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La Fête dans le monde lusophone. Le Carnaval et son cortège
Penjon Jacqueline
SORBONNE PSN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782878545173
Le carnaval remonte à la nuit des temps. Toutes les civilisations connaissent ivresse, transe ou débordement licite ou illicite. Cette fête, exutoire aux contraintes imposées par la société, revêt une forme particulière dans le monde lusophone. Cet ouvrage regroupe une quinzaine d'études faisant dialoguer littérature et sciences humaines, pour interroger le sens de cette fête et de ses représentations artistiques dans l'espace culturel lusophone (Brésil, Portugal, Afrique). Une première section s'attache aux transformations du rituel carnavalesque, qu'il s'agisse de l'entrudo portugais, du divertissement populaire associé à la fête organisée qui s'adapte à la réalité brésilienne, ou encore de la samba devenue chanson populaire. Enfin, les masques carnavalesques du peintre Lima de Freitas dévoilent les fonctions secrètes et tragiques de cette tête. Dans une seconde section, on découvre que le carnaval peut être la source d'inspiration des plus grands écrivains : Gregôrio de Matos, Eça de Queiros, Joao do Rio, ou encore Carlos Drummond de Andrade. Enfin, la troisième section montre comment l'inversion du quotidien que permettent masques et déguisements envahit théâtre, nouvelle et roman chez des auteurs comme Gil Vicente, Gaspar Pires de Rebelo, Germano Almeida, Joao Guimaraes Rosa, Sérgio Sant'Anna et Antônio Lobo Antunes.
Résumé : Après les numéros consacrés aux fêtes à la cour portugaise et dans l'Empire, puis au carnaval, ce volume des Cahiers du Crepal s'intéresse aux fêtes sacrées et aux fêtes profanes, plus particulièrement aux fêtes religieuses et aux fêtes de famille. Rites religieux et familiaux entretiennent d'ailleurs une relation complexe dans leur contexte historique propre. Dans sa fonction sociale, la fête rassemble, parfois de manière forcée, des collectivités souvent décomposées au quotidien. La fête d'anniversaire est notamment le lieu de ce phénomène. Les contributions de ce numéro traitent des identités dans leur double dimension, religieuse et familiale, sacrée et profane. La fête peut déclencher la violence, le rejet, provoquer la critique. Mais le sujet (souvent le narrateur) s'y voit toujours confronté à la fois au même, celui du collectif, et à l'autre, alter radical reconnu comme soi-même (selon l'analyse de Ricoeur), ou bien rituellement sacrifié au nom d'une cohésion sociale. Et si la fête solitaire, "festin du silence" chez la Brésilienne Clarice Lispector, annule la force dyonisiaque ou apocalyptique de la fête, celle-ci n'en possède pas moins le plus souvent un caractère divin, qui révèle et célèbre le mystère de la condition humaine.
Ce volume est le premier volet d'une série d'études consacrées à l'excès. Cette notion appartenant à la fois à la philosophie et à la littérature ne se laisse pas appréhender facilement. Polyvalent et polymorphe, l'excès est perçu comme un dépassement regrettable de la mesure normale des choses, comme un trop-plein, une profusion, une exagération, un débordement, aussi inquiétant que fascinant. Les articles réunis ici se penchent, pour le Portugal, sur les représentations picturales de la mort de la reine Isabelle ; sur le "hors-norme" du théâtre musical du XVIIIe siècle ; sur un franchissement des limites dans les mythes fondateurs vus par Cesário Verde et sur la subversion qu'engendre l'excès chez José Saramago. Pour l'Afrique, c'est la violence de la guerre coloniale, le débordement dans la façon d'ordonner temps et espace qui sont analysés chez Orlando Muhlanga. Pour le Brésil, les travaux portent sur la démesure de forme et de contenu dans les chroniques de Machado de Assis ; sur le naturalisme d'Adolfo Caminha, véritable esthétique de l'excès ; sur la caricature du "Jeca" de Monteiro Lobato ; sur l'écriture délirante de Samuel Rawet et sur les personnages morbides et obsessionnels caractéristiques du théâtre de Nelson Rodrigues.
La littérature portugaise du XVIe au XVIIIe siècles permet d'établir de nombreuses passerelles culturelles entre le Portugal et l'Espagne ou des mondes plus lointains grâce à l'humanisme qui imprègne les esprits de cette époque. Bilinguisme, rhétorique, rejet d'une union ibérique, vision d'une Chine utopique, rapprochement au siècle des Lumières, etc, sont illustrés par Frei Heitor Pinto, Antonio Ferreira, Fernao Mendes Pinto, Frei Manuel das Chagas, etc. Langue, traduction et poésie constitue le second axe autour duquel s'ordonnent les études contenues dans ce recueil ; enrichissement du lexique portugais, mécanismes de la traduction depuis l'âge classique jusqu'à nos jours, poésie angolaise et brésilienne. Le livre est un hommage au Professeur Anne-Marie Quint qui a formé des générations de lusitanistes. Ses collègues et anciens étudiants ont tenu à lui manifester ainsi leur gratitude et leur amitié, en explorant des thèmes auxquels elle-même a consacré une grande partie de ses propres travaux.
Dernière étape de l'exploration de l'épistolaire dans le monde lusophone, les articles réunis dans cette " Boîte aux Lettres " interrogent échanges authentiques, lettres-chroniques, témoignages, confessions ou documents. Pour le Portugal, les études portent sur l'évolution de la correspondance privée, du XVe au XVIIIe siècle, où la marque du hiéronymite Frei Heitor Pinto s'impose ; sur la lettre-document, journal de voyage informatif et didactique, envoyée d'Éthiopie en 1603 par le Père jésuite Pêro Pais ; sur les missives de la marquise d'Alorna révélatrices de son apprentissage intellectuel au siècle des Lumières ; sur les échanges entre les poètes Fernando Pessoa et Sâ-Carneiro éclairant une hétéronymie naissante ; les lettres poèmes ou exercices spirituels que Sophia de Mello Breyner Andresen adresse à des amis morts ; la communication dans le roman épistolaire d'Almeida Faria. Pour le Brésil, les travaux concernent les " lettres-causeries " de la presse du XIVe siècle, l'épistolaire didactique du roman de Julia Lopes de Almeida, la missive en tant qu'objet scénique dans la dramaturgie de Coelho Neto, les échanges entre Monteiro Lobato et une jeune inconnue, révélateurs dune écriture littéraire ou entre Mario de Andrade et Luis da Câmara Cascudo, révélateurs de la construction de la brésilianité ; enfin la correspondance " confession " entre Samuel Rawet et Renard Perez. On se rend compte que l'épistolaire, moyen de communication privilégié, est d'une richesse inépuisable.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.