiture poursuivait sa route encore et encore et, à cause de la chaleur qu?il faisait à l?intérieur, ou du mouvement lent et monotone du véhicule, phénomènes plongeant le passager dans une sorte de torpeur qui se transforme ensuite en sommeil, le fait est que mes paupières devinrent lourdes, je me penchai du côté gauche et, appuyant mon coude sur la pile de livres, je fermai les yeux. Dans cette position, je continuai à voir la rangée de visages d?hommes et de femmes qui me faisaient face : certains étaient barbus, d?autres étaient rasés, certains riaient, d?autres étaient sérieux et tendus. Il me sembla après coup qu?obéissant à la contraction d?un muscle commun, toutes ces figures clignaient de l?oeil et grimaçaient, ouvrant et fermant les yeux et la bouche, me révélant toutes, chacune à leur tour, un alignement de dents allant des plus blanches aux plus jaunes, certaines étant acérées, d?autres cassées et usées... »Maître incontesté de la littérature espagnole du XIXè siècle, Benito Pérez Galdós (1843-1920) est surtout connu pour son roman Tristana paru en 1892, et porté à l?écran en 1970 par Luis Buñuel, avec Catherine Deneuve dans le rôle-titre. Il est aussi l?auteur d?une oeuvre monumentale publiée entre 1875 et 1912 sous le titre Épisodes nationaux : une histoire romancée de l?Espagne de son époque.Mais Galdos est surtout un grand nom du fantastique ibérique où le surnaturel se mêle à l?absurde et au grotesque, comme en témoignent les sept nouvelles qui constituent ce recueil et qui sont inédites en France.
Médusées, les trois femmes écoutaient bouche bée, les yeux fixés sur le visage de l'aveugle. Si, au début du récit, elles s'étaient défendues contre la crédulité, maintenant elles finissaient par le croire. Sans doute pour compenser la misère affreuse dans laquelle elles devaient vivre, leur âme était-elle avide de choses agréables et joyeuses. Et Almudena faisait passer toute son âme dans sa voix, dans les rides mobiles de son visage, jusque dans ses cheveux et sa barbe noire." "Mais as-tu vraiment lu Galdos ?", me demanda à brûle-pourpoint Bunuel, au milieu de je ne sais plus quelle discussion à propos d'un trait de caractère de Don Nazarin, le torturé. Je lui répondis qu'il m'était arrivé de parcourir Don Benito, durant ma jeunesse dévoreuse de livres. Avec le ton tranchant qui avait été celui de sa question, Luis m'ordonna : "Il faut donc que tu le lises. Il est aussi grand que les grands Russes, les grands Anglais, les grands Français du dix-neuvième siècle." Extrait de la préface d'Alvaro Mutis
Un géant de la littérature espagnol franchit enfin les Pyrénées Serait-il le plus grand auteur espagnol du XIXe siècle ? Là-bas, de l'autre côté des Pyrénées, on le présente comme l'égal de Balzac et de Dickens, il est un maître du roman de moeurs, un génie de la critique sociale - sachant que sa puissante ironie le relie à Cervantès. Mais si l'Espagne est la patrie des âmes originales, elle est aussi, hélas, un continent littéraire méprisé et Benito Pérez Galdós un géant méconnu. Avec ce cycle des Romans de l'interdit, vous êtes sur le point de découvrir l'humanité et son théâtre comme jamais vous ne les avez lus. 1868 à Madrid. Tormento s'ouvre sur l'emménagement de la famille Bringas dans les étages supérieurs du Palais-Royal, véritable ville-dédale dont les logements sont réservés aux fonctionnaires de la Couronne. Amparo - dite Tormento - est pauvre, extrêmement belle. Dévouée à en mourir, elle manque cruellement de caractère. Ainsi passe-t-elle ses journées à servir la famille Bringas et ses nuits à empêcher sa soeur de dépenser les trois sous qu'elle a difficilement gagnés. Agustín Caballero, un homme richissime, célibataire déconcertant, s'éprend de la jolie domestique. Tormento n'y est pas insensible, cependant elle doit cacher un grave secret qui, déjà, commence à s'ébruiter. Dans le second roman du recueil, Galdós révèle le personnage de madame Bringas, déjà présent dans Tormento, ridicule et attachant ; on la retrouve ici dotée d'une finesse psychologique inattendue. Et si la famille Bringas fonctionne comme un astre autour duquel gravite une kyrielle de personnages, c'est bien l'amour et le désir qui sont au centre de toutes les intrigues. Benito Pérez Galdós décrit dans ce diptyque les défauts et manigances humaines dans une langue riche et vive, soulignée par un humour à nul autre pareil. Excellant dans la construction de ses récits, il trame des intrigues qui se développent dans une succession de courts chapitres alliant l'art de la tension dramatique à celui de la parodie. Par nature, on le sait, le genre humain se refuse à la simple observation ; et cependant, Galdós, lui, accomplit l'exploit de nous voir... de l'intérieur.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Egyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite " hellénistique " qui allait assister aussi au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-Etats de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeurs d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de m?urs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs, tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.