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Ententes. A partir d'Hélène Cixous
Boulard Stéphanie ; Witt Catherine
SORBONNE PSN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782379060045
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Unité minimale du langage et de l'écriture, la lettre alphabétique est un constant objet de réflexion, de spéculation, voire de divagations de la part de Victor Hugo, que celui-ci la considère isolément, dans sa configuration propre - visuelle ou sonore -, ou au sein des mots et des constructions où elle intervient. De là un complexe d'idées et de représentations qu'on s'attache ici à cerner sous forme d'abécédaire - un abécédaire savamment désordonné, qui suit les libres associations, les détours, les zigzags de la pensée, et, de lettre en lettre, ouvre au lecteur - tantôt entrebâille, tantôt ouvre toutes grandes - les portes du paysage mental hugolien.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Violette Leduc (1907-1972) suscite aujourd'hui un vif intérêt auprès des écrivains, des metteurs en scène, des cinéastes, des universitaires (études littéraires, études de genre, sociologie) et du grand public. Composé de documents d'archive, de reproductions de manuscrits et de textes inédits accompagnés d'analyses produites par les spécialistes de l'oeuvre, ce volume édité dans la collection "Archives" des Presses de la Sorbonne Nouvelle propose une approche renouvelée de l'oeuvre de la Bâtarde en remodelant l'image de l'écrivaine maudite et en révélant certaines pages inédites - dont les articles rédigés pour le magazine Pour Elle en 1940 et les feuillets censurés du roman Ravages en 1955.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.