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L'ère des stades. Genèse et structure d'un espace historique (Psychologie de masse et spectacle tota
Perelman Marc
INFOLIO
32,45 €
Épuisé
EAN :9782884745321
Au coeur des villes, le stade apparaît comme le lieu historique de la compétition sportive et d'un spectacle planétaire. Né à Olympie, il s'est métamorphosé en une machine à voir grâce à la modernité technologique - acier et verre, béton et gigantesques porte-à-faux, systèmes télévisuels et vidéo-surveillance. Consacrant une architecture monumentale, le stade est devenu une puissance visuelle ostensible magnétisant les foules fascinées. La rigueur de sa géométrie en anneau participe du façonnement de la masse qui clame sa soumission à l'ordre de la compétition sportive au sein d'un espace clos et dans un temps rythmé par les prouesses des athlètes. Loin de la neutralité, de l'innocence, de la pureté où il puiserait une force originelle, le stade est le réceptacle dans lequel s'accumulent les ferments de la violence. Les rancoeurs politiques et sociales sont captées, orientées et amplifiées par la logique de la compétition sportive dont le stade est la matrice.
Marc Perelman s'attaque à l'avènement du sport de compétition en tant que phénomène de masse, institution phare de la mondialisation. Pour lui, le sport provoque la « mutilation de la conscience de tous ceux qui sont fascinés par son spectacle ». Il est une forme de bestialité, de barbarie (étrangeté, rudesse, grossièreté, inculture...). Sa puissance sociale, politique et idéologique s'est développée à une vitesse inouïe. Les médias ne sont pas au service du sport: le sport est devenu un puissant média, la nouvelle et vraie religion du XXIe. L'auteur en pointe les dérives totalitaires, le sport tient le premier rôle dans la consolidation des régimes et pouvoirs en place (Jeux olympiques de Berlin en 1936, Mondial de football de 1978 en Argentine; JO de Moscou en 1980; JO à Pékin en 2008). Il ne s'agit pas seulement de décrire les caractéristiques en apparence les plus insoutenables (dopage, racisme, violence) ou de dynamiter toutes les conceptions au mieux naïves au pire dithyrambiques sur les fonctions, le rôle du sport: éducation, beauté, humanisme. Mais de souligner la contradiction entre le mouvement irrésistible de sa mondialisation - dont il est à la fois le reflet et le projet - et les structures anciennes liées à sa propre histoire et à son ancrage nationaux. Le sport attire en masse, tout âge et aujourd'hui tout sexe confondus, mais en dissolvant les vraies solidarités, en cassant les rapports sociaux, en brisant les valeurs d émancipation.On est sommés de suivre tous les événements sportifs, de penser sport en permanence, le sport est devenu le seul projet d'une société sans projet.
La France devrait accueillir les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux seront engagés, des fonds énormes seront dépensés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront "tous citoyens du sport". Même la Covid-19 sera endiguée pour l'occasion. Pourtant nous ne voulons pas de ces Jeux. Pas seulement parce que cette débauche de moyens nous inquiète, pas seulement à cause de ses effets collatéraux de corruption, de dopage, de pollution, pas seulement à cause du risque pandémique, mais aussi parce que nous refusons la société olympisée qu'ils nous construisent. Marc Perelman décortique les documents liant le Comité international olympique à ses partenaires, ainsi que la Charte olympique, et les met à l'épreuve de l'organisation de "Paris 2024". Et non, l'olympisme n'est pas écologique, il ne fait pas oeuvre sociale, n'éduque pas, n'agit pas pour la santé publique, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Il n'a pour horizon que la "croissance" : plus de records, plus de spectateurs, plus d'argent. Nous ne sommes pas obligés de lui dérouler le tapis rouge.
L'objectif de cet ouvrage est de s'intéresser aux liens et affinités multiples et complexes qui se sont développés depuis la Renaissance jusqu'à aujourd'hui entre la perspective et l'architecture et plus généralement la ville. Les articles publiés dans ce livre s'organisent autour de plusieurs thèmes. La perspective est d'abord appréhendée et appréciée en tant qu'outil, instrument, ou encore comme une technique de maîtrise ou de manipulation de l'espace à l'usage des peintres, des architectes ou des urbanistes. Elle est ensuite analysée en tant que structures ou dispositifs techniques plus sophistiqués : appareil de photographie, cinéma, télévision, et à travers la multiplication infinie des écrans. Elle est une machine à être vue et à voir. Elle est enfin identifiée à une vision du monde qui oeuvre matériellement dans l'architecture et dans la ville et dont on saura que la peinture a été le moment anticipateur. Deux textes inédits de Giulio Carlo Argan (interview) et d'Erwin Panofsky contribuent à l'approfondissement théorique de cet ouvrage.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.
Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires publiés d'abord sous divers pseudonymes ! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le Midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les Etats-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - "Maigret" ou "romans durs" - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.