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Histoires fantastiques espagnoles
Pérez Galdos Benito ; Poulard Timothée
OKNO EDITIONS
18,90 €
Épuisé
EAN :9782491357214
« La voiture poursuivait sa route encore et encore et, à cause de la chaleur qu?il faisait à l?intérieur, ou du mouvement lent et monotone du véhicule, phénomènes plongeant le passager dans une sorte de torpeur qui se transforme ensuite en sommeil, le fait est que mes paupières devinrent lourdes, je me penchai du côté gauche et, appuyant mon coude sur la pile de livres, je fermai les yeux. Dans cette position, je continuai à voir la rangée de visages d?hommes et de femmes qui me faisaient face : certains étaient barbus, d?autres étaient rasés, certains riaient, d?autres étaient sérieux et tendus. Il me sembla après coup qu?obéissant à la contraction d?un muscle commun, toutes ces figures clignaient de l?oeil et grimaçaient, ouvrant et fermant les yeux et la bouche, me révélant toutes, chacune à leur tour, un alignement de dents allant des plus blanches aux plus jaunes, certaines étant acérées, d?autres cassées et usées... »Maître incontesté de la littérature espagnole du XIXè siècle, Benito Pérez Galdós (1843-1920) est surtout connu pour son roman Tristana paru en 1892, et porté à l?écran en 1970 par Luis Buñuel, avec Catherine Deneuve dans le rôle-titre. Il est aussi l?auteur d?une oeuvre monumentale publiée entre 1875 et 1912 sous le titre Épisodes nationaux : une histoire romancée de l?Espagne de son époque.Mais Galdos est surtout un grand nom du fantastique ibérique où le surnaturel se mêle à l?absurde et au grotesque, comme en témoignent les sept nouvelles qui constituent ce recueil et qui sont inédites en France.
Résumé : Publié en janvier 1892, " Tristana " correspond à l'apogée d'une carrière jalonnée de succès : d'épopées nationales en vastes fresques sociales, Perez Galdos est devenu le plus grand écrivain espagnol de son temps. Mais " Tristana " ne ressemble pas aux autres romans de l'auteur : c'est un texte bref, dense, au réalisme estompé. L'action en est simple et la narration, souvent elliptique, se concentre sur trois personnages : l'orpheline Tristana, don Lope, son tuteur tyrannique, et Horacio Dias, son amant. Reste l'exploration psychologique, à laquelle Galdos se livre avec délice, mêlant l'humour, la mélancolie et une cruauté voisine de la perversité. En 1970, Luis Bunuel tirait de ce roman énigmatique un film admirable.
Résumé : "I trust that, before relating the important events of which I have been an eye witness, I may be allowed to say a few words about my early life and to explain the singular accidents and circumstances which resulted in my being present at our great naval catastrophe..." Benito Pérez Galdós (1843?1920) was a Spanish realist novelist. Some authorities consider him second only to Cervantes in stature as a Spanish novelist. He was the leading literary figure in 19th century Spain. He next developed the outline of a major project, the Episodios Nacionales: a series of historical novels outlining the major events in Spanish history from the Battle of Trafalgar in 1805 to his own times. The ostensible aim of this project was to regenerate Spain through the awakening of a new sense of national identity. The first episode was called Trafalgar and appeared in 1873. Successive episodes appeared in fits and starts until the forty-sixth and final novel, Cánovas, appeared in 1912.
Médusées, les trois femmes écoutaient bouche bée, les yeux fixés sur le visage de l'aveugle. Si, au début du récit, elles s'étaient défendues contre la crédulité, maintenant elles finissaient par le croire. Sans doute pour compenser la misère affreuse dans laquelle elles devaient vivre, leur âme était-elle avide de choses agréables et joyeuses. Et Almudena faisait passer toute son âme dans sa voix, dans les rides mobiles de son visage, jusque dans ses cheveux et sa barbe noire." "Mais as-tu vraiment lu Galdos ?", me demanda à brûle-pourpoint Bunuel, au milieu de je ne sais plus quelle discussion à propos d'un trait de caractère de Don Nazarin, le torturé. Je lui répondis qu'il m'était arrivé de parcourir Don Benito, durant ma jeunesse dévoreuse de livres. Avec le ton tranchant qui avait été celui de sa question, Luis m'ordonna : "Il faut donc que tu le lises. Il est aussi grand que les grands Russes, les grands Anglais, les grands Français du dix-neuvième siècle." Extrait de la préface d'Alvaro Mutis
Résumé : Visiter Tolède, c'est voyager à travers toute l'histoire de l'Espagne : de l'Espagne wisigothique, aux quatre siècles de domination arabe, de l'ancien royaume de Castille, avec ses trois religions en coexistence, à la vaste monarchie fondée par les Rois Catholiques ; c'est aussi parcourir le grand siècle espagnol, le XVIe siècle, qui nous projette encore dans le présent.
Quatre libertins privilégiés de l'Ancien Régime s'enferment dans un château de la Forêt-Noire en compagnie de quarante-deux victimes, et de quatre historiennes, anciennes maquerelles très au fait des dérives sexuelles. Ces dernières vont se succéder pour faire le récit de six cents perversions que les maîtres du château vont aussitôt expérimenter sur leurs victimes. L'oeuvre la plus radicale et la plus sulfureuse du Marquis de Sade dans une édition richement illustrée par Caio Machado.
En ce dimanche soir d'octobre, les lumières commençaient à trouer le brouillard qui depuis les premières heures de l'aube enveloppait Londres d'un voile opaque. L'appartement du Pr Challenger, à Victoria West Gardens, était situé au troisième étage. Une brume épaisse collait aux carreaux. En bas, la chaussée demeurait invisible : on ne la devinait que grâce à la ligne de taches jaunes régulièrement espacées ; la circulation, réduite comme tous les dimanches, faisait entendre un bourdonnement assourdi. Une nouvelle aventure du professeur Challenger, l'anti-Sherlock Holmes, confronté aux doctrines spiritualistes. Paru en 1926, Au pays des brumes est l'occasion pour Conan Doyle de prendre la défense des adeptes du spiritisme.
Victime d'un accident de chemin de fer, le pianiste Stephen Orlac perd l'usage de ses mains. L'étrange Docteur Cerral décide de lui greffer les mains d'un meurtrier qu'on vient de guillotiner. C'est alors que la vie de Stephen Orlac bascule dans le cauchemar. Les Mains d'Orlac fut publié la première fois en 1920 par Maurice Renard, considéré comme le premier théoricien de la science-fiction en France. Comme dans de nombreux romans populaires, Maurice Renard s'emploie à mélanger les genres : fantastique, policier et science-fiction.
Le vampire fascine et peuple la littérature depuis des siècles. John Polidori l'a popularisé en 1819 avec sa célèbre nouvelle Un Vampire. Bien avant Bram Stoker et Sheridan Le Fanu, à qui l'on doit les plus beaux récits vampiriques, Paul Féval, le plus prolifique des romanciers populaires, auteur du Bossu, écrit des oeuvres s'inscrivant dans la veine fantastique, trois romans de vampires méconnus du grand public. Dans ce deuxième tome, La Vampire : En 1804 Paris est le théâtre d'une série d'étranges disparitions que l'on attribue à une femme vampire, une comtesse hongroise.