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Football, la défaite des intellectuels. Qatar, la Coupe immonde
Perelman Marc
BORD DE L EAU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782356878892
Fut un temps - pas si lointain - où les intellectuels au sens très large du terme (artistes, avocats, comédiens, écrivains, journalistes, médecins, philosophes, scientifiques, universitaires, voire politiques) avaient quelque retenue vis-à-vis du football. Si certains le regardaient plus ou moins en catimini à la télévision, pour beaucoup le football ne pouvait constituer une présence au monde originale et encore moins relever d'une forme artistique. mieux, il était une distraction du dimanche. Cette époque est révolue depuis 1998, le moment de la victoire de l'équipe de France sur celle du Brésil en fin e la Coupe du monde de football. Les intellectuels son désormais engagés dans la défense inconditionnelle du football paré de toutes les vertus. Dans le prolongement de ses travaux sur la critique du sport, l'auteur veut montrer dans ce dernier ouvrage comment la puissance du football a renversé toutes les barrières intellectuelles, esthétiques, politiques, sociales, idéologiques jadis élevées sur la base de la raison, de la faculté de jugement, de l'émancipation sociale et de la critique des idéologies. Autrement dit, comment le football a réussi à contaminer en profondeur - en quelques années - les professions intellectuelles a priori les moins enclines à se bercer d'illusions sur ce spectacle de mercenaires et à subir la magie des buts ou encore à intégrer la fantasmagorie de quelques gestes dits techniques de footballeurs aux dribbles inouïs, aux shoots si puissants. Que diront les intellectuels au moment de la Coupe du monde du Qatar ?
Résumé : A travers l'analyse des projets, réalisations et livres de l'architecte, urbaniste et homme de lettres que fut Le Corbusier, cet essai propose une critique approfondie de la froide vision du monde qu'a générée et tenté de déployer, par une suite ininterrompue d'écrits et de nombreuses réalisations singulières, l'un des hérauts de la modernité. Marc Perelman rappelle le consensus, plutôt positif, autour de la figure de Le Corbusier qui s'est présenté, avec une grande obstination, comme celui qui a voulu le bonheur des hommes. Lui qui aimait tant l'ordre a souri, sans toujours plaire, aux régimes autoritaires voire dictatoriaux pour leur proposer ses services, et en particulier à Vichy. Le fond théorique de cet essai soutient que les positions politiques, elles-mêmes autoritaires, de l'inventeur de la si menaçante "machine à habiter" sont à rapprocher sinon à relier à des normes architecturales rigides, à une conception d'un corps profilé, entre autre par le sport, et à la création d'une ville unidimensionnelle et uniforme. Grâce à un savoir-faire constructif original et à une puissance de conviction redoutable, Le Corbusier a suscité une reconnaissance universelle. Il a été aussi la source d'inspiration de récentes tendances architecturales et urbaines parfois inquiétantes (Rem Koolhaas). Avec Le Corbusier, il est toujours question d'imposer un mode d'existence unique à l'ensemble des individus.
Aux thuriféraires de la " religion athlétique " et du " culte de la performance ", voici opposée la têtue réalité des faits.Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples " déviations ", " dénaturations " ou " dérives " comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle. Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues " exemples pour la jeunesse ", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culturelle de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs. Le football-spectacle n'est donc pas simplement un " jeu collectif ", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates.Jean-Marie Brohm, professeur de sociologie à l'université Paul-Valéry, Montpellier III, est membre de l'Institut d'esthétique des arts contemporains (université Paris I/CNRS). Il est directeur de publication de la revue Prétentaine et directeur de la collection " Prétentaine " aux Editions Beauchesne. Marc Perelman est architecte DPLG de formation. Il est professeur en esthétique à l'université Paris X-Nanterre et membre du CREART-Phi (Centre de recherche sur les arts, Philosophie). Il est également directeur de la " collection Art et architecture " aux Editions Verdier.
Le but, sinon la visée, de cet ouvrage ressortit à une tentative de mise au jour d'une intelligibilité des rapports sociaux, politiques et idéologiques, historiquement institués entre le corps, l'architecture et la ville. Sans prétendre vouloir faire l'inventaire exhaustif des multiples associations, dépendances voire des unions, osmoses, fusions entre ces trois objets ou sphères de recherche, eux-mêmes inscrits dans une interrogation plus large sur l'espace et le temps, ce recueil de textes tente d'analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures pérennes dont ils dépendent plus ou moins directement. Quelle est la thèse centrale de cet ouvrage ? Elle est qu'au coeur des rapports réels, symboliques ou encore imaginaires établis entre le corps humain et l'espace, qu'il soit construit matériellement au moyen de l'architecture ou peint par le biais de fresques ou de tableaux, il est de fait question d'un puissant mouvement dont le corps est à l'origine et auquel la pensée sous le registre spéculatif de l'intuition, de l'anticipation, voire sur le modèle de la construction elle-même, lui est attachée. Les différents chapitres de cet ouvrage soutiennent une interrogation sur la cristallisation d'une symbolique corporelle de l'architecture, la mise au jour de la projection du corps - des parties du corps ou du corps tout entier - dans l'architecture voire dans la ville, la réfraction de l'architecture dans le corps, enfin sur l'organisation de la ville perçue comme un gigantesque corps. Le développement de l'ouvrage cherche à montrer que l'organisation du corps, sa dynamique, son mouvement général dans la société occidentale participe de la structure de l'architecture autant que celle-ci le structure jusqu'à procéder à une forme d'amalgame voire de fusion entre eux.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?