
Le goût de l'observation. Comprendre et pratiquer l'observation participante en sciences sociales
L'observation participante a cent ans: Park, Znaniecki, les élèves de Van Genepp l'ont pratiquée dès 1910. Ce livre retrace son histoire européenne et américaine. L'auteur montre ce qu'elle doit aussi bien à des écrivains, à des historiens, à des journalistes du judiciaire qu'à des militants et des déportés. Le xxe siècle a été un grand moment d'ouverture et l'occasion d'une forte mobilité sociale qui la rendirent possible. Afin de comprendre pourquoi elle a été négligée par la sociologie française, il faut comparer les modes d'éducation, les formations scolaires et surtout extra-scolaires au cours des enfances des protagonistes de cette histoire complexe: Balandier, Bourdieu, Mendras, ainsi que Becker, qui offre ici un texte autobiographique inédit: "Grandir et observer à Chicago". Occasion d'une plus grande curiosité sociale, d'une meilleure "objectivation de soi", possible ouverture sur son propre univers, l'observation participante concerne tout le monde. Plus qu'une technique sociologique, c'est un style de vie pour lequel l'auteur propose une série d'exercices destinés aussi bien aux profanes qu'aux spécialistes, tirés de quarante ans de pratique et d'enseignement. Biographie de l'auteur Jean Peneff, professeur émérite de sociologie, a été maître de conférences à la faculté des lettres de Nantes et professeur à l'université Aix-Marseille-I. II est l'auteur notamment de Écoles publiques, écoles privées dans l'Ouest (1987, L'Harmattan), La Méthode biographique (1990, A. Colin), L'Hôpital en urgence (1992, Métailié), Les Malades des urgences (2000, Métailié), La France malade de ses médecins (2005, Les Empêcheurs de penser en rond).
| SKU: | 9782707156631 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782707156631 |
|---|---|
| Titre | Le goût de l'observation. Comprendre et pratiquer l'observation participante en sciences sociales |
| Auteur | Peneff Jean ; Becker Howard |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 320 |
| Date de parution | 20090219 |
| Nombre de pages | 250,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les Malades des urgences. Une forme de consommation médicale
Peneff JeanRésumé : Les malades des urgences, une nouvelle forme de consommation médicale ou un nouveau type de rapport entre les médecins et leurs clients ? Quelles sont les fonctions des urgences ? Pourquoi ont-elles pris la place de la médecine généraliste (ou spécialiste) de ville auprès de certaines populations urbaines qui les préfèrent à la consultation de cabinet ou à la visite du médecin de famille ? Beaucoup de jeunes, d'étrangers et de familles aux revenus modestes les utilisent de préférence à d'autres modes de rencontre avec les médecins. En revanche, d'autres populations les évitent, sauf accident grave. Quels sont les mobiles des utilisateurs ? Y a-t-il en France le risque d'une transgression dans le traitement démocratique des malades à l'hôpital ? Ce livre ne répond pas à toutes ces questions mais il ne les élude pas, notamment la question du remboursement public d'activités libérales dont on cherche à savoir s'il aggrave ou compense les inégalités sociales. En clair, un transfert des charges collectives et des cotisations au profit des classes aisées est-il réalisé par le mode de remboursement de la Sécurité sociale et par l'organisation médicale en deux secteurs, public et privé ? En étudiant une nouvelle forme de consommation médicale, grâce à une enquête et une observation de la population qui se presse aux portes des urgences de trois hôpitaux parisiens - Beaujon, Ambroise-Paré, La Pitié-Salpétrière -, cet ouvrage pose sans détour des problèmes politiques.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,50 € -

Ader l'aérien : un ingénieur toulousain
Peneff JeanClément Ader, connu comme l'inventeur d'avions, a également joué un rôle important dans celui de la voiture ou des télécommunications, que nous utilisons aujourd'hui dans notre quotidien. Ce texte met en avant son travail d'inventeur qui vient remettre en question l'indépendance du chercheur par l'inventeur original. En effet, Ader se refusa à être subventionné par l'Etat ou être un quelconque fonctionnaire. Il resta indépendant et chercheur dit "libéral" . Durant les grandes guerres, les Etats sont fascinés par les armements miraculeux, les progrès terribles de la physique et de la chimie. Avec le nucléaire, la concurrence est sans limites. Ader a vu et pressenti les conséquences catastrophiques de ces progrès non maîtrisés. Aujourd'hui où la science est reine et où l'industrie lui emboîte le pas, nous sommes confrontés aux excès de la seconde révolution. L'industrialisation marchande sans bornes provoque des dangers inconnus jusqu'alors : pollution, alimentation à risque et autres. L'exemple de Clément Ader est donc pédagogique, car il a pressenti la menace sur la société de ces renversements d'équilibre entre sciences et applications industrielles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,05 € -

Howard S. Becker. Sociologue et musicien dans l'école de Chicago
Peneff JeanQui est finalement Howard Saul Becker ? Le grand sociologue, un pianiste de jazz, le photographe ? Il est surtout l'auteur connu en France de Outsiders, des Mondes de l'art, de Ecrire les sciences sociales, Les Ficelles du métier, ou Comment parler de la société, ainsi que d'un livre récent sur le jazz. Son succès est attesté par les multiples rééditions, leur traduction en une douzaine de langues, l'invention de thématiques et de formes d'écriture qui ont débordé les frontières de la discipline en esthétique, anthropologie, ou sciences de l'éducation. Ce livre raconte "l'ado" de Chicago, le jeune pianiste de boîte de nuit, l'étudiant précoce, le professeur aux innovations sur le terrain ou dans la salle de cours, mais aussi le conférencier au Brésil, en Suisse, aux Pays-Bas, et en France, où il fut quatre fois docteur honoris causa, ce qui fait de lui le plus français des sociologues américains, puisqu'il séjourne régulièrement à Paris. Cette synthèse veut donner les clés de son oeuvre immense, ainsi que celles de sa carrière, où il apparaît essentiellement comme un travailleur acharné de la sociologie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 € -

L'HOPITAL EN URGENCE. Etude par observation participante
Peneff JeanRésumé : A l'hôpital les urgences sont un service à part où la routine n'existe pas, où les classes sociales se rencontrent, où les processus de sélection et de tri des malades n'ont pas le temps de jouer. On y pratique à la fois la médecine la plus avancée (réanimation, cardiologie) et on y traite les pathologies traditionnelles (alcoolisme, dépression et suicides). Le personnel y est plus jeune et plus mobile qu'ailleurs. Jean Peneff a travaillé pendant un an, à mi-temps, comme brancardier au service des urgences d'un grand hôpital de l'Ouest. Il a rencontré la plupart des situations normales et exceptionnelles, et a étudié les comportements et non les discours. Son livre, dans la tradition de Erving Goffman et de Howard Becker, nous restitue l'ethnologie d'un groupe où l'on voit plus les infirmières, les aides-soignants et les brancardiers que les médecins, il étudie les rapports complexes qui se tissent entre ces différentes catégories et des malades très divers. Il montre les contraintes physiques du travail (le poids des malades, les kilomètres de couloirs, la saleté, les odeurs, la pudeur), et les contraintes psychologiques venant de l'accueil des patients, et des rythmes de travail où alternent coups de feu et courtes périodes de repos. Il y étudie les codes, les pratiques qui rendent la cohésion et l'efficacité possibles. Un document important qui permet de comprendre ce que sont dans la réalité et le quotidien, le travail et les changements intervenus dans les professions médicales.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,11 €
Du même éditeur
-
Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique
Larrère Catherine ; Larrère RaphaëlQue signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Comment l'empire romain s'est effondré. Le climat, les maladies et la chute de Rome
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol BenoîtComment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
L'oeil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance
Lemaire ElodieDepuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Le revenu de base inconditionnel. Une proposition radicale
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; AuthiL'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 €
De la même catégorie
-
Une autre fin du monde est possible / Vivre l'effondrement (et pas seulement y survivre)
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle GauthiLa situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
L'art de fuir. Enquête sur une jeunesse dans le ghetto
Goffman Alice ; Fassin Didier ; Renaut SophieRésumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l'heure des big data
Cardon DominiqueRésumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 € -
L'âge des low-tech. Vers une civilisation techniquement soutenable
Bihouix PhilippeRésumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,90 €








