Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Célébrations, fêtes sacrées, fêtes profanes
Penjon Jacqueline ; Dumas Catherine
SORBONNE PSN
18,30 €
Épuisé
EAN :9782878546330
Après les numéros consacrés aux fêtes à la cour portugaise et dans l'Empire, puis au carnaval, ce volume des Cahiers du Crepal s'intéresse aux fêtes sacrées et aux fêtes profanes, plus particulièrement aux fêtes religieuses et aux fêtes de famille. Rites religieux et familiaux entretiennent d'ailleurs une relation complexe dans leur contexte historique propre. Dans sa fonction sociale, la fête rassemble, parfois de manière forcée, des collectivités souvent décomposées au quotidien. La fête d'anniversaire est notamment le lieu de ce phénomène. Les contributions de ce numéro traitent des identités dans leur double dimension, religieuse et familiale, sacrée et profane. La fête peut déclencher la violence, le rejet, provoquer la critique. Mais le sujet (souvent le narrateur) s'y voit toujours confronté à la fois au même, celui du collectif, et à l'autre, alter radical reconnu comme soi-même (selon l'analyse de Ricoeur), ou bien rituellement sacrifié au nom d'une cohésion sociale. Et si la fête solitaire, "festin du silence" chez la Brésilienne Clarice Lispector, annule la force dyonisiaque ou apocalyptique de la fête, celle-ci n'en possède pas moins le plus souvent un caractère divin, qui révèle et célèbre le mystère de la condition humaine.
On ne regarde pas seulement avec son savoir mais avec toute sa vie "écrit Maurice Merleau-Ponty. La représentation du paysage ne peut se réduire à la seule perspective de la vision. Les études réunies dans ce volume analysent récits et poèmes signés Almeida Garrett, Aluisio Azevedo, Miguel Torga, Lidia Jorge, Joao de Melo, Antonio Ramos Rosa, Eugénio de Andrade, Sophia Andresen ou même paroles de chansons brésiliennes et donnent à voir un paysage où s'impriment états d'âme, affectivité, expériences polysensorielles et imaginaire. A côté de cet intimisme, l'exaltation du paysage permet la construction de l'identité d'un pays, d'une nation, comme dans le cas du Brésil..."
Résumé : C'est l'influence de l'homme sur le paysage et l'action du paysage sur les sens qu'explore ce troisième volet des études du Centre de recherche sur les pays lusophones. En effet, le paysage peut être vu comme " un ensemble de formes qui, à une période donnée, expriment les héritages que représentent les relations successives entre l'homme et la nature " nous dit le géographe brésilien Milton Santos. L'Afrique se trouve à la croisée de deux regards, europén, de Maria Velho da Costa, dans une sorte de dialogue manqué et cap-verdien, sous la plume de Germano Almeida où l'homme s'impose dans ses relations avec l'espace. Camilo Castelo Branco, Jorge de Sena et Màrio de Carvalho donnent à voir un paysage portugais sensitif ou mythique, questionnement de l'identité. Prose, poésie et théâtre signés Simào Travassos, Joào Guimarâes Rosa, Milton Hatoum, Marcos Siscar et Câssio Pires rendent compte d'un Brésil enfer vert ou urbain lié à une quête identitaire.
Dernière étape de l'exploration de l'épistolaire dans le monde lusophone, les articles réunis dans cette " Boîte aux Lettres " interrogent échanges authentiques, lettres-chroniques, témoignages, confessions ou documents. Pour le Portugal, les études portent sur l'évolution de la correspondance privée, du XVe au XVIIIe siècle, où la marque du hiéronymite Frei Heitor Pinto s'impose ; sur la lettre-document, journal de voyage informatif et didactique, envoyée d'Éthiopie en 1603 par le Père jésuite Pêro Pais ; sur les missives de la marquise d'Alorna révélatrices de son apprentissage intellectuel au siècle des Lumières ; sur les échanges entre les poètes Fernando Pessoa et Sâ-Carneiro éclairant une hétéronymie naissante ; les lettres poèmes ou exercices spirituels que Sophia de Mello Breyner Andresen adresse à des amis morts ; la communication dans le roman épistolaire d'Almeida Faria. Pour le Brésil, les travaux concernent les " lettres-causeries " de la presse du XIVe siècle, l'épistolaire didactique du roman de Julia Lopes de Almeida, la missive en tant qu'objet scénique dans la dramaturgie de Coelho Neto, les échanges entre Monteiro Lobato et une jeune inconnue, révélateurs dune écriture littéraire ou entre Mario de Andrade et Luis da Câmara Cascudo, révélateurs de la construction de la brésilianité ; enfin la correspondance " confession " entre Samuel Rawet et Renard Perez. On se rend compte que l'épistolaire, moyen de communication privilégié, est d'une richesse inépuisable.
Cet ouvrage veut mettre l'accent sur le rôle qu'a joué dans la carrière de Pierre Hourcade, Armand Guibert et Paul Teyssier leur présence à Lisbonne pendant la guerre. C'est en effet dans cette ville et de cette époque que date l'élan décisif qu'ils ont su donner aux études portugaises en France. Ces trois ardents lusophiles à la personnalité très différente ont mis en valeur l'image d'un Portugal encore trop méconnu, ont fait reconnaître la langue portugaise dans les études universitaires et ont efficacement agi en faveur de la réception des cultures et des littératures lusophones (Portugal, Brésil, Afrique, Asie) dans les milieux intellectuels français. Cet ouvrage se veut un hommage à la culture portugaise et un hommage aux trois pionniers de la lusophilie en France : Pierre Hourcade par son œuvre de critique et de traducteur ; Armand Guibert que l'on peut considérer comme le révélateur de Pessoa en France et dans le monde ; Paul Teyssier, universitaire dont les travaux linguistiques font toujours autorité.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.