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Howard S. Becker. Sociologue et musicien dans l'école de Chicago
Peneff Jean
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343040288
Qui est finalement Howard Saul Becker ? Le grand sociologue, un pianiste de jazz, le photographe ? Il est surtout l'auteur connu en France de Outsiders, des Mondes de l'art, de Ecrire les sciences sociales, Les Ficelles du métier, ou Comment parler de la société, ainsi que d'un livre récent sur le jazz. Son succès est attesté par les multiples rééditions, leur traduction en une douzaine de langues, l'invention de thématiques et de formes d'écriture qui ont débordé les frontières de la discipline en esthétique, anthropologie, ou sciences de l'éducation. Ce livre raconte "l'ado" de Chicago, le jeune pianiste de boîte de nuit, l'étudiant précoce, le professeur aux innovations sur le terrain ou dans la salle de cours, mais aussi le conférencier au Brésil, en Suisse, aux Pays-Bas, et en France, où il fut quatre fois docteur honoris causa, ce qui fait de lui le plus français des sociologues américains, puisqu'il séjourne régulièrement à Paris. Cette synthèse veut donner les clés de son oeuvre immense, ainsi que celles de sa carrière, où il apparaît essentiellement comme un travailleur acharné de la sociologie.
Résumé : L'Assurance maladie est le plus gros budget de la nation. Mais derrière les slogans ("la meilleure médecine au monde") se cache une réalité bien différente: le désordre des régulations internes, l'absence d'harmonisation entre les différents objectifs, le laxisme des contrôles, la dispersion des pratiques. Tout contribue à ce que l'on dépense toujours davantage pour des résultats contestables. Les réformes de la Sécurité sociale se succèdent mais elles ont un point commun: leur échec. Loin de combler le fameux trou, chacune le creuse un peu plus. L'Assurance maladie est même devenue un système de redistribution à l'envers: plus on est pauvre et plus on contribue à un système qui bénéficie aux classes les plus favorisées. La profession médicale a su retourner à son profit les tentatives de réforme. Elle bénéficie d'un statut extravagant: c'est la seule profession libérale dont les revenus soient socialisés. Malgré son activisme syndical et politique, la profession est pourtant divisée et n'est efficace que pour bloquer l'institution. Le secret médical est ainsi devenu un moyen pour empêcher toute enquête approfondie et toute remise en cause.
Clément Ader, connu comme l'inventeur d'avions, a également joué un rôle important dans celui de la voiture ou des télécommunications, que nous utilisons aujourd'hui dans notre quotidien. Ce texte met en avant son travail d'inventeur qui vient remettre en question l'indépendance du chercheur par l'inventeur original. En effet, Ader se refusa à être subventionné par l'Etat ou être un quelconque fonctionnaire. Il resta indépendant et chercheur dit "libéral" . Durant les grandes guerres, les Etats sont fascinés par les armements miraculeux, les progrès terribles de la physique et de la chimie. Avec le nucléaire, la concurrence est sans limites. Ader a vu et pressenti les conséquences catastrophiques de ces progrès non maîtrisés. Aujourd'hui où la science est reine et où l'industrie lui emboîte le pas, nous sommes confrontés aux excès de la seconde révolution. L'industrialisation marchande sans bornes provoque des dangers inconnus jusqu'alors : pollution, alimentation à risque et autres. L'exemple de Clément Ader est donc pédagogique, car il a pressenti la menace sur la société de ces renversements d'équilibre entre sciences et applications industrielles.
C'est à un véritable aggiornamento des idées reçues que les auteurs nous invitent. Et d'abord sur la crise: selon eux, la dette des Etats ne sera jamais remboursée... L'avenir est ouvert aux règlements de comptes financiers entre nations. Nous apparaîtront aux yeux du monde non occidental (que nous considérons besogneux, peuplé d'irresponsables de la concurrence ou de la pollution) comme d'incroyables malhonnêtes. N'est-ce pas le moment de faire le bilan de notre domination séculaire sur le monde? Et d'étudier les classes sociales, les alliances et les adaptations incroyablement rapides des bourgeoisies à l'échelle continentale, ainsi que les désaccords entre ouvriers au sujet des délocalisés ou des transfuges de l'immigration, les classes moyennes étant entre les deux, en arbitre... Les effets du non-remboursement et l'interprétation que les autres peuples en donneront aggraveront probablement une incompréhension réciproque. Les occasions de s'expliquer se sont réduites: la mondialisation ajoute à l'engourdissement des jugements, un cloisonnement figeant l'échange des idées au profit de la libre circulation financière et de celle des marchandises. Le refus de connaître nos voisins, proches ou lointains, nous incite à leur donner des recommandations confondantes: "Privez-vous", "Economisez, épargnez"! Comment peuvent-ils prendre ça? Une plaisanterie? Une insulte? Un forfait supplémentaire de notre part?
L'observation participante a cent ans: Park, Znaniecki, les élèves de Van Genepp l'ont pratiquée dès 1910. Ce livre retrace son histoire européenne et américaine. L'auteur montre ce qu'elle doit aussi bien à des écrivains, à des historiens, à des journalistes du judiciaire qu'à des militants et des déportés. Le xxe siècle a été un grand moment d'ouverture et l'occasion d'une forte mobilité sociale qui la rendirent possible. Afin de comprendre pourquoi elle a été négligée par la sociologie française, il faut comparer les modes d'éducation, les formations scolaires et surtout extra-scolaires au cours des enfances des protagonistes de cette histoire complexe: Balandier, Bourdieu, Mendras, ainsi que Becker, qui offre ici un texte autobiographique inédit: "Grandir et observer à Chicago". Occasion d'une plus grande curiosité sociale, d'une meilleure "objectivation de soi", possible ouverture sur son propre univers, l'observation participante concerne tout le monde. Plus qu'une technique sociologique, c'est un style de vie pour lequel l'auteur propose une série d'exercices destinés aussi bien aux profanes qu'aux spécialistes, tirés de quarante ans de pratique et d'enseignement. Biographie de l'auteur Jean Peneff, professeur émérite de sociologie, a été maître de conférences à la faculté des lettres de Nantes et professeur à l'université Aix-Marseille-I. II est l'auteur notamment de Écoles publiques, écoles privées dans l'Ouest (1987, L'Harmattan), La Méthode biographique (1990, A. Colin), L'Hôpital en urgence (1992, Métailié), Les Malades des urgences (2000, Métailié), La France malade de ses médecins (2005, Les Empêcheurs de penser en rond).
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.