Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Corbusier. Une froide vison du monde
Perelman Marc
MICHALON
19,00 €
Épuisé
EAN :9782841867844
A travers l'analyse des projets, réalisations et livres de l'architecte, urbaniste et homme de lettres que fut Le Corbusier, cet essai propose une critique approfondie de la froide vision du monde qu'a générée et tenté de déployer, par une suite ininterrompue d'écrits et de nombreuses réalisations singulières, l'un des hérauts de la modernité. Marc Perelman rappelle le consensus, plutôt positif, autour de la figure de Le Corbusier qui s'est présenté, avec une grande obstination, comme celui qui a voulu le bonheur des hommes. Lui qui aimait tant l'ordre a souri, sans toujours plaire, aux régimes autoritaires voire dictatoriaux pour leur proposer ses services, et en particulier à Vichy. Le fond théorique de cet essai soutient que les positions politiques, elles-mêmes autoritaires, de l'inventeur de la si menaçante "machine à habiter" sont à rapprocher sinon à relier à des normes architecturales rigides, à une conception d'un corps profilé, entre autre par le sport, et à la création d'une ville unidimensionnelle et uniforme. Grâce à un savoir-faire constructif original et à une puissance de conviction redoutable, Le Corbusier a suscité une reconnaissance universelle. Il a été aussi la source d'inspiration de récentes tendances architecturales et urbaines parfois inquiétantes (Rem Koolhaas). Avec Le Corbusier, il est toujours question d'imposer un mode d'existence unique à l'ensemble des individus.
Aux thuriféraires de la " religion athlétique " et du " culte de la performance ", voici opposée la têtue réalité des faits.Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples " déviations ", " dénaturations " ou " dérives " comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle. Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues " exemples pour la jeunesse ", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culturelle de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs. Le football-spectacle n'est donc pas simplement un " jeu collectif ", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates.Jean-Marie Brohm, professeur de sociologie à l'université Paul-Valéry, Montpellier III, est membre de l'Institut d'esthétique des arts contemporains (université Paris I/CNRS). Il est directeur de publication de la revue Prétentaine et directeur de la collection " Prétentaine " aux Editions Beauchesne. Marc Perelman est architecte DPLG de formation. Il est professeur en esthétique à l'université Paris X-Nanterre et membre du CREART-Phi (Centre de recherche sur les arts, Philosophie). Il est également directeur de la " collection Art et architecture " aux Editions Verdier.
Résumé : Au coeur des villes, le stade apparaît comme le lieu historique de la compétition sportive et d'un spectacle planétaire. Né à Olympie, il s'est métamorphosé en une machine à voir grâce à la modernité technologique - acier et verre, béton et gigantesques porte-à-faux, systèmes télévisuels et vidéo-surveillance. Consacrant une architecture monumentale, le stade est devenu une puissance visuelle ostensible magnétisant les foules fascinées. La rigueur de sa géométrie en anneau participe du façonnement de la masse qui clame sa soumission à l'ordre de la compétition sportive au sein d'un espace clos et dans un temps rythmé par les prouesses des athlètes. Loin de la neutralité, de l'innocence, de la pureté où il puiserait une force originelle, le stade est le réceptacle dans lequel s'accumulent les ferments de la violence. Les rancoeurs politiques et sociales sont captées, orientées et amplifiées par la logique de la compétition sportive dont le stade est la matrice.
Fut un temps - pas si lointain - où les intellectuels au sens très large du terme (artistes, avocats, comédiens, écrivains, journalistes, médecins, philosophes, scientifiques, universitaires, voire politiques) avaient quelque retenue vis-à-vis du football. Si certains le regardaient plus ou moins en catimini à la télévision, pour beaucoup le football ne pouvait constituer une présence au monde originale et encore moins relever d'une forme artistique. mieux, il était une distraction du dimanche. Cette époque est révolue depuis 1998, le moment de la victoire de l'équipe de France sur celle du Brésil en fin e la Coupe du monde de football. Les intellectuels son désormais engagés dans la défense inconditionnelle du football paré de toutes les vertus. Dans le prolongement de ses travaux sur la critique du sport, l'auteur veut montrer dans ce dernier ouvrage comment la puissance du football a renversé toutes les barrières intellectuelles, esthétiques, politiques, sociales, idéologiques jadis élevées sur la base de la raison, de la faculté de jugement, de l'émancipation sociale et de la critique des idéologies. Autrement dit, comment le football a réussi à contaminer en profondeur - en quelques années - les professions intellectuelles a priori les moins enclines à se bercer d'illusions sur ce spectacle de mercenaires et à subir la magie des buts ou encore à intégrer la fantasmagorie de quelques gestes dits techniques de footballeurs aux dribbles inouïs, aux shoots si puissants. Que diront les intellectuels au moment de la Coupe du monde du Qatar ?
L'objectif de cet ouvrage est de s'intéresser aux liens et affinités multiples et complexes qui se sont développés depuis la Renaissance jusqu'à aujourd'hui entre la perspective et l'architecture et plus généralement la ville. Les articles publiés dans ce livre s'organisent autour de plusieurs thèmes. La perspective est d'abord appréhendée et appréciée en tant qu'outil, instrument, ou encore comme une technique de maîtrise ou de manipulation de l'espace à l'usage des peintres, des architectes ou des urbanistes. Elle est ensuite analysée en tant que structures ou dispositifs techniques plus sophistiqués : appareil de photographie, cinéma, télévision, et à travers la multiplication infinie des écrans. Elle est une machine à être vue et à voir. Elle est enfin identifiée à une vision du monde qui oeuvre matériellement dans l'architecture et dans la ville et dont on saura que la peinture a été le moment anticipateur. Deux textes inédits de Giulio Carlo Argan (interview) et d'Erwin Panofsky contribuent à l'approfondissement théorique de cet ouvrage.
Comment retrouver le pouvoir du coeur ? Comment se reconnecter à son énergie féminine ? De son enfance misérable en Pologne à son activité de coach pour femmes en passant par son apprentissage auprès de Tony Robbins, Severyna Jaunasse a traversé de nombreuses épreuves avant de devenir la femme rayonnante qu'elle est aujourd'hui. Toutes ces épreuves l'ont conduite à vivre, l'une après l'autre, les étapes essentielles à la guérison et la libération : résilience, lâcher-prise, pardon - autant de termes qui nous sont familiers sans que nous sachions pourtant les mettre en pratique. En s'adressant directement aux femmes, Severyna Jaunasse leur offre un livre simple et lumineux, tout au long duquel ses conseils bienveillants, des outils pratiques et des petits exercices quotidiens les conduiront avec douceur vers leur essence, au coeur de leur énergie. Car c'est en retrouvant le chemin du coeur que les femmes réveilleront cette énergie féminine qui sommeille en chacune d'elles - cette essence sacrée, cette force mystérieuse et indestructible, la plus belle partie créatrice d'une femme.
Quel avenir pour les jeunes placés en foyer et les jeunes des cités ? Après quatorze années passées entre les mains de l'Aide sociale à l'enfance, Adrien se retrouve livré à lui-même à sa majorité. Une fois obtenu son bac pro, il doit se lancer seul dans la vie active. Ses premiers pas le conduiront vers une banlieue du sud de la France. Il y découvre ses nouvelles conditions de vie - gérer un budget, s'occuper du quotidien, première expérience professionnelle - en même temps que la vie de cité, où règnent chômage, insécurité, trafics, règlements de comptes et radicalisation. De rencontres en discussions, Adrien se rapproche peu à peu de ces jeunes fracassés. Sans repères ni famille, il côtoie l'extrême violence de certaines banlieues, territoires gangrenés que la République a désertés... Face à l'inertie des pouvoirs publics, où trouver la force de ne pas sombrer ? Jeune placé, adolescent au parcours chaotique, puis banlieusard - comment faire mentir les statistiques qui vous collent à la peau ? Comment arracher l'étiquette que la société vous impose ? Entre lutte et résilience, le récit choc d'une jeunesse en perdition.
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?